Mai, ses ponts, ses beaux jours qui invitent aux sorties… et ses lectures ! Car que ce soit au parc, au bord d’un lac, dans une prairie ou sur la plage nous sommes toujours accompagnées d’un bon bouquin. Et vous, quel est votre spot de lecture préféré ?
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Deux coups de coeur ce mois-ci pour Lucie : un album et un roman, d’un genre très différent l’un de l’autre.
Humour et autodérision sont les maîtres-mots du Casting de Gilles Bachelet. Toujours prompt à se mettre en scène, l’auteur-illustrateur donne à ses personnages phares la mission de trouver le héros de son prochain album. Références à ses albums précédents, détails hilarants glissés dans les illustrations et jeux de mots sont au rendez-vous. Attention, il vaut mieux connaître son travail pour apprécier ce livre à sa juste valeur !
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C’est grâce à Séverine qui avait proposé leur première collaboration que Lucie a découvert le duo Sarah Ann Juckes et Sharon King-Chai. À la poursuite des animaux arc-en-ciel avait été un véritable coup de cœur et elle était curieuse de vérifier si leur second opus serait aussi réussi. Et c’est le cas. Dans Le Chant du Rossignol, Lucas, passionné par les oiseaux, part à la recherche de sa sœur adorée. Si le lecteur comprend vite les tenants et aboutissants de sa quête, l’essentiel est dans son cheminement et les rencontres qu’il fait en route. Un roman sur un sujet fort, tout en émotions.
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En mai, Héloïse – Hélolitlà a lu beaucoup de graphiques, dont l’excellent She wasn’t a guy, ou encore les suites de ses mangas « doudou » : Promenons-nous dans l’espace, Bloom et Smoking behid the supermarket with you.
Mais celui dont elle voulait parler, c’est Mi-Mouche, une bande dessinée de Vero Cazet et Carole Maurel, à destination des adolescents, qui l’a conquise, et ses enfants aussi.
L’histoire ? Colette a grandi dans l’ombre de sa sœur jumelle, Lison. Celle-ci, très solaire, attirait les regards, maintenant Colette dans l’ombre. Tout change quand Lison meurt brutalement, dans un accident de voiture… Colette se glisse alors dans les pas de sa sœur, continuant la danse alors qu’elle n’aime pas ça. Une ombre ne la quitte jamais. Et qui la pousse à prendre toujours plus de risques…
Héloïse a trouvé cette histoire très émouvante : on parle de deuil, mais aussi d’une enfant qui va s’effacer au profit du souvenir de sa sœur. Elle s’oublie peu à peu. Il va falloir du temps, et un déclic pour que Colette se « réveille ». Ce déclic, c’est la boxe. Héloïse a adoré la voir s’affirmer peu à peu, dans cette envie de faire ce qu’elle aime (et non ce qu’on attend d’elle).
Mi-Mouche, c’est donc une magnifique histoire de résilience et de reconstruction, un récit qui bouscule, qui frappe, droit au cœur.
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Dans un tout autre style, et raccord avec la météo, Héloïse a découvert la nouvelle série BD de Giovanni di Gregorio, scénariste des Sœurs Grémillet. Sa nouvelle héroïne se prénomme Marla et n’a pas froid aux yeux ! Elle est passionnée par les chasses au trésor. Quand elle découvre une bouteille à la mer, contenant une énigme, elle est heureuse ! Elle embarque sa meilleure amie et sa grand-mère quand une quête qui n’est pas de tout repos…
Elle est pétillante Marla ! Pleine de vie, dynamique, elle fonce sans réfléchir… et parfois sans se rendre compte qu’elle blesse ses proches. C’est là la force de ce premier tome : non seulement on découvre une enquête riche en rebondissements dans un cadre idyllique, et on savoure ce récit vivant et pétulant !, mais en plus, il y a de belles réflexions autour de la psychologie des personnages. Quant aux illustrations de Lorena Calderon, elles sont splendides, à l’image de cette histoire qui pétille.
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Du côté des romans, pas mal de belles surprises, dont une romance ! Héloïse n’est pas une grande fan du genre, mais L’effet boule de neige, de Clara Héraut, a su se démarquer à ses yeux. Héloïse a notamment apprécié que les archétypes du genres soient repris et amenés avec beaucoup d’humour.
