Et voilà enfin le moment tant attendu : celui des résultats du Prix ALODGA ! Depuis un mois, nous vous avons présenté les titres sélectionnés (parus en 2025), et vous avez été invité.es à voter pour vos préférés. Voici donc les lauréats, dans les 6 catégories du Prix !
Catégorie Belles branches (romans ados)
Nos Constellations remporte cette catégorie. Roman très émouvant, qui aborde des thèmes difficiles : harcèlement, deuil, homophobie, c’est l’histoire d’un amour naissant entre deux très jeunes hommes, si profond qu’il renverse tout sur son passage. Dur, parfois, mais aussi sensible et poétique, on referme ce livre avec un pincement au cœur et l’idée, sublime, que l’amour triomphe des difficultés.
Nos Constellations, de Florence Quentin. Ed. Didier Jeunesse. 2025
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Catégorie Grandes feuilles (romans jeunesse)
Vos votes…généreux ont permis au court roman Le musée des générosités de l’emporter !Très joliment illustré, il fait réfléchir, sans donner de réponses toutes faites, et touchera les enfants comme les plus grand.es. La très belle histoire d’amitié qu’il raconte, plus forte que les préjugés, transmet implicitement des valeurs de générosité, évidemment, mais aussi de non-jugement et de tolérance, sans angélisme pour autant. Quand la littérature jeunesse rime avec finesse.
Le musée des générosités, de Laurence Gillot et Emma Morison, Éditions du pourquoi pas, 2025
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Catégorie Branches dessinées (BD et romans graphiques)
L’envers de nos décors. Créé à l’origine pour le spectacle vivant, ce monologue est l’histoire d’un enfant un peu différent, que son enseignante n’a pas compris. Elle a multiplié les remarques tout au long de l’année, l’abîmant chaque jour un peu plus. Mais aujourd’hui, il va lui répondre et enfin trouver sa place. Cette bande-dessinée aussi sensible que profonde, qui épingle les micro-violences du quotidien, vous a touché.es au bon endroit : en plein cœur.
L’envers de nos décors, de Thomas Scotto et Carole Chaix. Éditions du pourquoi pas, 2025
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Catégorie Racines (documentaires)
Chercheuses d’or est un album documentaire passionnant qui raconte les grandes étapes de la ruée vers l’or au Klondike, mais aussi sa géographie, ses effets sur les peuples autochtones, les étapes de l’orpaillage et, évidemment, la place des femmes dans la société de l’époque. Vous ne vous y êtes pas trompé.es et avez bien compris que c’est une pépite. D’or, évidemment.
Chercheuses d’or, de Flora Delargy, ed. Milan, 2025
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Catégorie Brindilles (albums pour les petits.e.s)
Vous aviez envie d’un Gros câlin. et l’avez exprimé à travers vos votes ! À la fois livre à compter (à rebours) et bel objet à manipuler, cet album plein de tendresse, que l’on prend plaisir à le lire et relire à son enfant, vous a séduit.es par sa douceur, son interactivité et son message autour de la beauté du monde animal, ainsi que, subtilement, de la notion de consentement.
Gros câlin, d’Anabelle Buxton, ed. la Partie, 2025
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Catégorie Petites feuilles (albums pour les grand.e.s)
Droméo et Chuliette, très librement inspiré de la plus célèbre pièce de William Shakespeare, raconte avec le sourire, beaucoup de malice et une imagination foisonnantes, tant dans le texte que les illustrations, la (d)romance entre Droméo le dromadaire des quartiers chics, et Chuliette, la chamelle des quartiers populaires. Un concentré de littérature jeunesse comme vous l’aimez : loufoque, intelligente, engagée sans en avoir l’air, drôle sur la forme, sérieuse sur le fond, inventive et créative. Une vraie réussite anti-morosité !
Dromeo et Chuliette, de Marcus Malte et Henri Meunier, Ed. Rouergue, 2025
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Encore un beau succès du Prix ALODGA, pour lequel nous avons mobilisé en équipe, toute notre conviction, notre passion. Félicitations aux lauréats, à leurs auteur.e.s et à leurs maisons d’édition (à noter que l’édition indépendante s’est encore particulièrement illustrée cette année.) Mais plus qu’une compétition, ce Prix a surtout pour objectif de mettre en valeur la richesse infinie d’un pan de la littérature à part entière. La belle littérature jeunesse a quelque chose à nous dire, entre capacité à s’émerveiller et consciences à éveiller. Écoutons-la. Défendons-la, des racines, jusqu’au bout des branches !
Mai, ses ponts, ses beaux jours qui invitent aux sorties… et ses lectures ! Car que ce soit au parc, au bord d’un lac, dans une prairie ou sur la plage nous sommes toujours accompagnées d’un bon bouquin. Et vous, quel est votre spot de lecture préféré ?
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Deux coups de coeur ce mois-ci pour Lucie : un album et un roman, d’un genre très différent l’un de l’autre.
