Rappel : vous avez jusqu’au samedi 6 juin 20h30 pour nous indiquer vos titres préférés et les lauréats seront annoncés le lundi 8 juin !
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Catégorie Brindilles
Sur un camaïeu de couleurs, le bébé va découvrir une Terre foisonnante d’animaux plus originaux les uns que les autres. Chaque page offre un élément du paysage qui caractérise l’animal(e). Montrer au tout-petit comment caresser les moustaches des phoques du Groenland ou le bout du nez des chauves-souris nous donne l’envie de connaître d’autres espèce animale mal-aimée ou peu connue.
À la fois livre à compter (à rebours) et invitation à la douceur, il évoque aussi le respect du consentement. Pas mal en 10 pages ! Un album plein de tendresse, qu’on prendra plaisir à lire et relire à son enfant et qui créera des souvenirs communs.
Gros câlin d’Annabelle Buxton – La Partie, 2025
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Ah le fameux doudou perdu, quel drame ! Ici, c’est avec beaucoup de bienveillance que la famille part à la recherche du précieux. L’occasion de nous proposer une balade un peu magique et hors du temps dans la nature. Dans cet album les illustrations nous plongent dans une atmosphère qui oscille entre rêve et réalité. Les couleurs évoluent selon les heures de la soirée et apportent ainsi une inquiétude mêlée d’aventure. Les frontières se brouillent comme pour mieux nous perdre dans cette histoire très onirique. Une lecture commune à retrouver ICI.
L’heure des lapins d’Anne Cortey et Hualing Xu – Thierry Magnier, 2025
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Cet album est un joli conte philosophique sur la vie. Le mulot, trouvant un œuf de merle, décide de le remonter dans son nid, « quoiqu’il en coûte ». Formule bien connue mais qu’il s’applique à lui-même, nuance de taille.
Clin d’œil au mythe de Sisyphe, cette belle histoire nous montre à quel point la persévérance peut nous emmener loin. Grâce à ce jeune mulot, le lecteur apprend l’importance de croire en soi. Il découvre que la vie n’est pas toujours rose, qu’elle est faite de hauts et de bas, de moments doux comme de tempêtes. Mais aussi qu’avec du courage, et « sans lâcher », on peut aller très loin. Même si personne ne croit en nous.
Marche du mulot de Nadine Robert & Valerio Vidali – Saltimbanque, 2025
À vous de voter pour départager ces titres !
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Catégorie Petites feuilles
Droméo et Chuliette est un album original, très librement inspiré de la plus célèbre pièce de William Shakespeare, cette histoire d’amour tragique entre deux jeunes gens que tout oppose. Mais point de tragédie ici, puisque au contraire, c’est avec le sourire, de la tendresse, beaucoup de malice et une imagination foisonnantes que Marcus Malte et Henri Meunier revisitent la (d)romance entre Droméo le dromadaire des quartiers chics, et Chuliette, la chamelle des quartiers populaires. De la littérature jeunesse comme on l’aime sous le grand arbre : loufoque, intelligente, engagée sans en avoir l’air, drôle sur la forme, sérieuse sur le fond, inventive, créative. Il y est question d’amoureux fous, évidemment, mais aussi de classe sociale, de langues vivantes, de musiciens morts depuis bien longtemps, de Voltaire et Rousseau, du Larzac et de b(g)osses libres ! Tout un programme…sans le drame ! Tout au long de la lecture, au rythme sans temps mort (parfaite à voix haute), on rit, on s’émeut, les jeux de mots fusent, la poésie se cache dans les détails et les références…Le graphisme est figuratif, coloré, vitaminé, fin dans sa simplicité…Une vraie réussite anti-morosité !
Droméo et Chuliette, de Marcus Malte et Henri Meunier, Rouergue jeunesse, 2025
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Toto, est un album de l’autrice/illustratrice coréenne Hyewon Yum, d’une grande finesse, pour aborder en douceur avec les enfants la question des complexes, du regard de l’autre, de la confiance en soi, de la tolérance, aussi, envers les personnes différentes de la norme. Toto, c’est le surnom qu’a donné la petite héroïne de notre histoire, à la « tâche de vin » qu’elle a sur le front depuis sa naissance. C’est une jolie façon pour elle d’apprivoiser cette particularité physique, dont elle a le sentiment qu’elle la rend « spéciale« , sans vraiment pouvoir exprimer pourquoi. Mais si, au sein de sa famille, Toto ne pose aucun problème,- chacun.e a sa vision de ce qu’apporte cette distinction à l’enfant,- qu’en sera-t-il à l’extérieur, en particulier à l’école ? C’est pourquoi sa maman propose de cacher Toto sous une frange fraichement coupée. la veille de la rentrée, pour, dans un premier temps, mieux s’intégrer…Et justement, la petite fille rencontre Margot, qui devient immédiatement sa meilleure amie. Elles partagent tant de choses et moments complices ! Jusqu’à ce que… A travers cette histoire tendre, aux jolis crayonnés délicats, en noir et blanc, sauf Toto et les émotions qu’il procure à l’enfant, c’est plus largement la parole autour des thèmes de la diversité, de la bienveillance et du respect des différences, sources de richesse, qu’ouvre cet album.
Toto, de Hyewon Yum, Les éditions des éléphants, 2025
Si vous aimez les contes de fée revisités, les albums qui mènent la vie dure aux stéréotypes en tous genre, sans se prendre au sérieux, les histoires dans lesquelles l’imagination et le plaisir de création de l’auteur.ice débordent à chaque page, alors Et à la fin, de Jean-Baptiste Drouot, est fait pour vous ! En effet, alors que son conte commence de façon classique, avec des protagonistes et des décors conformes au genre (un prince sur son destrier, une princesse en détresse, un méchant dragon, un château), l’auteur-illustrateur, en revanche, lui imagine des fins toutes plus farfelues les unes que les autres : « Le prince vint sauver la princesse, mais se trompa de château », « Le prince arriva trop tard, la princesse s’était sauvée toute seule » ; « La princesse tua le dragon et ouvrit une rôtisserie », « la princesse fut enlevée par des extra-terrestres »,etc. et même une inversion des rôles ! D’autant que sa propre famille, qui apparaît en guest dans l’album, et les personnages eux-mêmes, par moments, semblant vouloir reprendre le contrôle, interviennent et perturbent son imagination déjà débordante…Comment tout cela va-t-il bien pouvoir se terminer ? Illustrations et textes rivalisent d’humour, de détails, de références, de rythme et de surprises, dans un album qui casse les codes (et les clichés), ode à l’imagination, à la liberté de créer et au pouvoir des histoires, qui sait parler au cœur des enfants comme des adultes. Et à la fin…ils liront ensemble beaucoup de livres.
Comme tous les ans au mois de mai, voici le grand retour du PRIX Alogda !
Petit rappel du fonctionnement du prix : toute l’équipe du blog sélectionne ses ouvrages préférés, parus en 2025, dans différentes catégories. Chacun.e en lit le plus possible. Après un premier vote interne, trois titres sont pré-sélectionnés dans les catégories suivantes :
Belles branches (romans ado)
Grandes Feuilles (romans jeunesse jusqu’à 11 ans)
Petites feuilles (albums pour « grands »)
Brindilles (albums premier âge)
Branches dessinées (BD)
Racines (documentaires)
Nous allons vous les présenter dans les prochaines semaines, et c’est vous qui allez pouvoir voter pour élire LE lauréat de chaque catégorie !
Aujourd’hui nous commençons par les Belles branches,et les Grandes feuilles.
Rappel : vous avez jusqu’au samedi 6 juin 20h30 pour nous indiquer vos titres préférés et les lauréats seront annoncés le lundi 8 juin !
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Catégorie Belles branches
Huit titres avaient été pré-sélectionnés dans cette catégorie, et ils ont donné lieu à de grandes discussions ! Voici les trois qui ont finalement remporté les suffrages :
Nos Constellations, de Florence Quentin :
Maxence. Aurélien. Deux lycéens qui ont vécu chacun un drame. Deux anciens amis d’enfance, qui se retrouvent sept ans après. Avec cette question, au fond d’eux : l’alchimie qu’ils ont ressenti étant enfants est-elle toujours là ?
Nos Constellations, de Florence Quentin, est un roman très émouvant, qui aborde des thèmes difficiles : harcèlement, deuil, homophobie. Ses deux protagonistes sont très touchants, écorchés, à vif, mais aussi lumineux lorsqu’ils se retrouvent deux. C’est aussi l’histoire d’un amour naissant, si profond qu’il renverse tout sur son passage. Dans un Sud ensoleillé, tout un microcosme gravite sous nos yeux. C’est poétique, on s’y croirait. C’est dur, parfois, on a les larmes aux yeux. Pour refermer cet ouvrage avec un pincement au cœur et l’idée, sublime, que l’amour triomphe des difficultés.
Nos Constellations, de Florence Quentin. Ed. Didier jeunesse. 2025
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Le silence est à nous, de Coline Pierré
Le silence est à nous, qui a remporté le Prix Vendredi des lecteurs du pass culture, avait attiré l’oeil des arbronautes, et pour cause ! D’ailleurs nous en avions fait une lecture commune.
Leo assiste à l’agression sexuelle d’une de ses camarades, Maryam. Sous le choc, elle n’ose pas intervenir… Mais décide de revenir vers elle ensuite, et de faire entendre sa voix.
