Sélection thématique sur la rentrée

La rentrée approche et comme chaque année c’est un grand moment, un rendez-vous à ne pas manquer, des souvenirs pour la vie, entre joie des retrouvailles ou appréhension de savoir quel maître ou maîtresse on aura et si l’on sera dans la classe de ses copains, renouveau aussi et bonnes résolutions…

Pour aborder cette nouvelle année avec enthousiasme et sérénité, la lecture sera, à ce moment-là et toute l’année, une fidèle compagne.

Enfants, parents, enseignants, voici quelques livres pour vous inspirer, vous projeter et vous amuser !

Très bonne fin de vacances à tous en attendant 🙂

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Des documentaires

Hélène a eu un coup de cœur pour le titre Suivez le guide, à l’école de Camille Garoche. Il s’agit d’une autrice qu’elle connaît et suit depuis longtemps, notamment son premier titre Marie de Paris, sans oublier ses magnifiques publications de ces dernières années Le concours des fées et Le concours de cabanes.

Aujourd’hui le chat Rominagrobis nous emmène à l’école. En reconnaissance pour sa jeune maîtresse, il rencontrera des personnages qui lui donneront l’occasion d’aller visiter toutes les pièces de l’école et d’en expliquer l’utilité. Un livre avec des magnifiques illustrations détaillées, à regarder longtemps, dont on peut discuter entre l’enfant et l’adulte, des volets à ouvrir et un chat Je sais tout qui fera bien rire les jeunes et moins jeunes lecteurs, dédramatisant le lieu de l’école qui peut être impressionnant pour les touts-petits.

Pour information, il s’agit du 5e tome d’une série qui comporte également des titres sur les thèmes de la visite (d’un vieux manoir, du jardin, du quartier et de la forêt).

Suivez le guide, à l’école, Camille Garoche, Casteman jeunesse, 2026.

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Après le lieu, les personnes ! Lucie a eu l’occasion de lire le tout nouveau Au secours, c’est la rentrée ! Découvre le métier de maître d’école dans la collection « Bienvenue à Qui-Fait-Quoi » des éditions Milan.

En racontant les premières semaines d’un tout jeune professeur, cette BD aux traits classiques montre bien le quotidien des enseignants, entre recherche du juste ton et organisation du travail de préparation. De quoi rassurer les écoliers en leur montrant que les adultes aussi peuvent être stressés par cette échéance !

Au secours, c’est la rentrée ! Découvre le métier de maître d’école, Lola Koenig, Milan, 2026.

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Des albums

Hélène voulait absolument vous rappeler de relire ce classique de Mireille d’Allancé Non non et non !
Un petit Octave que l’on devine passablement anxieux à l’idée de faire sa première rentrée et qui s’oppose (ça aussi c’est de son âge, en plus d’aller à l’école).

Non, il n’ira pas à l’école. Non, il n’accrochera pas son manteau, non, pas de bisou pour Maman, non il n’aime pas jouer aux puzzles, non non non… Sauf peut-être pour un bonbon ?

Un livre très bien écrit, avec un système de répétition qui donne un rythme à la lecture, beaucoup beaucoup d’humour et de dédramatisation…

De quoi faire comprendre à tous les petits loups (et à certains parents ?) que « l’école, c’est épatant ! »

Non, non et non ! Mireille d’Allancé, Ecole des Loisirs, 2001

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Dans les « classiques », qui fonctionnent bien, il y a aussi l’amusant Nino Dino, :Non, pas l’école !, qui a eu beaucoup de succès avec les enfants d’Héloïse. Le célèbre tyranosaure, inventé par Mim et Thierry Bedouet, s’apprête à faire sa première rentrée. Ses parents lui en on parlé, mais lui commence à s’inquiéter : pourquoi ses parents sont-ils si pressés de le déposer à l’école ? Veulent-ils se débarrasser de lui pour rester seuls avec bébé dino ?

Un p’tit rannosaure attachant, une histoire qui fait sourire, voila un album parfait pour dédramatiser l’entrée à l’école.

Nino Dino : Non, pas l’école ! de Mim et Thierry Bedouet. Milan, 2018

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Autre classique toujours aussi efficace pour dédramatiser ce grand moment qu’est la rentrée : Calinours va a l’école. Notre petit héros se rend ici à l’école. Mais sur le chemin, il rencontre des ami-es, qui lui proposent de chouettes activités.

Une histoire malicieuse, un conte en randonnée qui dédramatise l’école avec ses activités ludiques et amusantes, et une enseignante très bienveillante et chaleureuse.
Un texte simple, plein de rimes, avec des illustrations toutes douces qui en font une jolie lecture à partager à voix haute.

Calinours va à l’école, d’Alain Broutin et Frederic Stehr. Ed. L’école des Loisirs, 1994

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À la rentrée, les rumeurs battent leur plein : la maîtresse serait sévère, elle donnerait une multitude de devoirs, ce serait la plus chouette de l’univers…

Lucie aime beaucoup l’humour de Michaël Escoffier, qui pousse ici ces rumeurs à leur paroxysme. Jugez plutôt : la nouvelle maîtresse serait une sorcière (tient donc !), la fille d’un ogre, ou – forcément – une martienne.
Les discussions vont bon train, chacun y allant de son information et de ses sources particulièrement alambiquées. Elle court, elle court la rumeur, jusqu’à la révélation finale.
Un album drôle et coloré, mais aussi vraiment intéressant pour aborder le sujet des « on dit » avec des enfants.

La Maîtresse vient de Mars, Michaël Escoffier, Clément Lefèvre, Frimousse, 2014.

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Héloïse a été récemment touchée par Le Cartable aux fraises, de Mary Orchard. Un album coloré et tout doux qui dénonce les stéréotypes de genre à travers une histoire – vraie ! -, celle du cartable de son fils. Ce dernier, qui adore les fraises, avait choisi un magnifique cartables avec lesdits fruits dessus… et a été refroidi par la remarque de sa nounou : « C’est pour les filles ! ».

Le propos est abordé avec délicatesse, et beaucoup de bienveillance. Les craintes et doutes de notre petit héros sont contrebalancés par les discours de son entourage, et surtout celui de son enseignant. C’est au final très doux. Tout comme les illustrations d’Amandine Meyer, douces et lumineuses elles aussi. C’est ce qui est réconfortant finalement : l’enfant trouve le soutien des personnes qui lui sont chères pour dépasser ce préjugé qu’on lui inflige. 

Le cartable aux fraises, de Mary Orchard, illustré par Amandine Meyer. Ed. Casterman, 2026

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Lucie utilise souvent Moi j’adore, la maîtresse déteste pour aborder les règles de vie avec ses élèves à la rentrée. Il faut dire que tant les idées d’Élisabeth Brami que les illustrations de Lionel Le Néouanic sont hilarantes. Rire ensemble puis discuter du bien fondé des règles, c’est une chouette façon de créer du lien. Mais cet album permet aussi d’expliquer le fonctionnement de la classe en famille avant la rentrée. Et pourquoi ne pas poursuivre avec d’autres titres du duo : Moi j’adore, maman déteste, Moi je déteste, maman adore, Moi j’adore, maman aussi… il y en a pour tous les goûts !

Moi j’adore, la maîtresse déteste, Élisabeth Brami, Lionel Le Néouanic, Seuil, 2002.