Humour et autodérision sont les maîtres-mots du Casting de Gilles Bachelet. Toujours prompt à se mettre en scène, l’auteur-illustrateur donne à ses personnages phares la mission de trouver le héros de son prochain album. Références à ses albums précédents, détails hilarants glissés dans les illustrations et jeux de mots sont au rendez-vous. Attention, il vaut mieux connaître son travail pour apprécier ce livre à sa juste valeur !
Le casting, Gilles Bachelet, Seuil Jeunesse, 2025.
C’est grâce à Séverine qui avait proposé leur première collaboration que Lucie a découvert le duo Sarah Ann Juckes et Sharon King-Chai. À la poursuite des animaux arc-en-ciel avait été un véritable coup de cœur et elle était curieuse de vérifier si leur second opus serait aussi réussi. Et c’est le cas. Dans Le Chant du Rossignol, Lucas, passionné par les oiseaux, part à la recherche de sa sœur adorée. Si le lecteur comprend vite les tenants et aboutissants de sa quête, l’essentiel est dans son cheminement et les rencontres qu’il fait en route. Un roman sur un sujet fort, tout en émotions.
Le Chant du Rossignol, Sarah Ann Juckes, Sharon King-Chai, Little Urban, 2025.
En mai, Héloïse – Hélolitlà a lu beaucoup de graphiques, dont l’excellent She wasn’t a guy, ou encore les suites de ses mangas « doudou » : Promenons-nous dans l’espace, Bloom et Smoking behid the supermarket with you.
Mais celui dont elle voulait parler, c’est Mi-Mouche, une bande dessinée de Vero Cazet et Carole Maurel, à destination des adolescents, qui l’a conquise, et ses enfants aussi.
L’histoire ? Colette a grandi dans l’ombre de sa sœur jumelle, Lison. Celle-ci, très solaire, attirait les regards, maintenant Colette dans l’ombre. Tout change quand Lison meurt brutalement, dans un accident de voiture… Colette se glisse alors dans les pas de sa sœur, continuant la danse alors qu’elle n’aime pas ça. Une ombre ne la quitte jamais. Et qui la pousse à prendre toujours plus de risques…
Héloïse a trouvé cette histoire très émouvante : on parle de deuil, mais aussi d’une enfant qui va s’effacer au profit du souvenir de sa sœur. Elle s’oublie peu à peu. Il va falloir du temps, et un déclic pour que Colette se « réveille ». Ce déclic, c’est la boxe. Héloïse a adoré la voir s’affirmer peu à peu, dans cette envie de faire ce qu’elle aime (et non ce qu’on attend d’elle).
Mi-Mouche, c’est donc une magnifique histoire de résilience et de reconstruction, un récit qui bouscule, qui frappe, droit au cœur.
Mi-mouche, Premier round : Tu veux te battre, de Véro Cazet et Carole Maurel, Dupuis. 2025
Dans un tout autre style, et raccord avec la météo, Héloïse a découvert la nouvelle série BD de Giovanni di Gregorio, scénariste des Sœurs Grémillet. Sa nouvelle héroïne se prénomme Marla et n’a pas froid aux yeux ! Elle est passionnée par les chasses au trésor. Quand elle découvre une bouteille à la mer, contenant une énigme, elle est heureuse ! Elle embarque sa meilleure amie et sa grand-mère quand une quête qui n’est pas de tout repos…
Elle est pétillante Marla ! Pleine de vie, dynamique, elle fonce sans réfléchir… et parfois sans se rendre compte qu’elle blesse ses proches. C’est là la force de ce premier tome : non seulement on découvre une enquête riche en rebondissements dans un cadre idyllique, et on savoure ce récit vivant et pétulant !, mais en plus, il y a de belles réflexions autour de la psychologie des personnages. Quant aux illustrations de Lorena Calderon, elles sont splendides, à l’image de cette histoire qui pétille.
Marla, tome 1 : La grotte du flamant rose, de Giovanni di Gregorio et Lorena Calderon. Dupuis 2026.
Du côté des romans, pas mal de belles surprises, dont une romance ! Héloïse n’est pas une grande fan du genre, mais L’effet boule de neige, de Clara Héraut, a su se démarquer à ses yeux. Héloïse a notamment apprécié que les archétypes du genres soient repris et amenés avec beaucoup d’humour.
Au programme de ce roman ado ? Une jeune étudiante amoureuse, qui revoit son crush, Charles, pour les vacances de Noël. Problème, ce dernier vient accompagné…. de sa nouvelle copine. Pour le « rendre jaloux », l’héroïne, Iris, fait semblant de sortir avec le frère de Charles, Alex. Et tout ce petit monde se retrouve pour les vacances pour leur traditionnel séjour à la montagne…
La fin est attendue, mais Héloïse a beaucoup aimé la façon dont cette relation se tisse avec beaucoup de bienveillance, des quiproquos, de l’humour. Les relations entre les jeunes héros sont saines, avec un petit côté feel-good charmant et rafraîchissant. Ici, on respecte le consentement, et on se montre à l’écoute de l’autre, sans passer par des psycho-drames inutiles.
Une romance pétillante, joyeuse et adorable.
L’effet boule de neige, de Clara Héraut. Hachette romans, 2023
Pour Liraloin, la perspective de dénicher encore et toujours des albums pour les lectures aux plus petits est de mise ! Voici un imagier qui ravira autant les bébés que leurs parents. Il s’agit d’Un instant de Liuna Virardi.