Un roman en vers libre touchant, féministe, et engagé, dont les enjeux peuvent parler à toustes. Ici, le silence est une arme, pour lutter contre le mépris de certains adultes, et les yeux qui se ferment sur les violences faites aux femmes et les stéréotypes de genre. C’est un roman percutant, incisif, qui pointe les derives et invite à se battre contre les inégalités.
Le silence est à nous, de Coline Pierré. Ed. Flammarion jeunesse, 2025
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Hyper, d’Émilie Chazerand
Miriam, une adolescente très mal dans sa peau, a vécu un traumatisme qu’elle ne parvient pas à surmonter. Harcelée, désespérée, elle tente de mettre fin à ses jours, mais échoue. Sa mère, Barbara, l’envoie direct en thérapie. Là, son psy lui demande de tenir un journal, enfin deux : l’officiel, celui qu’elle laisse traîner pour que sa mère le lise, et le « vrai », celui dans lequel elle déverse toute sa colère, sa rage, son ml-être. Le tout avec un humour décapant, et une auto-dérision XXL.
Hyper, c’est une lecture qui bouscule, douloureuse et belle, avec des personnages hauts en couleurs, pleins de défauts mais auxquels on s’attache quand même. Harcèlement, santé mentale, regard des autres et surpoids, grossophobie, c’est traité de manière cash, parfois foufou, on passe du rire aux larmes en quelques phrases. Intense, caustique à souhait, presque dérangeant parfois, c’est un roman qui ne vous laissera pas indemne…
Cette catégorie de titres concernait les jeunes lecteurs de primaire. Sur les 5 titres pré-sélectionnés, voici les 3 qui ont particulièrement retenu notre attention !
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On commence avec Jean-Amédée, impérateur, de Gwendoline Raisson, illustré par Christian Heinrich qui prête également son coup de crayon aux Petites Poules de la série bien connue.
C’est l’histoire d’un jeune crapaud à qui sa maman a toujours dit qu’il était le plus beau, et qui de ce fait se sent un peu supérieur aux autres (ses 4567 frères et soeurs) et nourrit de grandes ambitions. Ambitions qu’il parvient à atteindre par des moyens assez peu recommandables, en s’attribuant le mérite d’un exploit accompli par sa grande amie Bérénice avec qui il coule des jours paisibles et s’entend à merveille.
Un baiser plus tard, le voici prince… Enivré par le pouvoir, il prend des décisions sans réfléchir aux conséquences mais se lasse vite et vise plus grand encore ! Il parviendra à devenir roi, puis empe… Euh impérateur, mais aucun de ces statuts ne le satisfait sur le long terme. L’ennui le rattrape toujours.
Toutes ces péripéties lui permettront-elles de comprendre qu’il faut parfois savoir se satisfaire de ce que l’on a et surtout, ne pas piétiner les autres pour réussir ? Rien n’est moins sûr !
Un prénom faussement snob mais un brin ridicule, un conte de fée revisité car cette fois c’est le crapaud qui doit se faire embrasser par une princesse et un humour décapant, tels sont les ingrédients d’un roman à lire à partir de 8 ans, au second degré, pour lire et réfléchir en même temps !
Jean-Amédée, impérateur, Gwendoline Raisson, Christian Heinrich. Pocket jeunesse, 2025
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L’echappée belle de Marta est un très beau roman qui met en scène une oie pâtissière passionnée mais épuisée. Elle n’a pas le moral mais ne veut pas se l’avouer, habituée qu’elle est à tenir le rythme et à ne pas s’apesantir sur elle-même.
Un vague à l’âme s’installe sans qu’elle ne parvienne réellement à déterminer pourquoi.
Le médecin lui conseille une pause, lui disant qu’il a lui-même connu cette grande fatigue.
Un retour sur les lieux de ses vacances d’enfance lui fait l’effet d’un retour aux sources. Pendant plusieurs jours elle quitte la frénésie de son rythme quotidien. Ce repos fera revenir la joie et chassera les gros nuages, lui laissera le temps, aussi de digérer « ces vieux chagrins enfouis depuis tant d’années qui, soudain, remontaient ».
En laissant la marée emporter ses tracas et en se confiant à un inconnu, tout ira mieux. Un thème qui parle beaucoup aux adultes mais qui touche forcément les enfants, eux aussi parfois soumis à un rythme soutenu. Tout en poésie, ils comprendront qu’il peut arriver à chacun de déprimer un peu et que parfois se poser, se confier, permet ensuite de repartir de plus belle au milieu des autres, prêt à dévorer de délicieuses pâtisseries !
L’echappée belle de Marta, Delphine Roux et Gaëlle Duhauzé, Hong Fei Editions, 2025
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Le musée des générosités est un roman très touchant dans un tout autre registre.
Très court, il évoque une rencontre entre Suzie et Idris. Elle est une petite fille qui se promène avec sa maman qui lui achète un nouveau pull. En sortant, elle croise Idris avec sa famille. Leur communication ne sera que visuelle mais elle laissera volontairement tomber son gilet pour qu’il s’en empare.
Cet acte de générosité marquera profondément le petit garçon, d’autant qu’elle a oublié une figurine de chat dans la poche. Il y tient comme les enfants peuvent tenir à ces petits objets. Chacun grandit et développe ses passions, en pensant régulièrement l’un à l’autre.
Des années plus tard, Suzie apprendra que son geste a profondément marqué Idris… Pour en savoir plus et éventuellement verser une petite larme, rendez-vous au musée des générosités.
Les très belles illustrations ajoutent au charme de ce livre, qui fait réfléchir sans donner de réponses et touchera les enfants. Ecrit pour eux, il leur transmettra implicitement des valeurs de générosité, évidemment, mais aussi de non-jugement et de tolérance, sans angélisme.
Le musée des générosités, Laurence Gillot, éditions du Pourquoi Pas, 2025
A vous de voter pour votre titre préféré !
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Et la semaine prochaine nous vous présenterons la sélection des albums pour les petits avec les catégories Brindilles et Petites feuilles.
En attendant la traditionnelle sélection du Prix ALODGA pour les 14 ans du blog ce mois-ci, nous vous proposons une petit pause « coup de cœur ». Vous y trouverez bien sûr des ouvrages lus dans la cadre de la présélection, mais aussi d’autres plus anciens. Parce que si nous adorons la nouveauté, nous aimons aussi nous plonger dans des livres moins récents. Beau mois de mai, tout en lectures !
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Lucie a particulièrement été touchée par trois titres : un album, une première lecture et un roman ce mois-ci.
L’album était sur sa liste depuis longtemps, il s’agit de Parfois, on tombe de Randall de Sève. On y découvre un ourson qui fait ses premières expériences sous l’œil attentif de sa maman. Il veut manger des prunes mais a peur de monter dans le prunier. Elle va l’encourager, le laisser se débrouiller et dédramatiser les chutes. Quelle fierté quand il peut enfin déguster le fruit qu’il a cueilli !
Les illustrations de Kate Gardinier, dans les tons bruns, sont aussi douces et chaleureuses que le message. Une pépite !
Parfois, on tombe, Randall de Sève, Kate Gardiner, Didier jeunesse, 2025.
La première lecture vient des éditions du Pourquoi pas ?, et François David y propose une activité inédite à des élèves. Un jour la maîtresse écrit « Leçon de silence » au tableau et attend sans rien dire. Surpris, les élèves se questionnent, chahutent un peu et finalement se prêtent au jeu. Écouter ce qu’il se passe autour de soi, un petit oiseau, des cris dans la cour de récréation, une voiture qui passe… est un manière de se recentrer.
Un roman illustré en noir et blanc avec de petites touches de couleurs qui a donné envie à Lucie de tenter l’expérience avec ses élèves !
La leçon de silence, François David, Jeanne Mentrel, Editions du Pourquoi Pas ?, 2026.
Le roman est beaucoup moins doux, presque âpre, mais son héros a touché Lucie. Loris vit seul avec sa mère qui refuse de lui parler de son père. Une grande colère l’habite, et voilà qu’un jour où elle explose sa mère lui jette à la figure qu’il est « comme son père ». De quoi intriguer l’adolescent qui va profiter de son exclusion pour mener l’enquête.
Une histoire dure et émouvante autour d’un secret de famille et d’un puissant amour filial.
Trois coups de cœur pour Séverine, en avril. Pour un album, un roman de premières lectures, et un roman graphique.
Elle a été émerveillée par un album paru en février 2026 chez La Martinière jeunesse, ode à la mixité et à la fraternité. Le fil de notre histoire est un album original dans sa narration, – il commence en 2025 pour se terminer 3 millions d’années plus tôt ! -, superbement illustré, qui délivre un message universel : malgré ses différences, l’humanité forme une grande famille, depuis la nuit des temps. Le récit, resserré autour d’histoires d’amour hors normes, et la transmission d’un objet de génération en génération, nous emmène dans un voyage haut en couleurs à travers le temps et l’espace, des premiers hommes aux croisades, de l’Italie à l’Egypte, en passant par la Chine ou l’Angleterre…Il démontre que, derrière chaque personne, il y a une longue chaîne d’histoires…et qu’au bout du fil, nous sommes toustes lié.e.s. Il se pourrait même que nous ayons une ancêtre commune, au prénom lumineux…Un album éclairant et inspirant !