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Peut–être vous souvenez-vous d’un excellent album au long format vertical, de Laurence Salaün et Gilles Rapaport, intitulé « A l’école, il y a des règles ». Pendant ses vacances, Blandine a trouvé, par hasard, la suite !

A l’école, il y a encore des règles ! Laurence SALAÜN et Gilles RAPAPORT. Seuil Jeunesse, août 2023

Le premier opus était déjà très drôle, et celui-ci l’est tout autant avec ses 32 nouvelles règles, toujours aussi criantes de réalisme et de vécu !

J’articule et je parle fort.
Je ne fais pas croire à la maîtresse qu’elle devient sourde.

Je réponds quand la maîtresse me pose une question.
Je ne suis pas sourd, moi…

Elles décortiquent tous les aspects de la vie à l’école : les relations avec les camarades, la politesse, l’attitude en classe, l’(im)patience de la maîtresse, le rôle des parents, le remplacement de la maîtresse, et tant d’autres… Le format de l’album et le côté rétro papier buvard des illustrations sont de vrais plus. Elles accompagnent, complètent, prolongent à merveille le texte. On s’y retrouve !

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Sur le mode humoristique toujours, Hélène vous recommande chaudement le titre La rentrée des oiseaux d’Eric Veillé.

La rentrée c’est dur pour tout le monde. La préparation des oiseaux est parfois poussive mais celle de la maîtresse aussi ! Trop d’émotion, la voici qui pleure devant ses nouveaux élèves ? Que faire ? Les oiseaux, pleins d’imagination, trouveront bien la solution !

La rentrée des oiseaux, Eric Veillé, Actes Sud Jeunesse, 2024

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Pour continuer sur ce sujet de la rentrée vue par les maîtresses, on peut citer La rentrée de la maîtresse. Une vision de la maîtresse qui, oh surprise, s’inquiète elle aussi de ce qui l’attend et a la tête un peu ailleurs le matin de la rentrée au point d’oublier de s’habiller et de partir en chemise de nuit.

Qui de Dolorès ou de ses élèves est le/la plus impressionné(e) au bout du compte ?

Encore une manière de dédramatiser par l’humour cette situation que tout le monde a vécu un jour et qui se reproduit à tous les âges : premier jour à l’école, premier jour au collège mais aussi premier jour de travail…

La rentrée de la maîtresse, Axel Scheffler, Agnès Bertron-Martin, Bayard jeunesse, 2019

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Et enfin toujours pour dédramatiser l’entrée à l’école grâce à l’imagination de petits personnages parfois rebelles, Hélène vous propose de retrouver Pascaline, la petite chauve-souris malicieuse qu’elle a découverte cette année dans un autre titre de la série (le top du top, à conseiller également même si sans aucun rapport avec la rentrée des classes).

Cette fois elle l’a décrété, c’est Même pas en rêve qu’elle ira à l’école ! Elle se fâche tellement qu’elle rétrécit ses parents… Malheur ! La voilà obligée de les prendre sous son aile… Comment va se passer cette journée ?

Même pas en rêve !, Beatrice Alemagna, L’école des loisirs, 2021.

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Des romans

Lucie a été séduite par la jolie idée de cette Leçon de silence !

Un matin, sans un mot, la maîtresse écrit Leçon de silence au tableau. Ce court roman raconte les réactions des élèves, de la surprise à l’adhésion en passant par les rires.
Les illustrations de Jeanne Mentrel servent merveilleusement le texte ciselé de François David.

Véritable invitation à prêter attention à son environnement, à consacrer un peu de temps au calme dans une vie trépidante, ce petit roman est extra. À tester en classe ou à la maison !

La leçon de silence, François David, Jeanne Mentrel, Editions du Pourquoi Pas ?, 2026.

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Pour sa deuxième année d’enseignement, Nathan est décidé : il s’est donné pour mission de rendre tous ses élèves fous de lecture ! Et pour cela il a un plan infaillible.

Faire venir un auteur en classe est un événement valorisé par l’Éducation Nationale. Mais lorsqu’il s’agit de Victor Hugo, le défi se corse. Court roman du point de vue du maître, cette histoire permet aux jeunes lecteurs de passer de l’autre côté du miroir. Pour le meilleur comme pour le pire !

Sacré Victor ! (version 2005) ou Sacré Hugo ! (réédition en 2012), Yaël Hassan, Antoine Deprez, Magnard.

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Pour les réfractaires à l’école, Yves Grevet propose un futur dans lequel les écoles ont disparu. Nous sommes en 2028, soit demain, et les écoliers sont répartis en deux catégories : ceux dont les parents sont assez riches pour payer leurs frais de scolarité et ceux qui voient leurs écoles « sponsorisées » par des entreprises privées. Entreprises qui se chargent de leur « éducation » tout en les obligeant à rendre des services. Ou l’apprentissage dès le CP.

Le principe n’est pas si farfelu, et cela quelque chose de terrifiant de voir l’éducation marchandisée, soumise à la rentabilité et orientée vers une carrière sans perspectives d’évolution.

Un roman court (44 pages) mais efficace et percutant. Lucie ne doute pas que des discussions passionnantes puissent émerger suite à cette lecture.
Ce n’est pas pour rien qu’Yves Grevet, lui-même enseignant, dédie son livre à ses collègues de l’école gratuite, laïque et obligatoire.

L’école est finie, Yves Grevet, Syros, 2012.

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Pour Liraloin, un roman de Marion Brunet se détache du ploton des romans destinés au adolescents. Il s’agit du titre Des rires de hyènes.

Julien est jeune, amoureux et bien entouré par ses ami(e)s. Julien est professeur de français dans un collège et c’est sa première rentrée. Il aime la poésie, animé par cette soif de transmettre aux élèves. Motivé et enthousiaste, Julien attend avec fébrilité de rencontrer ces jeunes collégiens.

Tout comme dans Plein gris, le récit commence fort. L’entrée en scène est solide et ne fait pas dans la demi-mesure : « – Bonjour à tous. C’est pas un problème de style, il est habillé normal, pas de marques mais pas non plus décalé, il leur sourit. Il a le sourire coincé des condamnés, ça les excite comme le sang excite les requins. »

Lentement, page après page, mois après mois, jour après jour, Julien va déchanter, essayer d’analyser, se révolter, oscillant entre fragilité et résistance. Julien va s’enfoncer dans une terrible détresse. Ici, en 130 pages Marion Brunet signe un roman sur l’envers du décor, celui d’un professeur seul, incompris, perdant peu à peu son équilibre vital.

Des rires de hyènes de Marion Brunet – Editions IN8, collection : Faction – 2022

Et évidemment les classiques :

Est-il encore besoin de présenter Matilda ? Chef d’œuvre de l’irrévérencieux Roald Dahl, ce roman met en scène une petite fille aux capacités exceptionnelles pour laquelle l’école va jouer un rôle de révélateur. Le portrait de sa famille, particulièrement réussi, montre bien l’influence des proches dans la réussite ou l’échec de leurs enfants. Mais c’est surtout le binôme Mademoiselle Candy – Mademoiselle Legourdin qui est réjouissant ! Si l’une est aussi fluette que bienveillante, l’autre cristallise toutes les craintes que peuvent avoir les enfants face à une nouvelle enseignante. Que l’on se rassure : des comme cela, on n’en fait (fort heureusement) plus !