Comme un tour de magie qui n’aurait pas de fin, ce livre se déplie et se replie à l’infini. Sous forme de cartes au papier épais, l’enfant va découvrir un changement qui s’opère en une fraction de seconde. « Un au revoir » se lit comme un adieu à ce soleil couchant qui disparait de l’horizon. Et cette petite feuille jaune accrochée à l’arbre finira bien par se séparer de sa branche… Tel un imagier poétique, Liuna Virardi arrive à montrer au tout-petit un évènement qui le fera réagir et comprendre ce monde qui l’entoure. Que tout peut se transformer en « un instant » et recommencer encore et encore…
Un instant de Liuna Virardi – L’Agrume, 2025
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Et puis puisqu’il faut sans cesse ouvrir de nouveaux chapitres dans sa vie de lectrice, Liraloin a choisi un album illustré par des illustratrices et illustrateurs de talent sous l’écriture de Thomas Scotto….
Puisqu’il faut ouvrir un chapitre, le premier, il sera question d’espoir. Que le titre soit présent ou non, le numéro un s’inscrit dans un début : « Chaque nouvelle page tournée serait alors le début d’un nouveau monde qui se porterait mieux… ». Il suffit d’être différent pour faire des merveilles, d’un peu de malice pour braver les interdits, appréhender son quotidien d’une autre façon et partir calmement : « Va ! Puisque ton petit espace contient tout ce que tu connais – tes livres, tes pensées, le murmure des vents quotidiens. Puisque tout est là, confiné, suspendu. Va ! ». Peut-on à jamais user d’écrits pour que le monde se porte mieux ?
A la fois récit d’aventure, réflexion philosophique ou dystopie, Thomas Scotto est le metteur en scène des différentes voix qui s’annoncent aux lecteurices. Chaque illustration se mêle à une couleur donnée, à cette parole, ces prises de décisions de démarrer un nouveau chapitre ou non. Débuter autant de nouvelles histoires nous oblige à être témoin d’un temps qui passe inlassablement et nous interroge : est-ce que l’espoir sera toujours de mise dans un monde qui pourrait se porter mieux ?
Et le monde se portera mieux de Thomas Scotto, illustrations de Fanny Pageaud, Anne-Lise Boutin, Jean-Luc Englebert, Mathias Friman, Raphaële Enjary & Olivier Philiponneau, Rascal, Joana Concejo, Maria Jalibert, Régis Lejonc, Kris Di Giacomo, Albertine, Csil, Nathalie Paulhiac, Eva Offerdo, Claire Gaudriot, Françoise Rogier, Ingrid Godon, Gaya Wisniewski, Julia Wauters, Virginie Berger, Claire Garralon, Pascale Breysse, Maxime Derouen, Julia Chausson, Léonore Feldin, Natali Fortier, Arno Célérier, ClémenceG., Géraldine Alibeu, Dominique Robert, Laurent Corvaisier, Cédric Abt, Alfred, Armell Galli, Carole Chaix – A pas de loups, 2025
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Pour Séverine, deux coups de coeur au mois de mai, pour deux romans « junior », parus dans la même collection (Le grand bain, chez Seuil Jeunesse, destinée aux toustes jeunes lecteur.ices déjà autonomes, à partir de 8 ans), incontournable de sa bibliothèque jeunesse. 17 cm x 12 cm, sur 1 cm d’épaisseur, telles sont leurs mensurations. Ce sont de petit livres, d’une grande collection .
L’été où j’ai (enfin) eu chaud a bouleversé Séverine. Écrit par un grand auteur au grand cœur : Hervé Giraud. Illustré par une géante, qui met la vie en belles couleurs, et par mille détails, saisit ce qui resplendit : Aurélie Castex. C’est l’histoire d’un enfant placé, refroidi par la vie, qui passe chaque été chez un couple de retraités…Il parle d’abandon, de foyer pour enfants, de foyer pour un enfant, de sauvetage puis adoption d’un oisillon, de famille à tipi(que), de chambre à soi, de protection rapprochée et d’envol. Ce livre, c’est une histoire d’espèces fragiles, humaines ou animales, à abreuver, nourrir, préserver. C’est « une histoire d’enfants pour réveiller les grandes personnes« , ou cajoler l’enfant intérieur qu’elles ont délaissé pour porter le masque d’adulte réparé, alors que certaines blessures resteront profondes. C’est une histoire de famille de substitution, une histoire de famille tout court. Une histoire d’amour. Et il est tout sauf triste, ce livre ! La tendresse sous le sourire, l’émotion à fleur de rire, c’est là sa prouesse. Il muscle les zygomatiques, il mouille les yeux, il illumine le regard, il gonfle d’espoir, il réchauffe l’humain en soi.
« Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible. » Camus.