Le fil de notre histoire, de Fabian Negrin, illustré par Kalina Muhova, La Martinière jeunesse, 2026
Elle en est restée comme deux ronds de flan (ha ha), Séverine, après avoir lu Flanby, écrit par Maria Pourchet, qu’elle attendait au tournant dans le registre des livres pour enfants. Pour le coup, elle a été bluffée. Séverine apprécie particulièrement quand les adultes écrivent des livres pour les enfants, où le/la narrateur.ice est un.e enfant, à condition que ce soit maîtrisé, pas artificiel, que ça sonne juste. Elle est sensible au rythme des mots, à leur cohérence avec les émotions et les situations vécues. Ici, c’est réussi. En plus, elle a bien ri, malgré un sujet, – le divorce vécu par un petit garçon de 8 ans, – qui ne s’y prête pas forcément au départ. Intelligent, bien mené, comme toutes les propositions de l’iconique collection de premières lectures de l’Ecole des loisirs, ce « Mouche » est par ailleurs un régal à lire à voix haute. Si l’on ajoute que les illustrations de la grande Catherine Meurisse sont irrésistibles, que leur tendresse et leur humour soutiennent le texte tout le long des pages, c’est vraiment une collaboration exceptionnelle !
Flanby, de Maria Pourchet, illustré par Catherine Meurisse, l’Ecole des loisirs, collection Mouche, 2026
Comment ne pas être attiré.e par l’hypnotique couverture de Terre ou Lune, de Jade Khoo ? C’est en tout cas ce qui est arrivé à Séverine il y a quelques mois. Ce dyptique, dont c’est le premier tome, est un roman graphique aux planches magnifiques, toutes réalisées à l’aquarelle, à la gouache et au feutre fin, d’inspiration ghibli. Traversé de thèmes profonds, (écologie, mémoire, transmission, identité), il offre, dans un futur où la Terre étouffe sous le béton tandis que la Lune est devenue le dernier refuge de l’humanité, un mélange original, de drame familial, de dystopie et de récit introspectif. L’ambiance générale est poétique et contemplative, elle peut parfois dérouter, mais elle permet de ressentir des émotions uniques. L’histoire d’Othello, cet adolescent passionné d’ornithologie, qui, à la suite de la tragédie de son enfance (il entraîne la mort de son propre père à cause de sa mère), se retrouve en foyer, est d’abord poignante, puis elle devient très intrigante quand il se met à vouloir savoir ce qu’il s’est passé dans la vie de ses parents, les ayant conduits au drame. C’est entouré d’ami.e.s, du passé (Ange son meilleur ami d’enfance) ou nouvellement rencontré.e.s, qu’il prend de plus en plus d’initiatives pour connaître la vérité…Quelle sera-t-elle ? C’est donc avec une impatience non dissimulée que Séverine attend le tome 2 qui devrait sortir en 2027.
Terre ou Lune, tome 1, de Jade Khoo, Morgen BD, 2026
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En avril, Héloise -Helolitla a été marquée par l’album Ici et La-bas, de Barroux. Un album qui met en miroir deux enfants, l’un ici, l’autre là-bas. L’un qui vit dans un pays occidental, en paix, l’autre dans un pays en guerre. L’un qui vit, l’autre qui tente de survivre.
Le parallèle est poignant, marqué par cette comparaison simple et rristement efficace, juste quelques mots et des images aux traits fins. C’est un ouvrage terriblement poignant qui suggère l’horreur, et dont la fin l’a laissée sans voix. Un album fort, court et intense, pour ouvrir les yeux, puis les bras…
Dans un tout autre registre, Héloïse a adoré Sel, le nouveau roman de Nina Lan, dont elle avait déjà adoré la Tisseuse de vents. Cette fois l’autrice a imaginé un monde basé sur la magie du Sel, qui doit être récolté une fois par an par les Mouvantes, dont fait partie Nami.
Heloise a adoré l’univers fantasy original, cette quête initatique sur fond de surexploitation de la nature et d’inégalités sociales, et le trio d’amis qui y évolue.
À travers cette histoire, Nina Lan aborde différentes thématiques, et montre des personnages qui croient chacun en leur vérité. Des héros imparfaits, tiraillés entre amitié et loyauté. Héloïse a trouvé le tout prenant, riche, et envoûtant.
Les lectures du mois d’avril d’Hélène se sont principalement concentrées sur le Prix du blog, donc c’est encore trop tôt pour en parler… Rdv ici dans les prochaines semaines !
Néanmoins deux titres l’ont conquise, fait rire et accompagné ses moments de détente, les voici :
Hélène vous propose tout d’abord une valeur sûre avec le 6e tome des Chiens pirates de Clémentine Mélois et Rudy Spiessert, paru en mars 2026.
Cette fois les chiens pirates partent pour une course au trésor. Ils se feront des amis, mais aussi… des ennemis (peut-être est-ce les mêmes d’ailleurs?) et rencontreront quelques célébrités au passage. On les adore toujours autant avec leur humour et leur maladresse qui sont désormais légendaires !
Les chiens pirate et la course au trésor, de Clémentine Mélois et Rudy Spiessert. Ed. Ecole des Loisirs. Mars 2026.
L’autre album qui a retenu l’attention d’Hélène met également en scène un personnage connu et aimé, le fameux loup Igor de Geoffroy de Pennart. Elle l’avait manqué à sa sortie mais s’est rattrapé grâce à la super sélection de sa bibliothèque préférée et quel bonheur de retrouver Maurice et tous les habitant de la forêt autour d’Igor, ce loup si attachant mais qui cette fois a le blues… Nul doute que cette petite déprime sera passée une fois l’histoire finie, moult aventures et la présence de ses amis sauront lui remonter le moral. Encore un livre doudou, où l’on retrouver des personnages qui sont presque devenus des amis, que l’on aime découvrir dans leurs nouvelles aventures.
Le blues d’Igor, de Geoffroy de Pendra. Ed. Ecole des Loisirs. Septembre 2025
Et vous, quels ont été vos coups de cœur pour ce mois d’avril ?
Après les articles consacrés aux titres pouvant servir de support à l’EVAR à destination des élèves de maternelle puis de primaire, voici celui qui marque l’arrivée du S pour sexualité avec les titres pour les collégiens. Documentaires, albums, BD ou romans, nous les avons classés selon les entrées du programme pour faciliter leur utilisation. Nous avons tenté d’être le plus exhaustives possibles pour que chacun et chacune puisse trouver les supports qui convient le mieux.
Merci aux attachées de presse qui nous ont aidées à élaborer cette liste : Annick Antoniazzi (Éditions du Pourquoi pas ?), Sophie Bès de Berc (éditions Milan), Gilberte Bourget (L’agrume / Syros), Louise Brouilhet (Didier Jeunesse), Amandine Byrotheau (Rue du monde), Abélia Catty (Little Urban), Cécile Emeraud (Voce Verso), Emma Georges (Casterman), Célia Giglio (Pocket Jeunesse / Slalom), Manon Lalouelle (L’école des loisirs), Anaïs Malherbe (Sarbacane), Amélie Müller (Editions de l’Isalis), Yves Nadon (Editions d’Eux), Audrey Sauser (Editions du Ricochet), Elisabeth Tielemans (agence Mauvaise Herbe) et Valéria Vanguelov (Grasset jeunesse).
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Notre sélection pour le collège
Ouvrages généraux pour se questionner
A quoi tu penses ?, Géraldine Mosna-Savoye, Clémentine Pontavice, L’école des loisirs, 2023.
Je suis qui ? Je suis quoi ?, Sophie Nanteuil, Jean-Michel Billioud, Zelda Zonk et Terkel Risbjerg, Casterman, 2019.
Sixième
Se connaître, vivre et grandir avec son corps
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Connaître les changements induits par la puberté.
•Corps, amour, sexualité : les 120 questions que vos enfants vont vous poser, Charline Vermont, Albin Michel, 2022. •Est-ce que ça arrive à tout le monde ?, Jan von Holleben, Antje Helms, Syros, 2014. • Nichonnées fantastiques, Marion Cocklico, Grasset jeunesse, 2025. • Petit chaperon, Beatriz Martín Vidal, Grasset jeunesse, 2025.
Comprendre que la puberté est une composante de l’adolescence, qui entraîne des changements physiques, physiologiques, psychologiques et affectifs, et savoir que ces changements se produisent selon des rythmes différents pour chaque individu.
• Journal intime de mon corps, Clémentine de Pontavice, Ghada Hatem Gantzer, L’école des loisirs, 2022. • Journal intime de mon cœur, Clémentine de Pontavice, Ghada Hatem Gantzer, L’école des loisirs, 2024. • La mousse, Nina Six, Sarbacane, 2024. • Je ne pense qu’à ça, Karim Ressouni-Demigneux, Monike Czarnecki, Rue du monde, 2009. • La puberté et moi, L’essentiel pour la vivre sereinement, Sophie Bordet-Petillon, avec l’expertise de Marie-Rose Moro, illustré par Océane Meklemberg, Hygée éditions, 2021
Savoir que les menstruations (règles) douloureuses nécessitent une consultation médicale.
• C’est beau le rouge, Lucia Zamolo, La Martinière, 2021. • Changer les règles, Claire Lecoeuvre, Victoria Roussel, Actes Sud Jeunesse, 2023. • Naître fille, Alice Dussutour, Editions du Ricochet, 2022. • Mon corps qui change : 50 conseils pour apprendre à s’aimer, Marawa Ibrahim, Sinem Erkas, Gallimard jeunesse, 2019.
Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Caractériser le contexte, la nature et les enjeux d’une relation interpersonnelle : indifférence/intérêt ; familiarité/altérité ; sympathie/antipathie ; attirance/répulsion.
• Journal intime de mon cœur, Clémentine de Pontavice, Ghada Hatem Gantzer, L’école des loisirs, 2024. • Lettre à toi qui m’aimes, Julia Thévenot, Sarbacane, 2021 (ressources pédagogiques disponibles sur le Site PRO). • Crush collège : tous en scène !, Pascale Perrier, Inês Cerquiera, Poulpe fictions, 2026.
Savoir penser de façon critique : reconnaître les influences positives et négatives des pairs sur les décisions et les comportements à l’adolescence.
Esprit critique • L’attaque des slips tueurs, Elise Gravel, Milan, 2023. • STOP aux fake news, Lina Fourneau, Lise Pressac, Clémentine Latron, Magenta éditions, 2026.
Harcèlement • La jungle, harcèlement scolaire, tu peux t’en défaire, Sarah Lecoq, Sandrine Deloffre, Dargaud, 2024. • Des bleus au cartable, Muriel Zürcher, Didier jeunesse, 2020. • Six contre un, Cécile Alix, Pocket jeunesse, 2025. • Ne vois-tu rien venir ?, Amélie Antoine, Syros, 2024. • Je ne pense qu’à ça, Karim Ressouni-Demigneux, Monike Czarnecki, Rue du monde, 2009.
Connaître, en particulier dans l’usage des outils numériques, le cadre légal qui vise à protéger la vie privée et respecter l’intimité de tout individu et la dimension éthique qui le sous-tend.
• #Tout le monde déteste Louise, Annelise Heurtier, Casterman, 2023. • Rumeurs, tu meurs, Frank Andriat, Mijade, 2020. • Mon deuxième cerveau, Gaël Aymon, Héloïse Solt, L’école des loisirs, 2024. • M@ sixième, Estelle Billon-Spagnol, Didier jeunesse, 2024.
Développer des relations constructives : développer des liens sociaux.
• Le garçon du fond de la classe, Onjali Q. Raúf, Pippa Curnick, Gallimard jeunesse, 2022. • Récit intégral (ou presque) de mon premier baiser, Jo Witek, Seuil jeunesse, 2025.
Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Étudier les fonctionnements sociaux : – en différenciant : règles, normes, modèles et stéréotypes ; – en interrogeant les normes sociales et culturelles et en analysant leurs impacts ; – en considérant les processus de hiérarchisation ou d’exclusion (réelle ou symbolique) à l’œuvre au sein des groupes d’appartenance.
• La drôle d’histoire du corps : mœurs, tabous et autres inventions anatomiques à travers les âges, Laurent Turcot, Héloïse Le Glaunec, Point Nemo, 2026. • Etre un garçon, la masculinité à contre-courant, Karim Ouaffi, Mikankey, Editions du ricochet, 2024. • Y’a plein de manières d’être un garçon, Thomas Messias, Sarah Loulendo, Casterman, 2025. • Filles, femmes liberté, elles font changer le monde, Rebecca June, Ximo Abadia, Rue du Monde, 2024. • La boucle d’oreille rose, Séraphine Menu, Sylvie Serprix, Motus, 2022.
Comprendre ce que signifie, à la puberté, la liberté d’être soi-même et le devoir de respect des autres.
• Ça va le faire !, Hélène Meunier, Editions de l’Isatis, 2022. • Va te changer !, Cathy Ytak, Thomas Scotto, Gilles Abier, Editions du Pourquoi Pas ?, 2019.
Développer des relations fondées sur l’acceptation des autres dans leur diversité, la collaboration, la coopération, l’entraide.
• Superman n’est pas juif (et moi un peu…), Jimmy Bemon, Emilie Boudet, La Boite à Bulles, 2020.
• L’île aux chats, Kim Chungmi, Thierry Magnier, 2008.
• Ophélie, Charlotte Gingras, Daniel Sylvestre, Alice jeunesse, 2018. • Les fabuleuses aventures d’Aurore, Douglas Kennedy, Joann Sfar, Pocket Jeunesse, 2019. • L’histoire du garçon qui voulait vivre dans un bocal, Lisa Thompson, Pocket jeunesse, 2017.
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Cinquième
Se connaître, vivre et grandir avec son corps
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Différencier sexe, genre et orientation sexuelle et respecter leurs diversités.
•Tout nu ! Le dictionnaire bienveillant de la sexualité, Myriam Daguzan Brenier, Cécile Gariépy, Editions du Ricochet, 2020. •La princesse qui n’aimait pas les princes, Alice Briere Haquet, Lionel Larchevêque, Actes Sud, 2010. •A copier 100 fois, Antoine Dole, Sarbacane, 2013.
Comprendre comment l’attirance et les sentiments amoureux permettent de prendre conscience de son orientation sexuelle.
•Amourons-nous, Geert De Kockere, Sabien Clement, Le Rouergue, 2007. •Les tragédies romantiques d’un drama king, Harry Trevaldwyn, Gallimard jeunesse, 2026. • Amour amour amour, Unt’ Margaria, Talents hauts, 2024.
Comprendre que la diversité des apparences physiques n’empêche pas l’égalité, et réciproquement.
Développer des relations sociales constructives : l’acceptation des autres dans leur diversité.
• Wonder, R. J. Palacio, Pocket jeunesse, 2012. • L’anguille, Valentine Goby, Thierry Magnier, 2020. • Nos cœurs tordus, T.1 – Ça tourne au collège, Séverine Vidal, Manu Causse, Javi Rey, Bayard jeunesse, 2023. • Superman n’est pas juif (et moi un peu…), Jimmy Bemon, Emilie Boudet, La Boite à Bulles, 2020.
• L’île aux chats, Kim Chungmi, Thierry Magnier, 2008.
• Ophélie, Charlotte Gingras, Daniel Sylvestre, Alice jeunesse, 2018. • Les fabuleuses aventures d’Aurore, Douglas Kennedy, Joann Sfar, Pocket Jeunesse, 2019. • L’histoire du garçon qui voulait vivre dans un bocal, Lisa Thompson, Pocket jeunesse, 2017. • Plume, une histoire d’anorexie, Pascal Clavel Gabrielle Morisseau, éditions de l’Isatis, collection Griffs, 2025. • Un simple soupçon, Sandrine Beau, Mijade, 2021.
Identifier la santé comme un « état complet de bien-être physique, mental et social » (définition de l’Organisation mondiale de la santé).
• Panique organique, Marion Montaigne, Sarbacane, 2007 (ressources pédagogiques disponibles sur le Site PRO de l’éditeur). • A la poursuite des animaux arc-en-ciel, Sarah Ann Juckes, Sharon King-Chai, Little Urban, 2024. • La Cabane, Ludovic Lecomte, L’école des loisirs, 2024. • Par delà les vagues, Catherine Grive, Anouk Alliot, Seunghee Choi, Editions du Pourquoi Pas ?, 2021.
Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Reconnaître l’importance de la diversité et de la non-discrimination et prendre conscience que chaque individu a droit à la liberté et au respect.
• Etre un garçon, la masculinité à contre-courant, Karim Ouaffi, Mikankey, Editions du ricochet, 2024. •La Ligue des super féministes, Mirion Malle, éditions la Ville Brûle, 2019. • Filles, femmes liberté, elles font changer le monde, Rebecca June, Ximo Abadia, Rue du Monde, 2024. • Beurre breton et sucre afghan, Anne Rehbinder, Actes Sud jeunesse, 2021. • La tour de Jeanne, Florence Médina, Mary-Gaël Tramon, Poulpe fiction, 2023.
Identifier ce qui caractérise une relation interpersonnelle positive et ce qui caractérise une relation interpersonnelle négative.
• Comment j’ai réussi mon chagrin d’amour, Catherine Grive, Sarbacane, 2025. • Antoine et la fille trop bien, Alexandre Franc, Sarbacane, 2021. • Simon & Louise, Max de Radiguès, Sarbacane, 2020 (ressources pédagogiques disponibles sur le Site PRO de l’éditeur).
Comprendre que tout acte de nature sexuelle non désiré constitue une violence sexuelle.
S’affirmer par le consentement et le refus.
• Et si on se parlait ?, Andréa Bescond, Mathieu Tucker, Harpercollins, 2020. • Amour, sexe, les réponses aux questions des ados, Isabelle Filliozat, Margot Fried Filliozat, Pocket, 2020. • Le plongeoir, Elsa Devernois, Talents hauts, 2021.
Développer des relations sociales fondées sur l’acceptation des autres dans leur diversité, la collaboration, la coopération, l’entraide.
• Quand on dansait sur les toits, Tristan Koëgel, Didier jeunesse, 2023. • La Coloc’, Manu Causse, Slalom, 2023.
Prendre conscience que les réseaux sociaux et Internet diffusent des contenus sexuellement explicites, interdits aux personnes mineures, qui peuvent être choquants, violents, peuvent véhiculer des stéréotypes et banaliser des comportements violents. Élaborer des stratégies pour s’en protéger et protéger les autres.
Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Définir les notions de liberté, de respect et d’égalité concernant le sexe, le genre et l’orientation sexuelle.