Matilda, Roald Dahl, Quentin Blake, Gallimard jeunesse, 2016 pour la présente édition.

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Joker est encore un roman du point de vue d’un maître. Et pas n’importe lequel : Hubert Noël, à un an de la retraite, est bien loin d’être lassé par son métier. D’ailleurs, cette année il compte apprendre à ses élèves la patience, leur offrir la littérature (rien que cela !) et surtout des jokers, source de trafics et de philosophie de vie. Un joker pour rester au lit, Un joker pour être en retard à l’école, un autre pour ne pas faire ses devoirs… Autant dire que la directrice ne voit pas cette initiative d’un très bon œil.

Le lien tissé entre ce maître, proche de la retraite mais plein d’enthousiasme, et ses élèves est très touchant. En revanche, sa suite intitulée Maître Joker est beaucoup moins réussie.

Joker, Susie Morgenstern, Serge Bloch, L’école des loisirs, 2021 pour la présente édition.

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On l’a vu avec d’autres titres, la rentrée concerne tout autant les enfants que les enseignants. Sauf Robert Poutifard, qui voit ENFIN l’heure de la retraite arriver.

Ce moment il l’attendait depuis longtemps. Et ce qu’il a prévu va beaucoup amuser les jeunes lecteurs (à partir de 9 ans) : se venger des élèves l’ayant ridiculisé pendant sa carrière. Mais Jean-Claude Mourlevat ne s’arrête pas au rire. Ce livre, qui n’aurait pu être qu’une grande farce (réussie), va plus loin, vers l’humain. Partant de la caricature d’un maître grognon et revanchard face à de petites pestes d’élèves, il glisse sans en avoir l’air vers la découverte de l’autre dans sa complexité.
« Ne juge pas quelqu’un avant d’avoir marché dans ses chaussures » dit un proverbe anglais. Et la troisième vengeance abouti à une ouverture et une compréhension de l’autre tout à fait bienvenue.

La troisième vengeance de Robert Poutifard, Jean-Claude Mourlevat, Gallimard jeunesse, 2009.

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Et vous, quels titres recommanderiez-vous aux écoliers et à leurs parents ?

Vacances rime avec vagues qui dansent

Le thème choisi, pour Héloïse-ileautresor, c’est : les vacances, c’est la mer ,
Vacances riment avec mer et océan, et avec vagues qui dansent :

Pour les vacances Héloïse pense à la mer, à la beauté de l’océan ou aux oiseaux de mer, mais aussi aux animaux marins sont dérangés par les activités humaines, ce qui est le cas pour Dans mon océan ou pour Bouuuuut !

Héloïse a choisi plusieurs albums jeunesse :

Dans mon océan présente une même histoire avec deux points de vue.
D’un côté, celle d’une humaine, une surfeuse qui redoute la rencontre avec un requin.
De l’autre côté, celle d’un requin qui craint tout autant la rencontre avec les humains… surtout sous la forme d’un grand bateau qui pollue le fonds des océans.
Car bien des animaux marins sont menacés par les pétroliers et les grands paquebots qui nuisent par leur présence et leur bruit incessant…

Cet album à lire en recto-verso offre plusieurs points de vue :
celui d’une humaine d’une part, celui d’un animal marin (un requin) d’autre part.
L’album est à découvrir pour deux raisons : il intéresse à la fois au niveau littéraire, par cette diversité de points de vue, et aussi au niveau écologique, parce qu’il évoque la beauté de l’océan – menacée par les paquebots humains.

Dans mon océan, Adèle Tariel et Jérôme Peyrat, éditions du Père Fouettard, mai 2026.

Le propos du Chant du pêcheur est justement d’accorder de l’importance au rêve et à la vie intérieure.
Il frappe d’emblée par la beauté de ses illustrations à l’aquarelle, qui transportent le lecteur dans un monde de rêve… Dès la couverture, le ciel est traversé de lumières bleutées et rosées qui frappent l’œil. Or le monde imaginaire est en effet mis à l’honneur.

Cette histoire se présente comme un conte, avec l’appel des sirènes par trois fois: en échange de la gloire et de la fortune, l’une d’elles lui demande de renoncer à son plus beau souvenir, et une autre sirène d’oublier ses rêves, en gagnant au passage l’immortalité.
Quant à la dernière, elle lui promet un trésor, un brochet en or, qui lui permettrait de s’offrir ce dont il manquait.

Toutefois, le pêcheur refuse de renoncer à la beauté de ses souvenirs (à celui de son chat, de sa douceur et de son tendre ronronnement). Il souhaite poursuivre son rêve d’une « maison posée au fonds des eaux », dans une immense bulle d’air la protégeant de l’océan. Il refuse enfin le cadeau du brochet doré… Il préfère s’endormir du sommeil du juste au soleil couchant.

L’album est à découvrir, aussi parce qu’entre terre et mer, il permet d’admirer des images superbes sur le ciel et sur l’océan… Il délivre aussi un message essentiel : celui de de ne pas renoncer à ses espoirs, à ses rêves et à sa vie intérieure. Un album en tout point magnifique.

Le chant du pêcheur, David Pogran et Diana Marciano, éditions du Père Fouettard, mai 2026.

Dans bouuuuut !, les mouettes sont gênées par la présence d’un immense paquebot dans leur habitat . D’innombrables touristes volubiles surgissent du bateau et envahissent l’espace, en écrasant un crabe au passage… De nombreuses espèces souffrent de leur présence comme c’est le cas ici pour es oiseaux de mer.

Claire Garralon avait déjà donné la parole aux mouettes dans un autre album : Pouêt ! L’un des oiseaux avait avalé du plastique, ce qui étouffait ce qu’il disait – sachant que la pollution plastique étouffe littéralement les océans. Là, ce sont les humains qui empêchent d’autres espèces de vivre à leur aise dans leur habitat naturel.

La beauté des illustrations sert au propos de Claire Garralon. L’auteure avertit adultes et tout-petits sur les difficultés qu’engendrent les activités humaines. L’utilisation de paquebots de plaisance est sans égard pour la vie des animaux marins qui évoluent dans l’océan. Les humains qui empêchent d’autres espèces de vivre à leur aise… dans leur habitat naturel.

L’album est à retenir à la fois au niveau écologique et au niveau esthétique.

Bouuuuut !, Claire Garralon, éditions Memo, avril 2026.

Alma et les trésors de l’océan est un appel au secours :
une jolie histoire comme une bouteille à la mer…

Cet album permet de sensibiliser
en même temps petits et grands
à l’écologie et en particulier
à la vie dans les océans.

Un petit poisson adore collectionner coquillages
et toutes sortes de trésors.
Attiré par une belle perle brillante,
il se retrouve mal placé, dans un drôle de bocal…

Ce petit poisson effectue un long voyage
finit par se trouver sur une plage.
Il se retrouve sur le chemin
d’une petite fille qui parvient à le délivrer.
de la bouteille dans laquelle il était coincé.

La pollution des océans
est un problème bien plus que gênant :
Il empêche les poissons d’évoluer en toute liberté
et la vie sous-marine de prospérer.

Or dans la barrière de corail vit
une multitude d’espèces uniques :
– l’hippocampe feuillu appelé dragon de mer,
– le grand poulpe à anneaux bleus,
– le fameux poisson-clown,
– et les étoiles de mer bleues.