L’été où j’ai (enfin) eu chaud, d’Hervé Giraud, illustré par Aurélie Castex, Seuil Jeunesse, collection Le grand bain, 2026
Quant à Mes vacances presque ratées, de Marc Daniau, illustré par le bédéiste François Sanz, pour Séverine, c’est une belle réussite ! Elle a redécouvert Marc Daniau « auteur » assez récemment, alors qu’elle connaît l’illustrateur qu’il est aussi depuis bien plus longtemps, notamment pour ses illustrations chaleureuses et généreuses d’albums parmi ses préférés (Ruby tête haute et Adi de Boutanga). En tant qu’auteur, elle avait beaucoup aimé son premier roman pour ados, S’arracher, mais il s’agit d’une histoire très intense autour du deuil et du mal-être adolescent. Elle était donc curieuse de savoir de quoi il serait capable dans le registre de la comédie. Et, bonne surprise, c’est effectivement un roman alerte, drôle, loufoque, plein de rebondissements et de punchlines qu’il propose, un road-trip intergénérationnel où se mêlent (més)aventures automobiles, mignon chien-chien à sa mémère, complicité enfant/grand-parent et premiers émois amoureux, avec un style très frais, proche du langage enfantin, très pertinent. Bien soutenu par des illustrations joyeusement vitaminées, il réussit donc haut la main son plongeon dans cette collection qui alterne depuis plusieurs années récits intimistes et imagination débordante. Avec cette histoire estivale entrainant les jeunes lecteur.ices sur les chemins de l’imprévu et de l’adaptation, il montre que l’aventure se trouve parfois là où on ne l’attend pas (par exemple au fond du cœur)…
Mes vacances presque ratées, de Marc Daniau, illustré par François Sanz, Seuil Jeunesse, collection Le grand bain, 2026
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Hélène quant à elle a lu mais pas autant qu’elle l’aurait voulu, malgré les ponts et la chaleur. Quelques lectures non-convaincantes ont finalement été abandonnées mais deux titres, très différents l’un de l’autre, se dégagent quand même ce mois-ci, un pour les petits, un pour les ados.
Les astres brilleront toujours de Pauline Bilisari a beaucoup touché Hélène. C’est un premier roman, un roman ado comme elle les aime qui présente deux personnages blessés qui se sauvent mutuellement. Côme et Céleste vivent chacun des difficultés : violence, abandon, toutes ces choses qui résonnent fort à l’âge où l’ont se construit. L’une est désespérée, l’autre semble plus solide alors que sa situation est extrêmement déstabilisante au quotidien. Ils apprennent à se connaître et à faire abstraction de leurs soucis, quelques temps, grâce à leur relation. Il s’élèvent et reprennent espoir en la vie et surtout en leur avenir qui leur semblait bien sombre. Un roman qui donnera de l’espoir à tous les jeunes un peu perdus, qui se lit également comme une belle histoire d’amour. Ecrit en vers libres, comme on commence à le voir depuis quelques temps, cette forme sert le texte en permettant des silences, en étant concis pour laisser le lecteur imaginer les sentiments des personnages. Un roman à la fois actuel et intemporel.
Les astres brilleront toujours, Pauline Bilisari, Slalom, 2025
Pour les plus jeunes, un titre récent de la légendaire Susie Morgenstern, qu’Hélène a eu la chance de rencontrer. Illustré par Marie Quentrec, Graines de folie parle de transmission, de potager, de patience et d’amour, bref beaucoup des ingrédient qu’il faut pour faire un grandir un potager… Ou un enfant ! Un livre tout doux pour qui pourra être lu et relu et donner à vos enfants l’envie de vous aider au jardin.
Graines de folie, Susie Morgenstern et Marie Quentrec, Glénat Jeunesse, 2026
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Et vous, avez-vous lu ce qu’il vous plait en mai ?
Rappel : vous avez jusqu’au samedi 6 juin 20h30 pour nous indiquer vos titres préférés et les lauréats seront annoncés le lundi 8 juin !
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Catégorie Branches dessinées
Vous le savez, nous avons présenté nombre de ses titres et il nous a même accordé une interview : sous le Grand Arbre nous aimons la plume de Thomas Scotto. Aussi, lorsqu’il s’associe avec Carole Chaix pour livrer une bande dessinée aussi sensible que profonde, nous craquons. C’est l’histoire d’un enfant un peu différent, que son enseignante n’a pas compris. Elle a multiplié les remarques tout au long de l’année, l’abîmant chaque jour un peu plus. Aujourd’hui, il va repondre.
Créé pour le spectacle vivant, ce monologue épingle les micro-violences du quotidien et touche en plein coeur.
L’envers de nos décors de Thomas Scotto et illustré par Carole Chaix, Editions du Pourquoi pas ?, 2025.
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Quand on aime, on ne compte pas. Après avoir fait l’objet d’une lecture commune, il semblait évident que La petite fille au fusil avait toute sa place dans cette sélection. Instructif, émouvant et drôle, ce roman graphique éclaire l’histoire de la Lituanie pendant la seconde Guerre Mondiale a travers celle de Magda. Un jour, cette petite fille assiste – impuissante – à l’arrestation de sa famille par l’armée russe. Recueillie par un groupe de résistants, elle va apporter de la joie dans un quotidien marqué par le courage et le deuil.