•Tout nu ! Le dictionnaire bienveillant de la sexualité, Myriam Daguzan Brenier, Cécile Gariépy, Editions du Ricochet, 2020. •La princesse qui n’aimait pas les princes, Alice Briere Haquet, Lionel Larchevêque, Actes Sud, 2010. •A copier 100 fois, Antoine Dole, Sarbacane, 2013. • Petit chaperon, Beatriz Martín Vidal, Grasset jeunesse, 2025.
Identifier des situations de cyberviolences à caractères sexistes et sexuels et leurs effets néfastes.
• Moon, Cyrille Pomès, Rue de Sèvres, 2022. • Comme des images, Clémentine Beauvais, Sarbacane, 2019.
Prendre conscience que chaque individu possède des droits humains (droit à la dignité, droit au respect de sa vie privée, droit à l’image).
• La porte de la salle de bain, Sandrine Beau, Talents hauts, 2015. • Dix millions d’étoiles, Robin Roe, Pocket jeunesse, 2018.
Savoir comment réagir de manière efficace lorsqu’une personne est victime de harcèlement ou de violences sexistes ou sexuelles (pratiquer une écoute empathique, apporter du soutien solidaire à la victime, signaler les violences).
Harcèlement • La jungle, harcèlement scolaire, tu peux t’en défaire, Sarah Lecoq, Sandrine Deloffre, Dargaud, 2024. • Des bleus au cartable, Muriel Zürcher, Didier jeunesse, 2020. • #Tout le monde déteste Louise, Annelise Heurtier, Casterman, 2023. • Six contre un, Cécile Alix, Pocket jeunesse, 2025. • La sans-visage, Louise Mey, L’école des loisirs, 2025. • Rumeurs, tu meurs, Frank Andriat, Mijade, 2020. • Je ne pense qu’à ça, Karim Ressouni-Demigneux, Monike Czarnecki, Rue du monde, 2009.
Prendre conscience que l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux peut entraîner des situations dangereuses ou des infractions à la loi, élaborer des stratégies pour s’en protéger et protéger les autres.
• #Tout le monde déteste Louise, Annelise Heurtier, Casterman, 2023. • Rumeurs, tu meurs, Frank Andriat, Mijade, 2020. • A l’ombre de l’oubli, Mireille Desdero, Seuil Jeunesse, 2013. • Tous connectés, Mathilde Giard, Marigribouille, La Martinière, 2018.
Développer sa capacité d’écoute, l’attention portée aux autres et des relations sociales constructives.
• Les désaccordés, Anne Cortey, L’école des loisirs, 2023. • Une guitare pour deux, Mary Amato, Nathan, 2013. • Les anges pleurent en silence, Arthur Ténor, Oskar éditeur, 2014. • Sauveur & Fils, Marie-Aude Murail, L’école des loisirs, série de 7 tomes depuis 2016. • Le carnet du club des 4, Vickie VanSickle, Laure Delattre-Faure, Poulpe Fiction, 2026.
Savoir faire des choix responsables.
• L’attaque des slips tueurs, Élise Gravel, Milan, 2023. • STOP aux fake news, Lina Fourneau, Lise Pressac, Clémentine Latron, Magenta éditions, 2026.
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Quatrième
Se connaître, vivre et grandir avec son corps
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Envisager les différents aspects de la sexualité : physique/psychologique ; personnelle/interpersonnelle ; impliquant différentes parties du corps ; faisant l’objet d’une série de représentations et de modèles sociaux pouvant impliquer l’amour, le plaisir, la reproduction.
• Est-ce que ça arrive à tout le monde ?, Antje Helms, Jan von Hollenben, Syros, 2014. • 16 nuances de première fois, Collectif, Eyrolles, 2017. • Amour(s), Alexandre Tess, Camille Deschiens, éditions Des Éléphants, 2022. • Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2025. • A la tombée du ciel, Sophie Cameron, Nathan, 2019.
Savoir qu’il existe des personnes intersexes.
•Qui sont les LGBT+ ?, Cécile Benoist, Élodie Perrotin, Editions du Ricochet, 2024. •Polly, Fabrice Melquiot, Isabelle Pralong, La joie de lire, 2021.
Envisager la sexualité comme un cheminement personnel singulier et comprendre sa diversité d’expression.
• Gwen et Art are not in love, Lex Croucher, Casterman, 2023.
Comprendre, identifier, apprendre à gérer ses émotions.
• Petite chose / Et si l’on s’aime, Cathy Ytak, Claire Beuve, Joséphine Forme, Editions du Pourquoi Pas ?, 2026. • Je ne dirai pas le mot, Madeleine Assas, Actes Sud Jeunesse, 2022.
Connaître où et comment s’informer ou bénéficier de dépistages ou d’une prise en charge médicale en santé sexuelle (vaccination contre les infections à papillomavirus humains, douleurs gynécologiques, troubles du cycle menstruel, dépistage de l’endométriose, etc.).
• SOS contraception – Les clés pour comprendre son corps et bien choisir sa contraception, Marie-Laure Brival, Violette Suquet, First, 2021. • Girls : no panic, Hayley Long, Gemma Correll, Milan, 2015. • Boys : no panic, Dawson, Marion Montaigne, Milan, 2015. • Blue Cerises (Saison 3). Amos : Anticorps, Sigrid Baffert, Milan, 2010.
Développer sa capacité à faire des choix responsables.
• Fake news, Léon Maret, Éditions 2042, 2026. • Et si demain…, Michel Piquemal, Le Muscadier, 2026.
Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Définir la notion de relation (échange, don, partage, réciprocité), les positions au sein des groupes d’appartenance, la notion de consentement dans son rapport à la liberté.
• Les nouvelles vagues, Arnaud Catherine, Pocket Jeunesse, 2026. • Coeurs sourds, Laura Desprein, L’école des loisirs, 2023. • Une année pour toujours, Lucile de Pestoüan, Talents hauts, 2022. • Le Goût du sel, Stéphane Bientz, Éditions espace 34, 2023.
Connaître les incidences des réseaux sociaux sur les relations et les choix de relations : être ou ne pas être sous le regard des autres ; examiner ce que ce regard des autres apporte à l’affirmation de soi et à la reconnaissance, pourquoi il peut aussi nuire et comment s’en protéger ; identifier les ressources et les comptes favorables ou non au bien-être et à l’estime de soi.
• Moon, Cyrille Pomès, Rue de Sèvres, 2022. • Silence radio, Alice Oseman, Nathan, 2023. • Challenge chicken wings, Jean-Christophe Tixier, Syros, 2024. • Chain Mail, Hiroshi Ishizaki, Editions du Rocher, 2009.
Comprendre les problèmes associés à la diffusion et au commerce des images (des autres ou de soi), à la marchandisation du corps, à l’exploitation sexuelle, à la prostitution des mineurs, savoir comment il est possible de s’en protéger et d’être aidé pour le faire.
•Virgin Mojito, Louison Nielman, Le Muscadier, 2025.
• Comment (bien) rater ses vacances, Anne Percin, Le Rouergue, 2020. • En plein vol, Manon Fargetton, Jean-Christophe Tixier, Rageot, 2020. •Le secret de la dame en rouge, Béatrice Bottet, Scrineo, 2017. • L’infortune de Kitty Grey, Mary Hooper, Les Grandes Personnes, 2014. •L’enfant du trottoir d’en face, Marc Cantin, Oskar éditeur, 2014. • Girls Bazaar, Ruchira Gupta, Slalom, 2024.
Comprendre l’importance de prendre des décisions favorables à sa santé et celle des autres, faire des choix responsables : – décision d’avoir ou non un rapport sexuel ; – prévention des infections sexuellement transmissibles (modes de transmission et moyens de protection) ; – prévention des grossesses non prévues et/ ou non désirées (moyens de contraception, interruption volontaire de grossesse).
Identifier un adulte de confiance, un lieu, un service d’aide et de soutien à qui s’adresser pour échanger, poser des questions, trouver des informations en lien avec sa santé sexuelle, bénéficier d’un dépistage ou d’une prise en charge médicale ou être aidé en cas de violences sexistes et sexuelles (y compris l’inceste) ou de violences fondées sur des discriminations telles que définies par le Code pénal.
Inceste • La-Gueule-du-Loup, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2021.
Savoir demander de l’aide pour soi ou pour une autre personne.
• En plein vol, Manon Fargetton, Jean-Christophe Tixier, Rageot, 2020. • Imbécile heureux, Jean-François Sénéchal, Sarbacane, 2021. • Délit de solidarité, Myren Duval, Rouergue, 2021. • Dix millions d’étoiles, Robin Roe, Pocket jeunesse, 2018.
Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Analyser la notion de norme sociale, de modèle, de stéréotype et réfléchir aux effets induits : intégration, exclusion, socialisation, normalisation.
• Qu’est-ce qui fait mon genre ?, Aïda N’Diaye, Léa Murawiec, Gallimard jeunesse, 2022. • Beurre breton et sucre afghan, Anne Rehbinder, Actes Sud jeunesse, 2021. • Wonder, R. J. Palacio, 2014.
Repérer et expliquer la différence entre des situations ou des représentations égalitaires et d’autres qui ne le sont pas (femmes/hommes ; majorités/minorités).