Au programme de ce roman ado ? Une jeune étudiante amoureuse, qui revoit son crush, Charles, pour les vacances de Noël. Problème, ce dernier vient accompagné…. de sa nouvelle copine. Pour le « rendre jaloux », l’héroïne, Iris, fait semblant de sortir avec le frère de Charles, Alex. Et tout ce petit monde se retrouve pour les vacances pour leur traditionnel séjour à la montagne…
La fin est attendue, mais Héloïse a beaucoup aimé la façon dont cette relation se tisse avec beaucoup de bienveillance, des quiproquos, de l’humour. Les relations entre les jeunes héros sont saines, avec un petit côté feel-good charmant et rafraîchissant. Ici, on respecte le consentement, et on se montre à l’écoute de l’autre, sans passer par des psycho-drames inutiles.
Une romance pétillante, joyeuse et adorable.
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Pour Liraloin, la perspective de dénicher encore et toujours des albums pour les lectures aux plus petits est de mise ! Voici un imagier qui ravira autant les bébés que leurs parents. Il s’agit d’Un instant de Liuna Virardi.
Comme un tour de magie qui n’aurait pas de fin, ce livre se déplie et se replie à l’infini. Sous forme de cartes au papier épais, l’enfant va découvrir un changement qui s’opère en une fraction de seconde. « Un au revoir » se lit comme un adieu à ce soleil couchant qui disparait de l’horizon. Et cette petite feuille jaune accrochée à l’arbre finira bien par se séparer de sa branche… Tel un imagier poétique, Liuna Virardi arrive à montrer au tout-petit un évènement qui le fera réagir et comprendre ce monde qui l’entoure. Que tout peut se transformer en « un instant » et recommencer encore et encore…
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Et puis puisqu’il faut sans cesse ouvrir de nouveaux chapitres dans sa vie de lectrice, Liraloin a choisi un album illustré par des illustratrices et illustrateurs de talent sous l’écriture de Thomas Scotto….
Puisqu’il faut ouvrir un chapitre, le premier, il sera question d’espoir. Que le titre soit présent ou non, le numéro un s’inscrit dans un début : « Chaque nouvelle page tournée serait alors le début d’un nouveau monde qui se porterait mieux… ». Il suffit d’être différent pour faire des merveilles, d’un peu de malice pour braver les interdits, appréhender son quotidien d’une autre façon et partir calmement : « Va ! Puisque ton petit espace contient tout ce que tu connais – tes livres, tes pensées, le murmure des vents quotidiens. Puisque tout est là, confiné, suspendu. Va ! ». Peut-on à jamais user d’écrits pour que le monde se porte mieux ?
A la fois récit d’aventure, réflexion philosophique ou dystopie, Thomas Scotto est le metteur en scène des différentes voix qui s’annoncent aux lecteurices. Chaque illustration se mêle à une couleur donnée, à cette parole, ces prises de décisions de démarrer un nouveau chapitre ou non. Débuter autant de nouvelles histoires nous oblige à être témoin d’un temps qui passe inlassablement et nous interroge : est-ce que l’espoir sera toujours de mise dans un monde qui pourrait se porter mieux ?

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Pour Séverine, deux coups de coeur au mois de mai, pour deux romans « junior », parus dans la même collection (Le grand bain, chez Seuil Jeunesse, destinée aux toustes jeunes lecteur.ices déjà autonomes, à partir de 8 ans), incontournable de sa bibliothèque jeunesse. 17 cm x 12 cm, sur 1 cm d’épaisseur, telles sont leurs mensurations. Ce sont de petit livres, d’une grande collection .