Les illustrations d’inspiration enfantine, la palette de couleurs, mais aussi les personnages aussi variés que nuancés nous ont séduites.
La petite fille au fusil, histoire d’une jeune résistante de Marius Marcinkevicius et illustré par Lina Itagaki, 2025.
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Sans surprise, et même plus récemment, le troisième titre de cette sélection a lui aussi fait l’objet d’une lecture commune. Nous avons été emballées par la folie et les couleurs de cette imposante BD éditée chez 3Oeil, maison aux choix esthétiques toujours affirmés. Coté histoire, le pirate Barbe-en-tas cherche à faire de son fils Eric un pirate digne de ce nom. Seul souci : celui-ci envisage une vie plus tranquille avec sa fiancée Eléonore. Ce point de départ va entraîner les lecteurs dans un tourbillon d’aventures aussi drôles que fantaisistes avec une multitude de personnages hauts en couleurs.
Nous avons aimé les jeux de mots, les références à la pop culture, et ces couleurs très tranchées, changeant à chaque chapitre. Une BD TRES originale !
Forbans ! de Renaud Farace et illustré par Olivier Philipponneau, Ed. 3oeil, 2025.
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A vous de voter pour votre titre préféré !
Quel titre de la sélection Branches dessinées préférez-vous ?
L'envers de nos décors (44%, 16 Votes)
La petite fille au fusil (36%, 13 Votes)
Forbans ! (19%, 7 Votes)
Total Voters: 36
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Catégorie Racines
Les titres sélectionnés dans la catégorie Racines se font toujours plus discrets mais cela ne veut pas dire qu’ils sont moins intéressants. Au contraire ! Alors que la sélection de l’année dernière était définitivement celle de la différence et de l’ouverture aux autres, celle de cette année est extrêmement variée. Pour votre plus grand plaisir !
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Tout d’abord avec un voyage dans le temps et l’espace : en route pour le Grand Nord canadien à la fin du 19ème siècle avec Chercheuses d’or. Vous pensiez ce cette activité était réservée aux hommes ? Que nenni, Flora Delargy présente dans ce documentaire quatre femmes ayant chacune participé à ce pan de l’histoire à leur manière. Découvreuse de l’or à l’origine de la première ruée, femme engagée, femme d’affaire ou prospectrice, elles ont bousculé le rôle réservé à leur sexe et sont allées au bout de leurs projets.
Cet album documentaire passionnant raconte les grandes étapes de la ruée vers l’or au Klondike mais aussi sa géographie, ses effets sur les peuples autochtones, les étapes de l’orpaillage et, évidemment, la place des femmes dans la société de l’époque.
Chercheuses d’or, Des pionnières dans le Grand Nord canadien de Flora Delargy, Milan, 2025.
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La mise en abyme de la couverture annonce bien le contenu de ce documentaire. Les auteurs racontent l’histoire et les étapes qui ont mené à l’objet que l’on connaît aujourd’hui. Matières, formes et, de manière aussi originale que pertinente, lien avec la nature. Mais les auteurs ne s’arrêtent pas là : ils abordent aussi attachement particulier qui nous lie à cet objet, le sentiment qu’ils peuvent être vivants. Le lecteur a aussi droit à une étude de mise en page : place du texte, taille des illustrations, du livre… Et rôle – central ! – du lecteur.
Un livre sur un livre est toujours objet de convoitise sous le Grand Arbre, et celui-ci nous a enthousiasmées par la variété des aspects abordés.
Le livre est un livre est un livre de Mathilde Magnan et Denis Gombert, Illustré par Léa Louis, Editions Courtes et Longues, 2025.
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Le livre s’ouvre sur une planète : la nôtre. Nous pouvons la situer dans ce vaste Univers grâce à la double page intérieure et la page de garde. « Tout passe, tout change » et nous voilà embarqué dans un voyage où la lectrice va apprendre en combien de temps peut se former une montagne, combien de temps peut vivre un Ginko ou bien plus commun : un bouquet d’iris. Cette succession bien orchestrée et surtout bien illustrée nous emporte dans un catalogue doux et informatif. Un documentaire abordable et tendre sur ce temps qui passe inlassablement.
Combien de temps? de Carine Prache, Seuil jeunesse, 2025
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A vous de voter pour votre titre préféré !
Quel titre de la sélection Racines préférez-vous ?
Chercheuses d'or : des pionnières dans le Grand Nord canadien (48%, 11 Votes)
Rappel : vous avez jusqu’au samedi 6 juin 20h30 pour nous indiquer vos titres préférés et les lauréats seront annoncés le lundi 8 juin !
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Catégorie Brindilles
Sur un camaïeu de couleurs, le bébé va découvrir une Terre foisonnante d’animaux plus originaux les uns que les autres. Chaque page offre un élément du paysage qui caractérise l’animal(e). Montrer au tout-petit comment caresser les moustaches des phoques du Groenland ou le bout du nez des chauves-souris nous donne l’envie de connaître d’autres espèce animale mal-aimée ou peu connue.
À la fois livre à compter (à rebours) et invitation à la douceur, il évoque aussi le respect du consentement. Pas mal en 10 pages ! Un album plein de tendresse, qu’on prendra plaisir à lire et relire à son enfant et qui créera des souvenirs communs.