A la fin du livre, un petit rappel
propose de faire plus attention
à l’utilisation des objets plastifiés,
de faire appel au recyclage,
voire d’aider au nettoyage des plages :

Cette histoire est surtout un appel au secours :
une jolie histoire comme une bouteille à la mer.

Alma et les trésors de l’océan, Lara Hawthorne, Larousse, mars 2020.

Héloïse a aussi choisi un roman pour adolescents : Kaspar le chat du Grand Hôtel.

Johnny Trott est un orphelin qui travaille comme groom au grand hôtel le Savoy à Londres : il accueille les clients, les installe dans leurs appartements, et porte leurs bagages. C’est ainsi que le jeune garçon rencontre Kaspar, un chat superbe et hautain, qui appartient à une comtesse russe. Or la maîtresse du chat doit s’absenter : elle demande alors à Johnny de parler à Kaspar et de le promener. Peu à peu, le jeune groom s’attache à ce chat dédaigneux mais si beau qu’il provoque l’admiration. Le félin, ce « prince des chats » semble sourire tant il apprécie les efforts du jeune garçon. En récompense, l’aristocrate russe invite le groom à l’entendre chanter la « Reine de la Nuit » : en effet, elle est la cantatrice qui chante cet opéra.

Mais dès le lendemain, un accident met brusquement fin à la vie de la comtesse. Ce brusque décès attriste l’orphelin. Johnny a néanmoins pris le chat en affection et continue à prendre soin de lui.

Par ailleurs, le jeune garçon se lie d’amitié avec une fillette joyeuse et bien vivante, Lizbeth. Cette dernière aime beaucoup Kaspar… Toutefois, la petite fille doit partir à bord d’un paquebot, le Titanic, qui doit l’emmener, elle et sa famille, en Amérique. Johnny suit la fillette sur l’immense bateau : à cette fin, il lui apporte le chat (caché dans une couverture). Finalement, sur un coup de tête, il reste à bord – il devient ainsi un passager clandestin du paquebot réputé insubmersible.

Mais Johnny ne tarde pas à se faire repérer par le capitaine – , qui le fait désormais travailler comme « chauffeur » près des chaudières du bateau. Le Titanic heurte toutefois un iceberg, ce qui provoque la fin du paquebot. Lisbeth et sa mère parviennent à se glisser dans un canoë de sauvetage : les femmes et les enfants d’abord! En dépit du naufrage, Johnny et le père de Lizbeth réussissent à embarquer à bord d’une chaloupe mise à l’eau par une immense vague.

La narration prend pour thème la mer, thème que j’aime particulièrement. Le récit reprend donc un épisode historique : le naufrage du Titanic. Le roman s’inscrit autour de cet épisode à l’origine d’un grand film romanesque.
C’est encore un naufrage, comme dans Le mystère de Lucy Lost – un roman historique qu’elle avait beaucoup aimé.

Le roman s’articule aussi sur les mésaventures d’un jeune orphelin qui a la chance de se tirer de plus d’un mauvais pas . Après l’accident survenu en mer, Johnny se fait adopter par la famille de Lizbeth. Les épreuves rapprochent quand il est question d’entraide …
Le roman fait ainsi part d’une amitié entre deux adolescents et de l’affection pour un merveilleux chat.
Plus tard, Lizbeth sculpte une statuette du chat, qui serait plus à sa place au grand hôtel – elle décide que Johnny qui a grandi doit aussi ramener Kaspar en Angleterre.
Un mystère s’inscrit toujours autour de l’apparition de ce beau chat majestueux : car il paraît que ce superbe félin hante encore le grand hôtel du Savoy. Ainsi, il se jucha encore sur le piano d’une comtesse russe, elle aussi présente dans ces lieux.

Kaspar, le chat du grand hôtel, Michaël Morpurgo, Gallimard jeunesse, 2008.

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C’était notre dernier billet d’été, nous espérons vous avoir fait voyager !

La semaine prochaine, nous vous proposerons une sélection thématique autour de la rentrée, parce qu’elle arrive, il faut bien s’y préparer !

Vacances rime avec Intense


Pour Héloïse (Helolitla), le mot Vacances rime avec « intense ». Que ce soient l’amour, la confiance en soi, les rencontres hautes en couleurs, pour elle, c’est clair, les vacances, c’est le moment d’explorer, de rencontrer, d’aimer, de se retrouver. Un peu à la manière de Séverine donc sur le thème de l’amour et de l’amitié, un peu à la manière d’Hélène pour la confiance en soi, mais en mode… intense ! 


Et quoi de mieux que la littérature adolescente pour exprimer le mieux le bouillonnement et l’effervescence de cette période où l’intensité est à son paroxysme ? Voici donc une courte sélection de romans ado, pas toujours estivaux, mais qui lui ont procuré des émotions intenses !

*** Des héros-ïnes qui ressentent tout intensément ***


Yellow Feu follet, l’héroïne du roman éponyme de Siècle Vaelban, fait partie de ces héroïnes qui ressentent tout intensément. Yellow court dans tous les sens, mais elle est aussi solaire et très touchante, à l’image de ce roman qui a beaucoup ému Héloïse, et qui traite entre autres, de santé mentale. C’est un texte court, qui fourmille d’émotions, qui nous plonge dans la beauté du monde et de la nature, dans la complexité des émotions, avec justesse, et poésie.

Yellow Feu Follet, de Siècle Vaëlban, L’école des Loisirs, 2026

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Dans un tout autre style, mais qui ne laisse pas indemne, on retrouve Miriam, l’héroïne du roman Hyper, d’Émilie Chazerand. Et le titre du roman colle bien au personnage de Miriam, qui est à la fois hyper drôle, malgré la tristesse et la gravité du quotidien qu’elle nous narre, hyper sensible (elle perçoit les émotions et les exprime de manière exacerbée), hyper cynique (âmes sensibles se méfier, certaines de ses réflexions sont bien noires), hyper attachante surtout. Héloïse a adoré l’intensité de ce texte caustique, presque dérangeant par moments, qui bouscule et bouleverse.

Hyper, d’Emilie Chazerand, Pocket Jeunesse, 2025

Ce roman était d’ailleurs l’objet d’une lecture commune entre Lucie, Liraloin et Héloïse.

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Eden, l’héroïne de Marie Colot, est à fleur de peau, mal dans sa tête depuis un événement tragique, rongée par la culpabilité… Sur la thématique, choquante !, du marché de la réadoption aux Etats-Unis, l’autrice embarque ses lecteurices, le temps d’un été, dans la vie de cette héroïne écorchée, qui a peur de s’attacher. C’est vif, parfois brut, parfois poétique, mais toujours juste. On ne peut que se laisser emporter par Eden, sa verve, son énergie, et ce roman lumineux, bourré d’optimisme, sur la résilience, la capacité à surmonter les épreuves.

Eden, fille de personne, de Marie Colot, Actes Sud, 2021

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Coment ne pas parler de Nathanaël Stone, le héros de La première Rose de Bloomstone, de Mary Orchard ? Les difficultés qu’il doit affronter, son abnégation, son courage, et surtout, la générosité et l’empathie dont il fait preuve… Il a énormément touché Héloïse, ce jeune homme qui se sent vite différent des autres, hypersensible, qui doit se battre dans une société qui n’est prête à accepter ni ses émotions, ni son orientation sexuelle. Une lecture-doudou, cosy, qui fait pleurer, qui fait sourire.