• Les têtes hautes, Cathy Ytak, Talents hauts, 2023. • Le Renard et la Couronne, Yann Fastier, Talents Hauts, 2018. • La fille d’Avril, Annelise Heurtier, Casterman, 2023. • Calpurnia, Jacqueline Kelly, L’école des loisirs, 2015. • Calpurnia et Travis, Jacqueline Kelly, L’école des loisirs, 2017.
Savoir penser de façon critique.
• Fake news, Léon Maret, Éditions 2042, 2026. • Et si demain…, Michel Piquemal, Le Muscadier, 2026.
Décrypter les messages et les images de la sexualité dans les médias (explicites et/ou implicites).
Comprendre la notion de pornographie, la différencier des contenus érotiques et prendre conscience que la pornographie représente, de manière faussement réaliste et stéréotypée, des actes sexuels dépourvus de toute dimension affective ou sentimentale et souvent violents.
• Y a plein de manières d’être garçon, Thomas Messias, Sarah Loulendo, Casterman, 2025. • Non c’est non ! : contre le harcèlement sexuel, Nadia Leïla Aïssaoui, Édith Carron, Actes Sud jeunesse, 2019. • Le cœur, le corps et tout le reste, Eric Pessan, L’école des loisirs, 2025. • Moon, Cyrille Pomès, Rue de Sèvres, 2022.
Comprendre les raisons de l’interdiction d’accès des mineurs à la pornographie, inscrite dans le Code pénal.
Identifier les conséquences de la prostitution sur la santé des victimes et prendre conscience que les réseaux prostitutionnels utilisent les réseaux sociaux pour développer leurs activités illégales.
•Virgin Mojito, Louison Nielman, Le Muscadier, 2025.
• Comment (bien) rater ses vacances, Anne Percin, Le Rouergue, 2020. • En plein vol, Manon Fargetton, Jean-Christophe Tixier, Rageot, 2020. • Le secret de la dame en rouge, Béatrice Bottet, Scrineo, 2017. • L’infortune de Kitty Grey, Mary Hooper, Les Grandes Personnes, 2014. • L’enfant du trottoir d’en face, Marc Cantin, Oskar éditeur, 2014. • Girls Bazaar, Ruchira Gupta, Slalom, 2024.
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Troisième
Se connaître, vivre et grandir avec son corps
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Définir les notions de désir, d’excitation, de plaisir, de bonheur, ainsi que leurs relations à la sexualité.
•Tout nu ! Le dictionnaire bienveillant de la sexualité, Myriam Daguzan Brenier, Cécile Gariépy, Editions du Ricochet, 2020. •Sexpérience – Les réponses aux questions des ados, Isabelle Filliozat, Margot Fried-Filliozat, Robert Laffont, 2019. •Ceci n’est pas un livre de sexe, Chusita, Maria Lolvet, Nathan, 2018. •Petit Guide pour une sexualité féministe et épanouie, Osez le Féminisme, Les Frangines, Anne Billows, éditions First, 2021. •Vingt-quatre secondes avant nous, Jason Reynolds, Milan, 2025. • This is not a love letter, Anouk Filippini, Auzou, 2023.
Faire la différence entre le désir qui fait référence aux imaginations, aux émotions et aux envies, et le comportement qui correspond à des actions qui peuvent être réfléchies et contrôlées ; examiner la part et la place de la liberté dans ces différentes situations.
• 16 nuances de première fois, Collectif, Eyrolles, 2017. • Amour(s), Alexandre Tess, Camille Deschiens, éditions Des Éléphants, 2022. •Queen Kong, Hélène Vignal, Thierry Magnier, 2021.
Comprendre que le désir peut ne pas toujours être assouvi.
Développer sa capacité à maîtriser ses impulsions, ses émotions et ses sentiments.
•Est-ce que ça arrive à tout le monde ?, Antje Helms, Jan von Holleben, Syros, 2014. •Ni prince ni charmant, Florence Medina, Talents hauts, 2025. •Comme ton père, Gilles Abier, In8, 2021.
Prendre conscience que les pratiques de mutilations sexuelles féminines, qui ne touchent pas directement la fonction reproductive et atteignent la fonction de plaisir, de sexualité et de construction de soi des femmes qui en sont victimes, correspondent à une appropriation du corps des femmes et à l’enrayement de leur liberté de choix.
Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Distinguer les notions de partage, de consentement, de réciprocité, de frustration ; prendre la mesure des enjeux et des difficultés liés au partage des sensations, des émotions, des plaisirs : par exemple, être d’accord ou pas ; être synchrone ou asynchrone.
• Amour, sexe, les réponses aux questions des ados, Isabelle Filliozat, Margot Fried Filliozat, Pocket, 2020. • Le consentement, on en parle ?, Justin Hancock, Fuchia MacAree, Gallimard jeunesse, 2022. • Pourquoi ?, la psychologie expliquée aux adolescents, 12 à 15 ans, Caroline Goldman, Dunod, 2025. • Rien que ta peau, Cathy Ytak, Actes Sud, 2014. • Le plongeoir, Elsa Devernois, Talents hauts, 2021. •Notre feu, Alexandre Chardin, Rageot, 2021.
Analyser la notion de risque, pour soi et pour les autres, aux plans physiques et psychologiques ; faire des choix responsables pour sa santé et celle des autres.
Prendre la mesure des risques à prévenir ou à maîtriser s’agissant de la sexualité : – réduction des risques d’infections sexuellement transmissibles (IST), y compris d’infection par le VIH : modes de transmission, moyens de protection, dépistage, prophylaxie préexposition (PrEP), traitement post-exposition au VIH (TPE), vaccination contre les infections à papillomavirus (HPV) ; – grossesses non prévues et/ou non désirées : moyens de contraception, tests de grossesse, interruption volontaire de grossesse (IVG).
• SOS contraception – Les clés pour comprendre son corps et bien choisir sa contraception, Marie-Laure Brival, Violette Suquet, First, 2021. • Girls : no panic, Hayley Long, Gemma Correll, Milan, 2015. • Boys : no panic, Dawson, Marion Montaigne, Milan, 2015. • Blue Cerises (Saison 3). Amos : Anticorps, Sigrid Baffert, Milan, 2010. • 17 millimètres, Florence Médina, Scrineo, 2024.
Prendre conscience de la place qu’occupent l’attirance et les sentiments dans une relation.
Reconnaître l’importance de donner et d’obtenir le consentement. Apprendre à accepter un refus de la part de l’autre.
• Le consentement, on en parle ?, Justin Hancock, Fuchia MacAree, Gallimard jeunesse, 2022. • Le Goût du sel, Stéphane Bientz, Éditions espace 34, 2023. • Le plongeoir, Elsa Devernois, Talents hauts, 2021.
Prendre conscience que l’usage de substances psychoactives modifie le raisonnement et augmente le risque de prise de décision inappropriée y compris en matière de sexualité.
Reconnaître des mécanismes d’emprise et des situations de violences (physiques, psychologiques, verbales, violences sexistes, violences sexuelles, cyberviolences, violences au sein du couple ou non) ; prendre conscience de leurs effets néfastes et de l’importance pour une personne qui en est victime de chercher du soutien.
• Ne vois-tu rien venir ?, Amélie Antoine, Syros, 2024. • Push, Annelise Heurtier, Casterman, 2021. • Point de fuite, Marie Colot, Nancy Guilbert, Gulf Stream, 2020. • Le silence est à nous, Coline Pierré, Flammarion, 2025. • Le jour où je suis mort et les suivants, Sandrine Beau, Alice jeunesse, 2020. • Les longueurs, Claire Castillon, Gallimard jeunesse, 2022. • Quelle est la couleur du ciel aujourd’hui, Marilou Rytz, Editions du Pourquoi Pas ?, 2024. • Dédée / Un jardin pour maman, Claire Beuve, Tildé Barbey, Editions du Pourquoi Pas ? 2025. • Amour bleu, Raphaële Frier, Kam, Editions du Pourquoi Pas ?, 2022. • J’ai rien dit, Marcus Malte, Rageot, 2025.
Comprendre que le mariage forcé est une atteinte aux droits humains fondamentaux.
• J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle, Jo Witek, Gallimard, 2023. • Au bord du monde, Emmanuelle Pirotte, L’école des loisirs, 2024. • Petite chose / Et si l’on s’aime, Cathy Ytak, Claire Beuve, Joséphine Forme, Editions du Pourquoi Pas ?, 2026. • Girls Bazaar, Ruchira Gupta, Slalom, 2024. • Le sourire de Wajma, Jack Chaboud, Alca, Editions du Pourquoi Pas ?, 2025.
Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable
Notions et compétences
Ouvrages de littérature jeunesse
Déterminer le champ des droits et des devoirs en matière de sexualité et comprendre leur raison d’être (principes et valeurs impliquées : égalité entre les femmes et les hommes, entre les orientations sexuelles, droit à la différence).
• Je ne pense qu’à ça, Karim Ressouni-Demigneux, Monike Czarnecki, Rue du monde, 2009. • Ni prince ni charmant, Florence Médina, Talents hauts, 2025. • Ne me dis pas que tu as peur, Giuseppe Catozzella, Seuil, 2014. • Filles de la Walïlu, Cécile Roumiguière, L’école des loisirs, 2020. • Les normaux – Tome 1, Janssen Janine et Al Sabado S., Casterman, 2025. • Gwen & Art are not in love, Lex Croucher, Casterman, 2023. • En apnée, Meg Grehan, Talents hauts, 2020.