Gros câlin d’Annabelle Buxton – La Partie, 2025
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Ah le fameux doudou perdu, quel drame ! Ici, c’est avec beaucoup de bienveillance que la famille part à la recherche du précieux. L’occasion de nous proposer une balade un peu magique et hors du temps dans la nature. Dans cet album les illustrations nous plongent dans une atmosphère qui oscille entre rêve et réalité. Les couleurs évoluent selon les heures de la soirée et apportent ainsi une inquiétude mêlée d’aventure. Les frontières se brouillent comme pour mieux nous perdre dans cette histoire très onirique. Une lecture commune à retrouver ICI.
L’heure des lapins d’Anne Cortey et Hualing Xu – Thierry Magnier, 2025
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Cet album est un joli conte philosophique sur la vie. Le mulot, trouvant un œuf de merle, décide de le remonter dans son nid, « quoiqu’il en coûte ». Formule bien connue mais qu’il s’applique à lui-même, nuance de taille.
Clin d’œil au mythe de Sisyphe, cette belle histoire nous montre à quel point la persévérance peut nous emmener loin. Grâce à ce jeune mulot, le lecteur apprend l’importance de croire en soi. Il découvre que la vie n’est pas toujours rose, qu’elle est faite de hauts et de bas, de moments doux comme de tempêtes. Mais aussi qu’avec du courage, et « sans lâcher », on peut aller très loin. Même si personne ne croit en nous.
Marche du mulot de Nadine Robert & Valerio Vidali – Saltimbanque, 2025
À vous de voter pour départager ces titres !
Quel titre de la sélection "Brindilles" préférez-vous ?
Gros câlin (40%, 6 Votes)
La marche du mulot (33%, 5 Votes)
L'heure des lapins (27%, 4 Votes)
Total Voters: 15
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Catégorie Petites feuilles
Droméo et Chuliette est un album original, très librement inspiré de la plus célèbre pièce de William Shakespeare, cette histoire d’amour tragique entre deux jeunes gens que tout oppose. Mais point de tragédie ici, puisque au contraire, c’est avec le sourire, de la tendresse, beaucoup de malice et une imagination foisonnantes que Marcus Malte et Henri Meunier revisitent la (d)romance entre Droméo le dromadaire des quartiers chics, et Chuliette, la chamelle des quartiers populaires. De la littérature jeunesse comme on l’aime sous le grand arbre : loufoque, intelligente, engagée sans en avoir l’air, drôle sur la forme, sérieuse sur le fond, inventive, créative. Il y est question d’amoureux fous, évidemment, mais aussi de classe sociale, de langues vivantes, de musiciens morts depuis bien longtemps, de Voltaire et Rousseau, du Larzac et de b(g)osses libres ! Tout un programme…sans le drame ! Tout au long de la lecture, au rythme sans temps mort (parfaite à voix haute), on rit, on s’émeut, les jeux de mots fusent, la poésie se cache dans les détails et les références…Le graphisme est figuratif, coloré, vitaminé, fin dans sa simplicité…Une vraie réussite anti-morosité !
Droméo et Chuliette, de Marcus Malte et Henri Meunier, Rouergue jeunesse, 2025
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Toto, est un album de l’autrice/illustratrice coréenne Hyewon Yum, d’une grande finesse, pour aborder en douceur avec les enfants la question des complexes, du regard de l’autre, de la confiance en soi, de la tolérance, aussi, envers les personnes différentes de la norme. Toto, c’est le surnom qu’a donné la petite héroïne de notre histoire, à la « tâche de vin » qu’elle a sur le front depuis sa naissance. C’est une jolie façon pour elle d’apprivoiser cette particularité physique, dont elle a le sentiment qu’elle la rend « spéciale« , sans vraiment pouvoir exprimer pourquoi. Mais si, au sein de sa famille, Toto ne pose aucun problème,- chacun.e a sa vision de ce qu’apporte cette distinction à l’enfant,- qu’en sera-t-il à l’extérieur, en particulier à l’école ? C’est pourquoi sa maman propose de cacher Toto sous une frange fraichement coupée. la veille de la rentrée, pour, dans un premier temps, mieux s’intégrer…Et justement, la petite fille rencontre Margot, qui devient immédiatement sa meilleure amie. Elles partagent tant de choses et moments complices ! Jusqu’à ce que… A travers cette histoire tendre, aux jolis crayonnés délicats, en noir et blanc, sauf Toto et les émotions qu’il procure à l’enfant, c’est plus largement la parole autour des thèmes de la diversité, de la bienveillance et du respect des différences, sources de richesse, qu’ouvre cet album.