La première rose de Bloomstone, de Mary Orchard. Casterman, 2024

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*** Des voyages intenses qui changent la vie ***

Les vacances, c’est souvent l’occasion de voyager, de découvrir de nouveaux paysages, de rencontrer de nouvelles personnes, d’en retrouver d’autres. Et parfois, de se (re)trouver au bout du chemin. Voici donc un petit échantillon de voyages intenses et inoubliables, qui changent à jamais la vie de leurs personnages. Comme le très célèbre Les petites reines, déjà cité par Séverine et Hélène, qu’il était impossible de ne pas mentionner ici !

Les petites reines, ce sont Astrid, Hakima, et Mireille. Trois adolescentes qu’un concours malveillant a élu « Boudins » du collège sur Facebook. Toutes trois montent un rejet fou : rallier Paris, depuis Bourg-en-Bresse, leur ville d’origine, à vélo ! Derrière elle, le lecteur est embarqué dans un voyage initiatique drôle et foufou, qui a le don d’aborder avec légèreté un sujet sensible et difficile : le harcèlement, et la grossophobie. C’est rocambolesque, et les rebondissements sont nombreux sur la route des trois jeunes femmes. Ode au vélo, à l’amitié, invitation à croire en soi et à s’accepter tel que l’on est, Les petites reines est une pépite d’humanité.

Les petites reines, de Clémentine Beauvais. Sarbacane, 2015

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Direction l’Irlande maintenant, avec Sweet Home, et ses paysages sauvages, abrupts et splendides. On y suit Birdie, sa mère et son petit frère Yzac, qui sillonnent le pays dans un van. On y croise des adolescents et des adultes blessés, qui souffrent et peinent parfois à communiquer. On y découvre les secrets du passé. Et puis l’espoir, la lumière, l’amitié et l’entraide qui transcendent tout. Reconstruction, rédemption : entre émotions et tensions, moments difficiles et instants plus cosys, dérobés à l’âpreté de la vie, c’est une lecture certes dure mais aussi très poétique, percutante, et optimiste.

Sweet home, de Nancy Guilbert. Didier Jeunesse. 2024

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Bien évidemment, avec cette histoire de voyage et d’émotions intenses, Héloïse a très vite pensé à L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, cette jeune fille de 12 ans qui sillonne les États-Unis dans un bus avec son père Rodéo. Ce roman, c’est un road-trip haut en couleurs et foufou, des discussions, des mésaventures, ces personnes abîmées par la vie, qui vont échanger, dévoiler leurs secrets, et évoluer. Au programme donc, traumatisme, deuil, violences, mais aussi et surtout entraide, amitié, humour, espoir. Héloïse a adoré ce texte, triste, mais aussi doux et lumineux !

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart. Pocket jeunesse, 2020

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Sur une touche plus fantasy, L’Odyssée des Tranchevent, la duologie de Noémie Delpra, propose un voyage époustouflant et onirique dans un univers où les terres flottent dans les cieux, et les humains sont appariés à des créatures maritimes volantes… Mais Nayla, privée de l’usage de ses jambes, n’a pu rencontrer son âme sœur… Mise à l’écart par les siens, elle vit simplement en compagnie de son frère adoptif Brewen. Jusqu’au jour où il disparaît… Pour le retrouver, Nayla se lance dans un dangereux périple. Sur sa route : de nombreuses rencontres, des aventures périlleuses, et surtout, au bout du chemin, elle-même… Deux romans lumineux et fascinants sur l’importance de croire en ses rêves, et la force de l’entraide.

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*** Des émotions intenses ***

Deuil, résilience, amour, passion, émerveillement… La littérature jeunesse et ado regorge de romans qui abordent ces émotions intenses, le temps d’un été… ou non. Petit florilège.

Dans Gazelle Punch, de Nancy Guilbert, nous suivons Violette, qui accueille tous les étés un adolescent en difficulté. Mais cette année, il y en aura deux : Dempsey, et Livia. tous deux très différents, et avec un passé bien difficile… Des personnages abîmés par la vie, fragiles, et terriblement touchants. D’une côté, une femme qui a tout perdu et se consacre désormais aux autres pour avancer. De l’autre deux adolescents meurtris. Héloïse a adoré cette magnifique histoire d’amitié et d’entraide qui se dessine derrière ces histoires tragiques. De la bienveillance, de l’amour, de la rédemption, ce roman ado est une invitation à s’ouvrir aux autres et à partager. Un roman puissant, émouvant, une ode à la vie.

Gazelle Punch, de Nancy Guilbert, Slalom, 2023

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Avec Les cigales chantent ton retour, Caroline Peiffer emmène ses lecteurices en Provence, entre romance et résilience. Deux points de vue alternent : Prune, jumelle effacée de Mirabelle, passionnée de lecture et de crochet, qui revoit son amour d’enfance, Cyprien, et son passé plus-que-compliqué. Avec ce roman, on navigue entre amour – passion (et tendres premiers émois), reconstruction après un passé violent (certains passages font horriblement mal au cœur !), et affirmation de soi. Une belle lecture, dépaysante, parfaite pour la saison.

Les cigales chantent ton retour, de Caroline Peiffer. Scrineo romance, 2026

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Changement radial de décor pour La Neige au rendez-vous d’Esmé Planchon : direction Paris et les fêtes de fin d’année. Si décembre est pour beaucoup une période de réjouissance, c’est aussi un moment compliqué pour celleux qui viennent de vivre un drame, comme Amélie. Cette héroïne blessée, perdue, fuit la réalité parce qu’elle lui fait trop mal. Parce que son frère n’est plus là, que sa mère s’enferme dans sa chambre toute la journée. Et puis, il y a Stella, la fille du nouveau compagnon de sa tante. Entre elles deux, ça crépite, les éclairs fusent. Deuil et amour, droit d’être qui on veut et d’aimer qui on le souhaite, c’est une lecture fantasque, magnifique, qui a bouleversé Héloïse.

La neige au rendez-vous, d’Esmé Planchon. Bayard jeunesse, 2025.

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Pas de vacances dans Le jardin aux acacias, mais de ces petits instants volés, riches en émotions partagés. Max, le petit héros, s’ennuie. Alors ses parents lui proposent de passer ses mercredi chez son papy Jean. Mais là-bas, il s’ennuie aussi !

Ce roman d’une grande douceur, est poétique, et surtout riche en émotions. Il montre l’éclosion d’une belle relation intergénérationnelle entre Max et son papy, une relation pleine de silences, d’instants partagés, de secrets dévoilés. A travers le personnage taciturne de papy Jean, on découvre l’ampleur de deuil et de la souffrance, qui peuvent nous enfermer sur nous-mêmes, au point d’en oublier l’essentiel : s’ouvrir au monde, et à ceux qui nous sont proches. Héloïse a ete très touchée par cette belle histoire qui défend l’attention aux autres, et nous parle de la douceur fragile des instants partagés.

Le jardin aux acacias, d’Elise Blaque. Didier jeunesse, 2026

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En terme d’émotions fortes, difficile de passer à côté de Non réparable, d’Hervé Giraud. Un roman dur, violent, marquant, percutant, bouleversant. Le genre de roman qui fait mal et en même temps exprime avec beaucoup de finesse et de justesse l’explosion, la rage, le désarroi d’un adolescent maltraité dès le plus jeune âge.