Caractériser et savoir reconnaître une situation de violence sexuelle (y compris l’inceste), de stigmatisation, de violence ou de discrimination opérée sur le fondement notamment du sexe, de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre ou de l’état de santé (article 225-1 du Code pénal) : homophobie et autres.
Inceste • Théa te hait, Sandrine Beau, Alice jeunesse, 2023.
Prendre conscience que les victimes n’en sont jamais responsables et réfléchir aux moyens d’y faire face (soutien aux victimes, capacité à chercher et trouver de l’aide, promotion de l’égalité, éducation).
• Ne vois-tu rien venir ?, Amélie Antoine, Syros, 2024. • Et si demain…, Michel Piquemal, Le Muscadier, 2026. • Non c’est non ! : contre le harcèlement sexuel, Nadia Leïla Aïssaoui, Édith Carron, Actes Sud Jeunesse, 2019. • Le jour où je suis mort et les suivants, Sandrine Beau, Alice jeunesse, 2020. • Les longueurs, Claire Castillon, Gallimard jeunesse, 2022.
Développer sa capacité d’écoute et l’attention portée aux autres.
• Prendre la parole, Benjamin Delmotte, Alice Meteignier, Gallimard jeunesse, 2024. • Le Goût du sel, Stéphane Bientz, Éditions espace 34, 2023.
Mettre en lien le respect des droits humains avec les évolutions de la société, des lois et des politiques publiques.
• Où va le racisme ?, Cécile Benoist, Élodie Perrotin, Editions du Ricochet, 2026. • 100 idées en 100 mots clés : idées importantes expliquées simplement, Tracey Turner, Tequitia Andrews, Saltimbanque, 2025. • La paix !, Philippe Godard, Vincent Odin, Le Calicot, 2025. • La première rose de Bloomstone, Mary Orchard, Casterman, 2024. • Lettres du Kansas, Mélanie De Coster, Milan, 2023. • Aya & Ansel : machines de guerre, Gaëtan B. Maran, Syros, 2024.
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Et vous, quels titres conseillez-vous à vos ados pour amorcer les discussions ?
En pleine lecture des ouvrages pré-sélectionnés pour le Prix ALODGA, nous nous sommes réunies pour une lecture commune autour de cet album d’Anne Cortey et de HuaLing Xu, qui nous invite à une balade hors du temps et des sentiers battus.
L’heure des lapins, d’Anne Cortey et Hua Ling Xu. Ed. Thierry Magnier, 2025.
Liraloin : Je pense que vous connaissiez toutes Anne Cortey mais est-ce que l’illustratrice Hualing Xu vous était connue ?
Sev : Oui, avec 2 albums précédents, Frères, dont vous aviez aussi fait une lecture commune, et un titre comme Même quand je ne suis pas là ? Je les trouve magnifiques tous les deux ! De mémoire, elle était présente au SLPJ en 2025, non ? Il me semble l’avoir vue avec Anne Cortey chez Thierry Magnier…
Héloïse : Je l’ai découverte avec l’album Frères, que j’aime beaucoup. C’est la seconde fois que je peux admirer son trait.
Lucie : Oui, c’est elle qui a illustré le magnifique album Frères dont on a fait une LC ici ! Mais je crois que je ne connais rien d’autre d’elle. Je ne vais pas tarder à y remédier…
Liraloin : Je l’ai connu grâce au titre Frères qu’elle a également illustré paru en 2023. Sa technique de dessin est remarquable, ses peintures sont magnifiques. Tu as raison Héloïse, cette illustratrice a un trait super original.
Frères, de Marie le Cuziat, illustré par Hua Ling Xu. Ed L’étagère du bas, 2023
Sev : Est-ce que vous savez si elle est “peintre” par ailleurs ? Je veux dire si elle crée des tableaux qu’elle expose ?
Liraloin : En allant regarder son site je vois qu’elle réalise des tableaux. Je pense qu’elle doit exposer : https://xuhualing.com/index.php
Sev : J’irai le voir, alors, parce que vraiment, j’adore ce qu’elle fait ! Merci pour le lien !
Liraloin : Toujours très sensible à la reliure d’un album mais aussi à la maquette (première de couverture, couvertures intérieures…), qu’est ce que vous avez pensé de la 1ere et de la 4eme de couverture ?
Sev : Ce lapin géant m’a happée ! J’ai immédiatement été séduite par les couleurs chaudes, ces tons rouge/jaune/orangé. Et j’ai également bien aimé la police du titre, qui rappelle la rondeur du soleil couchant également présent.
Héloise : Oui, la première de couverture est très belle, avec ces couleurs chaudes, à l’image d’un coucher de soleil envoûtant. C’est une invitation au voyage, en quelque sorte.
Lucie : A vrai dire les couleurs sont un peu trop flashy pour moi (jaune, orange, rose et violet du titre), cette couverture ne m’attirait pas beaucoup. Mais, en réalité elle convient parfaitement à l’ambiance de fin de journée en Provence. Ce qui m’a plu immédiatement en revanche, c’est la douceur de la couverture au toucher (ça change du filmolux de la bibliothèque). Et la quatrième avec le détail des pieds qui avancent sur le chemin est très chouette.
Liraloin : La première de couverture m’a fait penser à cette forme que l’on imagine dans les nuages lorsqu’on contemple le ciel. C’est une invitation également à admirer le coucher du soleil, ce dégradé de couleur entre orange et rose nous indique à quelle temporalité va se situer l’histoire. J’aime la 4ème de couverture, elle nous indique qu’une aventure va avoir lieu (avec comme indices ce chemin caillouteux et les sandales). Lorsqu’on ouvre le livre on tombe sur cette magnifique double couverture intérieure orange.
Sev : J’aime bien le résumé, qui va de suite à l’essentiel avec la première phrase, puis laisse une part de mystère. Comme Lucie, j’apprécie le toucher doux du livre.
Liraloin : En effet, je suis complètement d’accord avec vous. Le touché est super doux. Faut dire que le filmolux dans les médiathèques ne nous font pas apprécier ce sens.
Liraloin : Ah la perte du doudou (qui ne l’a pas vécu lève le doigt !). Tout de suite l’heure est grave et on le sait, un enfant sans son doudou = catastrophe et nuit agitée. Qu’avez-vous pensé de ce découpage qui dès le départ nous fait entrer dans l’histoire ?
Sev : Oh oui, la perte de cet objet transitionnel ! C’est une hantise pour tous les parents concernés. Je trouve que l’image du volcan est utilisée à bon escient car on imagine une déflagration, certes, mais aussi les conséquences que tu décris, Liraloin : nuit agitée, larmes, etc. Comme la lave qui se répand…
Lucie : On n’a jamais eu de perte de doudou ici, mais j’imagine sans mal la cata quand ça arrive ! Pour moi il y a deux éléments, la perte du doudou, mais aussi (surtout !) la décision immédiate de partir à sa recherche malgré l’heure tardive. Sur la première illustration, les larmes de Dorémus en premier plan brisent le cœur du lecteur et les aînés ne minimisent pas la perte. J’ai beaucoup aimé cette attention à la parole des enfants qui revient plusieurs fois dans l’histoire.
Héloïse : La perte d’un doudou, quelle catastrophe ! Effectivement, c’est quelque chose que j’ai vécu avec mes enfants, et il n’y avait qu’une priorité à chaque fois, le retrouver ! Heureusement, à chaque fois, on a pu récupérer le “précieux”. J’aime bien ton interprétation du volcan Sev, je n’y avais pas pensé. Et oui, d’accord avec toi Lucie, c’est important de relever la bienveillance et l’attention portée aux enfants dans ce récit.
Sev : Les adultes écoutent les petits, c’est très important. On a trop souvent tendance à vouloir les faire grandir trop vite. J’entends par là leur servir un discours de type : “Tu es grand maintenant, tu peux te passer de ton doudou” (valable pour lâcher sa tétine, arrêter de sucer son pouce), pour se faciliter les choses. Or, ce n’est pas le cas ici. Le chagrin de Dorémus n’est pas concevable. Il faut agir.
Liraloin : Merci de le souligner Sév ! Carrément, c’est toute la famille qui est concernée. Ici nous découvrons d’emblée les membres de la famille. Chaque personnage nous est présenté comme on entrerait dans une BD, j’ai trouvé cela original. Tout le long de l’album la lectrice-le lecteur va alterner sa lecture entre illustration pleine page et texte directement incrusté dans la peinture ou non.
Liraloin : D’où cette question : Quelles impressions ressortent le plus dans cette histoire car le sujet est assez classique (la perte du doudou) ?
Sev : Pour moi, c’est clairement la solidarité familiale. Le fait que tout le monde participe aux recherches et est actif, y compris le premier concerné, Dorémus, voire plus ! Au début de “l’expédition”, on peut lire :
Louis regarde à gauche. Marthe à droite. Dorémus tourne la tête de tous les côtés.
Lucie : Rien qu’en mot clé sur Booknode tu as 21 livres, c’est dire si c’est un sujet récurrent ! Mais exploité de cette manière je n’avais jamais lu. C’est aussi le point de départ de Jack et la grande aventure du Cochon de Noël de J.K. Rowling dont on a aussi fait une LC. Mais dans ce titre la perte était due à un conflit dans la fratrie et le doudou perdu était remplacé par un exemplaire neuf. Du moins au début de l’histoire. Autant dire que le propos était très différent.