Toto, de Hyewon Yum, Les éditions des éléphants, 2025
Si vous aimez les contes de fée revisités, les albums qui mènent la vie dure aux stéréotypes en tous genre, sans se prendre au sérieux, les histoires dans lesquelles l’imagination et le plaisir de création de l’auteur.ice débordent à chaque page, alors Et à la fin, de Jean-Baptiste Drouot, est fait pour vous ! En effet, alors que son conte commence de façon classique, avec des protagonistes et des décors conformes au genre (un prince sur son destrier, une princesse en détresse, un méchant dragon, un château), l’auteur-illustrateur, en revanche, lui imagine des fins toutes plus farfelues les unes que les autres : « Le prince vint sauver la princesse, mais se trompa de château », « Le prince arriva trop tard, la princesse s’était sauvée toute seule » ; « La princesse tua le dragon et ouvrit une rôtisserie », « la princesse fut enlevée par des extra-terrestres »,etc. et même une inversion des rôles ! D’autant que sa propre famille, qui apparaît en guest dans l’album, et les personnages eux-mêmes, par moments, semblant vouloir reprendre le contrôle, interviennent et perturbent son imagination déjà débordante…Comment tout cela va-t-il bien pouvoir se terminer ? Illustrations et textes rivalisent d’humour, de détails, de références, de rythme et de surprises, dans un album qui casse les codes (et les clichés), ode à l’imagination, à la liberté de créer et au pouvoir des histoires, qui sait parler au cœur des enfants comme des adultes. Et à la fin…ils liront ensemble beaucoup de livres.
Et à la fin, de Jean-Bapiste Drouot, Hélium, 2025
À vous de voter pour départager ces titres !
Quel titre de la sélection "Petites feuilles" préférez-vous ?
Comme tous les ans au mois de mai, voici le grand retour du PRIX Alogda !
Petit rappel du fonctionnement du prix : toute l’équipe du blog sélectionne ses ouvrages préférés, parus en 2025, dans différentes catégories. Chacun.e en lit le plus possible. Après un premier vote interne, trois titres sont pré-sélectionnés dans les catégories suivantes :
Belles branches (romans ado)
Grandes Feuilles (romans jeunesse jusqu’à 11 ans)
Petites feuilles (albums pour « grands »)
Brindilles (albums premier âge)
Branches dessinées (BD)
Racines (documentaires)
Nous allons vous les présenter dans les prochaines semaines, et c’est vous qui allez pouvoir voter pour élire LE lauréat de chaque catégorie !
Aujourd’hui nous commençons par les Belles branches,et les Grandes feuilles.
Rappel : vous avez jusqu’au samedi 6 juin 20h30 pour nous indiquer vos titres préférés et les lauréats seront annoncés le lundi 8 juin !
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Catégorie Belles branches
Huit titres avaient été pré-sélectionnés dans cette catégorie, et ils ont donné lieu à de grandes discussions ! Voici les trois qui ont finalement remporté les suffrages :
Nos Constellations, de Florence Quentin :
Maxence. Aurélien. Deux lycéens qui ont vécu chacun un drame. Deux anciens amis d’enfance, qui se retrouvent sept ans après. Avec cette question, au fond d’eux : l’alchimie qu’ils ont ressenti étant enfants est-elle toujours là ?
Nos Constellations, de Florence Quentin, est un roman très émouvant, qui aborde des thèmes difficiles : harcèlement, deuil, homophobie. Ses deux protagonistes sont très touchants, écorchés, à vif, mais aussi lumineux lorsqu’ils se retrouvent deux. C’est aussi l’histoire d’un amour naissant, si profond qu’il renverse tout sur son passage. Dans un Sud ensoleillé, tout un microcosme gravite sous nos yeux. C’est poétique, on s’y croirait. C’est dur, parfois, on a les larmes aux yeux. Pour refermer cet ouvrage avec un pincement au cœur et l’idée, sublime, que l’amour triomphe des difficultés.
Nos Constellations, de Florence Quentin. Ed. Didier jeunesse. 2025
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Le silence est à nous, de Coline Pierré
Le silence est à nous, qui a remporté le Prix Vendredi des lecteurs du pass culture, avait attiré l’oeil des arbronautes, et pour cause ! D’ailleurs nous en avions fait une lecture commune.
Leo assiste à l’agression sexuelle d’une de ses camarades, Maryam. Sous le choc, elle n’ose pas intervenir… Mais décide de revenir vers elle ensuite, et de faire entendre sa voix.
Un roman en vers libre touchant, féministe, et engagé, dont les enjeux peuvent parler à toustes. Ici, le silence est une arme, pour lutter contre le mépris de certains adultes, et les yeux qui se ferment sur les violences faites aux femmes et les stéréotypes de genre. C’est un roman percutant, incisif, qui pointe les derives et invite à se battre contre les inégalités.
Le silence est à nous, de Coline Pierré. Ed. Flammarion jeunesse, 2025
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Hyper, d’Émilie Chazerand
Miriam, une adolescente très mal dans sa peau, a vécu un traumatisme qu’elle ne parvient pas à surmonter. Harcelée, désespérée, elle tente de mettre fin à ses jours, mais échoue. Sa mère, Barbara, l’envoie direct en thérapie. Là, son psy lui demande de tenir un journal, enfin deux : l’officiel, celui qu’elle laisse traîner pour que sa mère le lise, et le « vrai », celui dans lequel elle déverse toute sa colère, sa rage, son ml-être. Le tout avec un humour décapant, et une auto-dérision XXL.