Milo, le protagoniste, est enfermé dans un centre spécialisé. Qui est-il ? L’histoire, horrible, se révèle au fil des chapitres et des rendez-vous du jeudi chez le psy. Maltraitance, violence familiale, humiliations, rien n’est épargné à Milo, qui n’est en sécurité nulle part. C’est dur, toute cette violence, toute cette détresse qui affleure, c’est cru, ça prend au tripes. Mais c’est aussi un texte malheureusement nécessaire, pour mettre des mots sur ces maux de notre société. Héloïse a lu ce texte en apnée jusqu’au final, et sa révélation. Elle tenait à vous le partager, malgré sa dureté, pour sa poésie et son message essentiel.

Non réparable, d’Hervé Giraud. Ed. Tierry Magnier, 2026

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Enfin, pour finir sur une touche un peu plus optimiste, parce que c’est une lecture d’été qui se prête totalement à la thématique, parce qu’elle l’a relu il y a peu, et parce que c’est un de ses romans préférés !, Héloïse ne pouvait pas ne pas parler de Nos Constellations, de Florence Quentin. Le pitch ? Maxence et Aurélien sont deux lycéens qui ont vécu chacun un drame. Deux anciens amis d’enfance, perdus de vue, qui se retrouvent sept ans après. Avec cette question, au fond d’eux : l’alchimie qu’ils ont ressenti étant enfants est-elle toujours là ?

Héloïse adoré cette histoire, ces deux jeunes hommes et les personnages qui gravitent autour d’eux, cet amour naissant et si profond qu’il renverse tout sur son passage. Les deux héros sont à vif, écorchés par les épreuves, mais aussi et surtout très lumineux quand ils sont ensemble. En quelques centaines de pages, elle a vécu avec Maxence et Aurélien de bien jolis moments, d’une grande tendresse, entre humour, émotions, tristesse et joie.

Nos Constellations, de Florence Quentin. Didier Jeunesse, 2025

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Et vous, quelles ont été les lectures les plus intenses pour vous ?

Vacances rime avec… confidences et confiance

L’été, ce moment où tout ralentit, pour le plus grand bien des grands et des petits, ce moment où l’on sort de son quotidien pour vivre des aventures pas forcément hors du commun mais qui nous permettent de faire des rencontres qui nous transforment ou tout simplement de passer de précieux moments avec ceux qui nous sont proches… Amis, famille, copains de vacances… C’est l’occasion de passer de longues soirées à se raconter notre année, à faire des confidences et aussi à gagner en confiance. Nouvelles expériences et retrouvailles sont parfaitement propices à tout cela et voici quelques livres pour vous accompagner sur ce chemin, soigneusement choisis par Hélène.

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Pour les amis de confiance, Hélène et retombée sur Loulou, ce classique de Grégoire Solotareff.

Un loup et un lapin qui deviennent amis, quoi de plus insolite… Mais pas si surprenant en vacances et dans la littérature jeunesse où l’amitié fait souvent fi des conventions.

Loulou, Grégoire Solotareff, Ecole des Loisirs

Mais un jour, Loulou fait une mauvaise blague à son ami qui prend peur. Il lui faudra beaucoup de temps pour regagner sa confiance mais une fois cela fait, les deux compères seront inséparables pour la vie.

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Nous restons sur le thème de l’amitié, que Séverine a déjà traité avec brio d’ailleurs, mais qui pour Hélène est toujours intimement lié à la question de la confiance. Et pour cela, rien de tel que le titre Mon ami, de Pauline Martin et Astrid Desbordes, un livre qui met en scène le petit Archibald auquel nous avons eu le temps de nous attacher depuis la parution du titre Mon amour en 2015.

Dans Mon ami, Archibald se lie avec un jeune garçon, Sam, un peu différent des autres. Pourtant, il ose aller vers lui et entrer dans son univers puisque Sam est un enfant qui a beaucoup d’imagination et sait regarder le monde avec l’oeil d’un rêveur et ainsi voir le beau partout, comme des dragons dans les nuages. Les deux jeunes garçons se font confiance malgré leur apparente différence et se créent leur univers bien à eux.

Mon ami, Astrid Desbordes, Pauline Martin, Albin Michel Jeunesse,

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Dans Clarissa et Septimus, Clarissa, jeune lérote, est censée hiberner tout l’hiver, comme le reste de sa famille. Cependant, elle préfère se lancer dans une compétition de patinage artistique avec son ami Septimus. Ce projet deviendra réalité grâce à l’alliance des deux amis et des encouragements mutuels. Une belle preuve de confiance et un album qui, Hélène l’espère, vous rafraîchira au cours de cet été caniculaire.

Clarissa et Septimus, éditions Ecole des Loisirs, 2024

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On passe maintenant à un petit roman pour les enfants d’école primaire, cet âge où l’on affine ses relations et où on choisit ses amis avec davantage de soin et de sélectivité : en primaire, on n’accorde plus sa confiance à n’importe qui.

C’est là que ce petit roman est génial, au même titre que son héroïne, Diane !

Embêtée par Ethan, elle saura trouver des alliés à qui faire confiance. En secret, dans leur confidences d’amis, ils mettent en place un plan pour neutraliser les agissements du jeune garçons.

Une jolie démonstration du pouvoir du groupe et de la confiance en soi et en les autres pour se protéger du harcèlement scolaire.

Diane la géniale, Estelle Billon-Spagnol, Sébastien Mourrain, 2023

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L’amitié et la complicité tiennent également une grande place dans le classique de Marie-Aude Murail, Le hollandais sans peine.

Jean-Charles est un jeune garçon espiègle qui a tous les plans pour se faire dispenser de devoirs de vacances et qui se fait un ami, avec qui il apprend le hollandais… Enfin ça, c’est ce qu’il fait croire à ses parents ! Secrets de copains, confidences dans le dos des parents et bonne tranche de rigolade, ce petit roman fera bien rire les enfants de primaire un peu coquins !

Goed lezen (bonne lecture en hollandais, le vrai.!)

Le hollandais sans peine, Marie-Aude Murail, L’école des Loisirs, 2010

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Quatre soeurs en colo s’est imposé à Hélène quand il a fallu réfléchir à ce billet puisque quel meilleur contexte pour gagner en confiance et en indépendance que de partir en colo ? C’était aussi l’occasion de parler de cette série à succès de Sophie Rigal-Goulard. Car les vacances, c’est aussi le moment de retrouver des compagnons familiers qu’on n’a pas toujours le temps de côtoyer en temps normal.

Confidences sous la tente et entre soeurs, confiance en de nouveaux amis, gaffes et blagues affectueuses, tous les ingrédients sont réunis pour un été bien entouré.

Quatre soeurs en colo, Sophie Rigal-Goulard, Rageot, 2022

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Mes vacances chez mes incroyables grands-parents est un très beau titre qui parlera à beaucoup de petits lecteurs qui ont la chance d’aller passer un peu de temps chez leurs grands-parents ou tout simplement de partager plus de temps avec eux à cette période de l’année.

Le jeune garçon de ce roman s’ennuie jusqu’à ce qu’il trouve une boîte remplie de merveilles et trésors d’un temps passé : photos, objets… Ce sera l’occasion d’ouvrir un dialogue avec ses grands-parents car plusieurs de ces objets et photos leur ont appartenu et/ou les représentent.