L’été où j’ai (enfin) eu chaud a bouleversé Séverine. Écrit par un grand auteur au grand cœur : Hervé Giraud. Illustré par une géante, qui met la vie en belles couleurs, et par mille détails, saisit ce qui resplendit : Aurélie Castex. C’est l’histoire d’un enfant placé, refroidi par la vie, qui passe chaque été chez un couple de retraités…Il parle d’abandon, de foyer pour enfants, de foyer pour un enfant, de sauvetage puis adoption d’un oisillon, de famille à tipi(que), de chambre à soi, de protection rapprochée et d’envol. Ce livre, c’est une histoire d’espèces fragiles, humaines ou animales, à abreuver, nourrir, préserver. C’est « une histoire d’enfants pour réveiller les grandes personnes« , ou cajoler l’enfant intérieur qu’elles ont délaissé pour porter le masque d’adulte réparé, alors que certaines blessures resteront profondes. C’est une histoire de famille de substitution, une histoire de famille tout court. Une histoire d’amour. Et il est tout sauf triste, ce livre ! La tendresse sous le sourire, l’émotion à fleur de rire, c’est là sa prouesse. Il muscle les zygomatiques, il mouille les yeux, il illumine le regard, il gonfle d’espoir, il réchauffe l’humain en soi.
« Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible. » Camus.

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Quant à Mes vacances presque ratées, de Marc Daniau, illustré par le bédéiste François Sanz, pour Séverine, c’est une belle réussite ! Elle a redécouvert Marc Daniau « auteur » assez récemment, alors qu’elle connaît l’illustrateur qu’il est aussi depuis bien plus longtemps, notamment pour ses illustrations chaleureuses et généreuses d’albums parmi ses préférés (Ruby tête haute et Adi de Boutanga). En tant qu’auteur, elle avait beaucoup aimé son premier roman pour ados, S’arracher, mais il s’agit d’une histoire très intense autour du deuil et du mal-être adolescent. Elle était donc curieuse de savoir de quoi il serait capable dans le registre de la comédie. Et, bonne surprise, c’est effectivement un roman alerte, drôle, loufoque, plein de rebondissements et de punchlines qu’il propose, un road-trip intergénérationnel où se mêlent (més)aventures automobiles, mignon chien-chien à sa mémère, complicité enfant/grand-parent et premiers émois amoureux, avec un style très frais, proche du langage enfantin, très pertinent. Bien soutenu par des illustrations joyeusement vitaminées, il réussit donc haut la main son plongeon dans cette collection qui alterne depuis plusieurs années récits intimistes et imagination débordante. Avec cette histoire estivale entrainant les jeunes lecteur.ices sur les chemins de l’imprévu et de l’adaptation, il montre que l’aventure se trouve parfois là où on ne l’attend pas (par exemple au fond du cœur)…

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Hélène quant à elle a lu mais pas autant qu’elle l’aurait voulu, malgré les ponts et la chaleur. Quelques lectures non-convaincantes ont finalement été abandonnées mais deux titres, très différents l’un de l’autre, se dégagent quand même ce mois-ci, un pour les petits, un pour les ados.
Les astres brilleront toujours de Pauline Bilisari a beaucoup touché Hélène. C’est un premier roman, un roman ado comme elle les aime qui présente deux personnages blessés qui se sauvent mutuellement. Côme et Céleste vivent chacun des difficultés : violence, abandon, toutes ces choses qui résonnent fort à l’âge où l’ont se construit. L’une est désespérée, l’autre semble plus solide alors que sa situation est extrêmement déstabilisante au quotidien. Ils apprennent à se connaître et à faire abstraction de leurs soucis, quelques temps, grâce à leur relation. Il s’élèvent et reprennent espoir en la vie et surtout en leur avenir qui leur semblait bien sombre. Un roman qui donnera de l’espoir à tous les jeunes un peu perdus, qui se lit également comme une belle histoire d’amour. Ecrit en vers libres, comme on commence à le voir depuis quelques temps, cette forme sert le texte en permettant des silences, en étant concis pour laisser le lecteur imaginer les sentiments des personnages. Un roman à la fois actuel et intemporel.
Pour les plus jeunes, un titre récent de la légendaire Susie Morgenstern, qu’Hélène a eu la chance de rencontrer. Illustré par Marie Quentrec, Graines de folie parle de transmission, de potager, de patience et d’amour, bref beaucoup des ingrédient qu’il faut pour faire un grandir un potager… Ou un enfant ! Un livre tout doux pour qui pourra être lu et relu et donner à vos enfants l’envie de vous aider au jardin.
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Et vous, avez-vous lu ce qu’il vous plait en mai ?



