Hyper, c’est une lecture qui bouscule, douloureuse et belle, avec des personnages hauts en couleurs, pleins de défauts mais auxquels on s’attache quand même. Harcèlement, santé mentale, regard des autres et surpoids, grossophobie, c’est traité de manière cash, parfois foufou, on passe du rire aux larmes en quelques phrases. Intense, caustique à souhait, presque dérangeant parfois, c’est un roman qui ne vous laissera pas indemne…
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Nos constellations (75%, 42 Votes)
Le silence est à nous (14%, 8 Votes)
Hyper (11%, 6 Votes)
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Catégorie Grandes feuilles
Cette catégorie de titres concernait les jeunes lecteurs de primaire. Sur les 5 titres pré-sélectionnés, voici les 3 qui ont particulièrement retenu notre attention !
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On commence avec Jean-Amédée, impérateur, de Gwendoline Raisson, illustré par Christian Heinrich qui prête également son coup de crayon aux Petites Poules de la série bien connue.
C’est l’histoire d’un jeune crapaud à qui sa maman a toujours dit qu’il était le plus beau, et qui de ce fait se sent un peu supérieur aux autres (ses 4567 frères et soeurs) et nourrit de grandes ambitions. Ambitions qu’il parvient à atteindre par des moyens assez peu recommandables, en s’attribuant le mérite d’un exploit accompli par sa grande amie Bérénice avec qui il coule des jours paisibles et s’entend à merveille.
Un baiser plus tard, le voici prince… Enivré par le pouvoir, il prend des décisions sans réfléchir aux conséquences mais se lasse vite et vise plus grand encore ! Il parviendra à devenir roi, puis empe… Euh impérateur, mais aucun de ces statuts ne le satisfait sur le long terme. L’ennui le rattrape toujours.
Toutes ces péripéties lui permettront-elles de comprendre qu’il faut parfois savoir se satisfaire de ce que l’on a et surtout, ne pas piétiner les autres pour réussir ? Rien n’est moins sûr !
Un prénom faussement snob mais un brin ridicule, un conte de fée revisité car cette fois c’est le crapaud qui doit se faire embrasser par une princesse et un humour décapant, tels sont les ingrédients d’un roman à lire à partir de 8 ans, au second degré, pour lire et réfléchir en même temps !
Jean-Amédée, impérateur, Gwendoline Raisson, Christian Heinrich. Pocket jeunesse, 2025
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L’echappée belle de Marta est un très beau roman qui met en scène une oie pâtissière passionnée mais épuisée. Elle n’a pas le moral mais ne veut pas se l’avouer, habituée qu’elle est à tenir le rythme et à ne pas s’apesantir sur elle-même.
Un vague à l’âme s’installe sans qu’elle ne parvienne réellement à déterminer pourquoi.
Le médecin lui conseille une pause, lui disant qu’il a lui-même connu cette grande fatigue.
Un retour sur les lieux de ses vacances d’enfance lui fait l’effet d’un retour aux sources. Pendant plusieurs jours elle quitte la frénésie de son rythme quotidien. Ce repos fera revenir la joie et chassera les gros nuages, lui laissera le temps, aussi de digérer « ces vieux chagrins enfouis depuis tant d’années qui, soudain, remontaient ».
En laissant la marée emporter ses tracas et en se confiant à un inconnu, tout ira mieux. Un thème qui parle beaucoup aux adultes mais qui touche forcément les enfants, eux aussi parfois soumis à un rythme soutenu. Tout en poésie, ils comprendront qu’il peut arriver à chacun de déprimer un peu et que parfois se poser, se confier, permet ensuite de repartir de plus belle au milieu des autres, prêt à dévorer de délicieuses pâtisseries !
L’echappée belle de Marta, Delphine Roux et Gaëlle Duhauzé, Hong Fei Editions, 2025
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Le musée des générosités est un roman très touchant dans un tout autre registre.
Très court, il évoque une rencontre entre Suzie et Idris. Elle est une petite fille qui se promène avec sa maman qui lui achète un nouveau pull. En sortant, elle croise Idris avec sa famille. Leur communication ne sera que visuelle mais elle laissera volontairement tomber son gilet pour qu’il s’en empare.
Cet acte de générosité marquera profondément le petit garçon, d’autant qu’elle a oublié une figurine de chat dans la poche. Il y tient comme les enfants peuvent tenir à ces petits objets. Chacun grandit et développe ses passions, en pensant régulièrement l’un à l’autre.
Des années plus tard, Suzie apprendra que son geste a profondément marqué Idris… Pour en savoir plus et éventuellement verser une petite larme, rendez-vous au musée des générosités.
Les très belles illustrations ajoutent au charme de ce livre, qui fait réfléchir sans donner de réponses et touchera les enfants. Ecrit pour eux, il leur transmettra implicitement des valeurs de générosité, évidemment, mais aussi de non-jugement et de tolérance, sans angélisme.
Le musée des générosités, Laurence Gillot, éditions du Pourquoi Pas, 2025
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Et la semaine prochaine nous vous présenterons la sélection des albums pour les petits avec les catégories Brindilles et Petites feuilles.