Transmission, confidences et histoires de famille, une plongée dans le temps que les enfants adorent car ils comprennent ainsi mieux d’où ils viennent… Des souvenirs d’été inoubliables de complicité partagée.

Mes vacances chez mes incroyables grands-parents, Daniela Sosa, Gallimard Jeunesse, 2025

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Toujours sur ce thème de l’échange avec les grands-parents en vacances, Hélène vous propose Le voyage de Hulotte, chouette (;)) héroïne que l’on adore retrouver dans ce contexte dépaysant pour les lecteurs qui ne sont pas du Sud.

Hulotte fait un séjour chez ses grands-parents, à qui elle apprend à faire confiance au fil du séjour même si elle est un peu fâchée au début que ses parents la laissent. Elle savoure ensuite les bénéfice d’une vie ralentie, découvre le mode de vie que l’on pourrait qualifier de « slow » de ses grands-parents et les expressions typiques de leur région. Sans beaucoup de mots, ils lui transmettent beaucoup de sagesse et de confiance, confiance en eux mais aussi en cet endroit qui a l’aspect d’un refuge intemporel où elle reviendra et qu’elle pourra toujours convoquer dans ses souvenirs.

A découvrir en famille, cet album lui aussi saura toucher le coeur des enfants par sa sensibilité qui permet de ressentir des choses intangibles et indescriptibles qui touchent à l’histoire et à l’identité de chacun qui, on le sait, son des ingrédients magiques de confiance et de bonheur.

Les vacances de Hulotte, Juliette Lagrange, Kaléidoscope, 2024

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Dans un format un peu différent, Hélène vous propose la BD sans texte Luminous. Un coup de coeur pour petits et grands, qui parle de l’aspect sombre de nous-même et du monde qui nous entoure qui peut parfois nous submerger. L’héroïne, la jeune Color, qui manque de confiance en elle, choisira de suivre la lumière en la « personne » d’un chat qui la guide vers un passage secret qui mène à un monde meilleur. Se faire confiance, faire confiance à la vie, voici un chemin à emprunter même si cela n’est pas facile. Un ouvrage aux sublimes illustrations, plein de poésie et de métaphores, du genre que l’on peut lire et comprendre différemment selon les périodes de sa vie. A prendre le temps de lire à l’ombre ou au soleil, pour faire entrer la magie en vous et la garder toute l’année.

Luminous, Mari Guillem, Editions de la Gouttière, 2026

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Enfin, Hélène termine cette chronique par un roman ado qui a déjà été évoqué par Séverine dans son billet d’été qui parlait d’amitié et qu’Héloïse avait chroniqué sur Babelio ici, Les petites reines. Hélène vous renvoie à ces deux très bonnes chroniques mais voulait tout de même citer ce titre qui parle d’un road-trip à vélo entre filles, qui permet à chacune de prendre confiance en elle et de parler, entre « boudins », de choses qu’elles n’arrivent à confier à personne d’autre. Un roman à la fois drôle et touchant.

Les petites reines, Clémentine Beauvais, Gallimard Jeunesse, 2019

Et voilà, Hélène espère que cet été sera pour vous et vos enfants le moment de déposer quelques confidences auprès d’oreilles compréhensives et attentives, de grandir un peu et d’aborder la rentrée avec confiance une fois débarrassés de ce qui peut encore vous peser.

Très belle suite d’été à tous !

Vacances rime avec … Détente

Après les explorations du temps par Lucie et de l’élégance par Liraloin, l’expérimentation des amitiés et premières amours par Séverine, Blandine offre sa rime…

Quand arrivent les vacances d’été, Blandine ne souhaite que la détente ! Se laisser porter, emporter, par les envies (ou non) de sorties, par ses enfants, par les ami.e.s, par les envies de lectures, sans quasi rien prévoir, pour ne surtout pas avoir à courir après le temps, après des objectifs même s’ils sont de loisirs. Arrive ce qui doit arriver !

*** Plongée en PAL profonde ***

Et l’un des grands plaisirs de Blandine pendant l’été est d’aller explorer sa PAL (= Pile à Lire), celle qui accueille si généreusement ses « prochaines » lectures au fil de ses envies et qui attendent si patiemment leur moment !

Le petit poisson noir. Samad BEHRANGUI et Joseph VERNOT. Albin Michel, 2018

Au fond de la mer, une vieille maman poisson s’apprête à raconter à ses 12000 enfants et petits-enfants l’histoire du Petit Poisson Noir. Ce dernier vivait heureux avec sa mère au creux d’un ruisseau. Ses journées se passaient à jouer, mais cette vie lui sembla un jour creuse et vide. Il réfléchissait et se questionnait, sur ce qui se trouvait au-delà de « son » monde et où finissait le ruisseau. Sa décision était prise, il lui fallait le découvrir.

Ce conte iranien est ici proposé dans un version bilingue et bellement illustrée. Son auteur, Samad Behrangui (1939-1968), anti-idéologue, antipatriarcal, anticlérical et militant de l’alphabetisme et de l’éducation, nous livre ici un récit d’émancipation vital. Sa publication fut interdite en Iran, mais heureusement non entravée ailleurs.

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Dynamythes: 20 Histoires mythologiques dont on parle sans le savoir. Annelise HEURTIER et Benoît PERROUD. Casterman, septembre 2020

C’est sans savoir que nous serions dans une année « Odyssée » (cf le film de Christopher Nolan sorti en salles le 15 juillet 2026) que Blandine a placé ce documentaire dans sa liste des « 26 livres à sortir en 2026 ». Mythes + Annelise Heurtier = Que du bon ! D’autant que c’est une autrice que nous apprécions particulièrement A l’Ombre du Grand Arbre, souvenez-vous 😉

Tel un programme de théâtre, Annelise Heurtier nous raconte donc 20 mythes qui ont donné lieu à des expressions (« la roue tourne », « être médusé », « le nombril du monde »), à des noms communs (un atlas, un dédale, un cerbère), etc. Chaque présentation est courte et toujours sous un angle narratif différent: déposition, théâtre, acrostiche, dialogue, interview… et prolongée par des ressources artistiques. C’est drôle, bien fait, instructif. A ne pas lire d’une traite cependant, pour éviter l’effet catalogue.

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Khadim, le petit Lord. Gwladys CONSTANT. Oskar Editeur, novembre 2018

Grâce à Edwige, une militante pour les sans-papiers » et la Comtesse qui les accueille en sa demeure, Khadim et sa maman Koumba peuvent quitter le centre d’accueil où ils logeaient depuis leur arrivée du Sénégal. Chez la Comtesse, chacun a son rôle et tous s’entraident, ce qui ne va parfois pas sans heurts, mais qui les enrichit tous humainement.

Elle fait appel à nos talents, à ce que nous savons faire, elle met à profit notre force humaine et notre volonté, elle fait en sorte que nous n’oubliions pas que nous avons notre place dans cette société, mais que nous devons la gagner.

Ce court roman de Gwladys Constant est toujours d’une triste actualité mais nous rappelle combien la fraternité, la solidarité, l’altérité, la générosité et même la candeur ne sont pas de vains mots.