Héloïse : Au final, pour moi, cette recherche du doudou est aussi une invitation à partager un moment un peu hors du temps, magique, en pleine nature. Il y a comme un mélange entre réel et irréel dans l’histoire les frontières sont floues : est-ce qu’on rêve, ou non ?
Liraloin : Bien vu Héloïse. Je vous rejoins complètement sur la solidarité familiale qui se met en place de façon quasi instantanée et cela fait du bien de le lire. Il y a un côté complètement magique et irréel, et sans trop divulgâcher c’est ce traitement qui m’a beaucoup plu.
Lucie : Je te rejoins aussi Héloise. Cette quête prend la forme d’une balade familiale un peu hors du temps. Comme un moment d’été volé pendant les vacances. C’est très doux. Cela questionne en effet le réel et l’imaginaire et à ce titre le personnage de la grand-mère, restée à la maison pour préparer le dîner, est vraiment intéressant. Comme le lecteur elle se demande “si tout cela est bien réel”.
Sev : Comme vous dites, cette envie de prolonger l’instant, une fois le doudou retrouvé, c’est très attendrissant. Comme toi, Lucie, le personnage de la grand-mère, qui s’interroge sur la réalité des faits, m’a interpellée. En revanche, la féministe (rabat-joie ??!!?) en moi ne peut s’empêcher de se demander si l’histoire aurait été différente si c’était le grand-père qui était resté à la maison préparer le repas, et la grand-mère partie à la recherche du doudou. Je trouve que le stéréotype a la vie dure. A l’homme, l’action et le résultat. A la femme, l’attente et la préparation du repas… C’est un peu dommage. Mais c’est le seul questionnement que j’ai par rapport à cette famille.
Liraloin : Est-ce que ce n’est pas générationnel finalement car je suis du même avis que toi Sév mais la plupart du temps dans la vie c’est tout de même les grands-pères qui sont dans l’action et la grand-mère à faire des tâches ménagères et s’inquiéter. Oui, car l’inquiétude est ultra présente lorsqu’on la voit à la fenêtre…
Lucie : A vrai dire Sev je me suis interrogée aussi sur ce point mais finalement qu’un grand-père se mette en route pour chercher un doudou est déjà un progrès en soi. Et cela piétine par la même occasion le cliché selon lequel les hommes sont plus rationnels que les femmes. Finalement ça ne me dérange pas du tout que la grand-mère soit restée. Laisser le grand-père à la maison aurait pu donner l’impression qu’il se désintéressait du sujet.
Sev : Tu as raison Lucie. Beaucoup d’hommes, surtout déjà âgés, s’en seraient désintéressés. En vérité, cette situation me questionne un peu, mais ne me choque pas.
Lucie : Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour moi on est hors clichés ici. Cette attention à la parole des petits-enfants m’ont immédiatement rendu les grands-parents sympathiques. Cela se reproduit quand Marthe dit qu’elle a besoin de silence pour se concentrer sur la recherche du doudou. Aucune moquerie ni dans la fratrie ni de la part du grand père, juste du respect et de la bienveillance. Ça fait du bien !
Liraloin : Complètement Lucie, ça fait vraiment du bien et le fait que cette randonnée-recherche se déroule durant le coucher du soleil apporte de l’apaisement. Je crois qu’Anne Cortey est attachée elle-même à ces valeurs familiales, enfin j’aime à le penser.
Sev : Non mais vraiment, je ne dis pas que je suis contrariée ! Anne Cortey est bien plus talentueuse que ça, que ma “polémique qui n’en est pas”, il y a dans tout cet album une bienveillance et une douceur, une atmosphère apaisante qu’elle retranscrit très joliment.
Lucie : La tendresse se retrouve dans le vocabulaire avec le jeu sur le terme “lapin” qui désigne aussi bien le doudou que les vrais lapins, mais aussi les petits enfants ainsi nommés par le grand-père.
Sev : Effectivement, que celui ou celle qui n’a jamais appelé quelqu’un qu’il aime “mon lapin” nous jette la première…carotte ! 😉 Blague à part, c’est très bien vu ! D’ailleurs, je me fais la réflexion à l’instant grâce à vous : “l’heure des lapins” du titre désigne un moment de la journée, certes. Mais ne pourrait-on pas aller plus loin et se dire que c’est peut-être aussi l’heure que grand-père et petits-enfants ont passée ensemble ? Je ne sais pas si je suis claire…
Liraloin : Mais oui ! Tu as raison Sév, cette heure des lapins entre réel et irréel. Entre chien et loup.
Lucie : Carrément, je n’y avais pas pensé non plus. C’est tout à fait ça !
Héloïse : Et ces lapins qui font irruption dans le récit… C’est vraiment à ce moment pour moi que la magie commence à se manifester.
Sév : Mais oui, Hélo, c’est vrai ! La magie commence à ce moment-là !
Liraloin : J’aime beaucoup ce moment où il me semble que la lune est la cheffe d’orchestre de ce moment fabuleux. Elle est là toute ronde à observer ce petit monde en bas.
Héloïse : Les paysages, de fin de journée ou de nuit, sont tellement beaux, il faut dire dans cet album. On sent toute la beauté et la bienveillance de la nature. La nature livre un beau spectacle à ses invités d’un soir, nous invitant en tant que lecteurice, à l’admirer nous aussi.
Lucie : Tiens, j’ai une question à ce propos : Chaque illustration est un véritable tableau, en avez-vous une préférée ?
Sev : En lien avec la remarque d’Héloïse, sur l’arrivée des lapins, je dirais que mon illustration préférée est celle de l’œil de Doremus avec le reflet du lapin sur l’iris ET la larme, dont on sait qu’elle est d’émotion. Il pleure de joie. J’adore.
Liraloin : La pleine page où les 4 lapins assis dans l’herbe observe en hauteur le grand-père et les 3 petits enfants sur le chemin. Eux c’est nous !
Héloïse : J’adore les couleurs de celle où ils sont assis en demi-cercle tous ensemble, juste à côté de la lune, justement. Elle a un côté chaleureux, un moment partagé, de communion en famille, tous ensemble. J’aime aussi beaucoup celle de nuit, avec le lapin géant en ombre sur la forêt et la maison, seule lumière dans la nuit.
Lucie : Comme Liraloin, j’aime quand Hualing Xu joue avec la profondeur de champs : dans la première illustration avec Dorémus qui pleure en premier plan et sa mamie qui cherche derrière, et évidemment (ma préférée) les lapins sur la colline et les humains sur le chemin en contrebas. Mais le passage des retrouvailles et juste après sont aussi très beaux, vous avez raison !
Sev : Mais comme Liraloin et Lucie, j’aime aussi beaucoup celle où les 4 lapins sont assis dans l’herbe et semblent observer la famille de… 4 humains !
Lucie : La lune qui remplace l’œil de Dorémus, c’est très cinématographique, on imagine tout à fait un fondu à ce moment-là de l’album.
Liraloin : Mais oui Lucie, je n’avais pas remarqué trop forte ! Et comme le dit Sev, dans l’iris de Doremus on y voit le lapin !
Sev : D’une manière plus générale à propos des illustrations de Hualing Xu. Comme dans les autres albums que nous avons cités, j’apprécie son talent, je trouve, pour illustrer le mouvement.
Lucie : Et parallèlement, je trouve qu’Anne Cortey a une écriture à la fois poétique et sensorielle. Ça sent bon la Provence avec la lavande, les pins et les cèdres, et dans le même temps il y a des phrases extra, comme “les lapins font la course du temps perdu”… trop joli !
Sev : Tout à fait, Lucie. Je trouve le vocabulaire utilisé assez riche, mais sans être trop abstrait. Par exemple, j’aime particulièrement le paragraphe de la page où le doudou apparaît, la sémantique du mouvement apporte vraiment un plus à l’illustration (ou le contraire ?) : “chancelant” “se frotte les yeux” “galoper” “folle équipée” “cavale”.
Liraloin : A lire à voix haute, un régal dans les dialogues et le ton donné lorsque les sentiments sont trop forts pour Dorémus. Cette phrase que tu cites Lucie est tellement poétique !
Héloïse : Mais oui, à lire à voix haute, c’est un régal ! On passe à la traditionnelle question finale, à qui conseilleriez-vous cet album ?
Lucie : A tous les rêveurs, les amoureux de la nature, des promenades familiales… À ceux qui ont déjà perdu un doudou ou qui craignent que ça arrive (parce que ce n’est pas si grave si ça devient l’occasion d’une balade nocturne), aux petits et aux grands(-parents ?) pour qu’ils se retrouvent autour de cette jolie histoire. A pas mal de monde en fait !
Liraloin : Aux familles qui ne se connectent plus entre elles. A partir de 5 ans en lecture à voix haute.
Héloïse : Je vous rejoins, il est adorable, pour petits comme grands lecteurs. Qui n’y liront pas forcément la même chose, mais c’est encore mieux si c’est en lecture partagée, pour retrouver justement la chaleureuse ambiance de cette virée familiale.
Sev : Je conseillerais cet album à qui apprécie les albums dans lesquels le lien intergénérationnel est mis en valeur, celles et ceux qui aiment les illustrations qui ressemblent à des tableaux
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Nous espérons vous avoir donné envie de découvrir L’heure des lapins, et pourquoi pas de partir faire une balade au coucher du soleil, en famille !