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Casseurs de solitudes. Hélène VIGNAL. Editions du Rouergue, avril 2014

« On peut toujours faire quelque chose » : tel est le leitmotiv de ce livre composé de neuf nouvelles et autant d’adolescents, dont certains se retrouvent dans les récits des autres. Non, « ne rien lâcher » car tout peut encore advenir malgré la difficulté, malgré les apparences. Il s’agit d’amener une « rupture » pour que quelque chose survienne, pour qu’une autre image se forge. La force d’Hélène Vignal est de nous immerger instantanément auprès de ces ados, et de ces adultes, de nous donner à ressentir immédiatement leur situation, leur perspective et le changement possible. Et c’est fort !

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*** Découvertes en Lectures***

Lire, c’est découvrir : des émotions, des parcours de vies, des situations de vies, des cultures, d’autres manières de vivre, de penser, d’agir, c’est se confronter, se bousculer, se rassurer aussi.

S’émerveiller. Kobi YAMADA et Charles SANTOSO. Le Lotus et Le Petit Eléphant, septembre 2024

Blandine en est persuadée: l’émerveillement n’est pas réservé à l’enfance, n’est pas naïf, n’est pas réducteur. Bien au contraire. L’émerveillement est à savourer et à entretenir tout au long de sa vie. Il permet d’accueillir, de se réjouir et de percevoir, des plus infimes aux plus grands évènements, de ne pas classer, classifier, ranger. Il est aussi naturel que spontané, aussi résistant que militant même. Il est acte de reconnaissance, de gratitude et apporte à qui le ressent et le partage, une énergie nouvelle, puissante et rayonnante.

Comme dans ses autres albums, Kobi Yamada n’use que de quelques mots par double page. Un dessin d’une grande tendresse et beauté délicate les accompagne pour nous les faire ressentir. Simplement magnifique.

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Devine Cherche et Trouve Villes. Manon BUCCIARELLI. Gallimard Jeunesse, novembre 2023

Blandine aime apprendre par les livres, découvertes à prolonger (ou pas) in situ ! Cet album grand format à la magnifique couverture nous invite à parcourir 16 villes du monde par le biais d’éléments culturels forts. Sur une double-page, soit le texte est intégré aux illustrations, soit l’une comporte les mots, l’autre les dessins. L’autrice et illustratrice a joué sur les formes et les symétries pour les agencer ca qui nous offre un formidable effet visuel. En plus dé découvrir donc… et de susciter des envies de voyages !

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La Tour de Gustave. Sophie ADRIANSEN et Youlie. Glénat Jeunesse, avril 2023

C’est souvent ce qui se trouve le plus près de chez nous que l’on va voir le moins « en vrai ». Et cela faisait des années que Blandine ne s’était pas approchée de la Tour Eiffel qu’elle aime pourtant tellement admirer, notamment depuis la ligne de métro 6… A défaut de monter à nouveau ses marches, elle en a fait le tour, limitée par le mur en verre qui la ceint désormais, et a retrouvé avec bonheur les pages de cet album au format aussi allongé que la Tour Eiffel est haute.

« Je suis la Dame de Fer » : la narratrice de notre album, c’est Elle ! Elle se dévoile autant qu’elle raconte Gustave Eiffel, de son parcours à Paris, en France et à l’international, de sa fascination pour le métal et les défis, jusqu’à son idée, sa conception, sa construction. Et plus encore !

Les mots choisis de Sophie Adriansen, qui sont un régal à lire à voix haute grâce à ses sonorités rythmées et rimées, sont bellement accompagnés par les illustrations aux nuances de violets de Youlie, qui use de perspectives comme d’Art Nouveau. Cet album est un régal qui donne envie de voir et revoir La Dame de Fer !

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Alice au pays du cinéma. Sandrine BEAU. Alice Editions, janvier 2026

Alice Guy + Sandrine Beau + Blandine = Une grande histoire d’écriture / lecture / fascination. Ce roman en forme de journal intime n’est pas le premier que Sandrine Beau consacre à Alice Guy, première femme réalisatrice française, dont le nom a été sciemment et injustement effacé de l’Histoire et du cinéma. Vous devinez aisément pourquoi ! Son parcours est aussi fantastique et grandiose que triste. Avec ce roman, l’autrice va plus loin que dans ses précédents écrits (parus chez Belin Jeunesse), dans les thèmes comme dans la temporalité.

Le caractère et le parcours d’Alice Guy, de la France aux Etats-Unis, en passant par le Chili et la Suisse, sont passionnants. D’abord engagée comme sténodactylo au Comptoir de la photographie par Léon Gaumont, elle s’enthousiasme pour le cinématographe et lui prédit un avenir si on le conçoit comme un outil de divertissement. Ce qu’elle met en œuvre, en foisonnement d’idées, écritures de saynètes, mises en place et réalisation.

Une vie à découvrir et redécouvrir !

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***Lectures d’été***

Blandine aime accorder ses lectures à la saison. Et été rime avec mer et plage. Et soleil et glaces aussi. Avec évasion sensorielle par le chant de l’eau, le roulis des vagues, le chuintement de l’écume, les coquillages à ramasser et assembler pour du land art. Et bien sûr, la lecture les doigts de pied en éventail. Certes un peu cliché, mais tellement évocateur et bienfaisant !

Mes petits imagiers. la mer. Janik COAT. Editions La Partie, 2025

Un album cartonné au jaspage bleu, petit format de poche à la couverture si évocatrice et c’est comme si on y était ! Tout s’y trouve: plage, glaces, raquettes, parasols, baleine, paquebot et sous-marin… Aussi mignon que tendre, aussi doux qu’immersif, un dessin aquarellé, les mots, aussi minimaliste que beau !

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Haïkus du bord de mer. Rhéa DUFRESNE et Maud LEGRAND. Le Rouergue, mai 2025

Si la mer évoque l’été pour beaucoup, elle n’en reste pas moins présente et réelle toute l’année. Ces haïkus nous restitue son bord en toutes saisons et en différents lieux. De l’aube à son crépuscule, au nord comme au sud. Ses couleurs, ses éléments, ses changements nous sont restitués dans toute leur puissance et évanescence grâce à ces petits poèmes de trois vers et des illustrations colorées et collées.

Sous le soleil
Miettes de coquillages
La plage en robe de bal

Rivage d’automne
Jeu de mikado géant
Les grands bois flottés

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Une légende dit qu’en accolant son oreille à un coquillage, on peut en entendre le ressac des vagues. Voyage acoustique et immersif que vont vivre Mona et ses frères et sœurs qui n’ont pas la chance de partir en vacances cet été-là. Grâce à un coquillage offert par une vieille dame qui tient une boutique d’antiquités, ils vont vivre un été sensoriel fait de mots et de sensations marines.

Le coquillage. Camille FLOUE. Editions thierry Magnier, collection « Petite Poche », février 2026

La collection « Petite poche » des éditions Thierry Magnier regorge de petits trésors en textes courts et évocateurs aux thèmes aussi riches que variés. Celui-ci nous rappelle que tous n’ont pas la chance de partir en vacances, de vivre mille aventures et que pourtant, elles peuvent se dévoiler par le biais d’anodines circonstances. Une ode à la rencontre, à l’expérience commune et au partage !

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Et pour vous, avec quoi rime le mot « Vacances » ?

Pour Hélène, qui signera le billet d’été prochain, il rime avec « confidences ». Intriguant !