EVAR en primaire, une sélection de livres jeunesse

Comme nous l’évoquions dans le premier article EVAR consacré aux titres à destination des enfants de maternelle, nous sommes blogueuses de littérature jeunesse mais aussi mamans et, pour certaines, enseignantes, nous avons eu envie de recenser les ouvrages pouvant accompagner les enseignants dans la mise en place de ce nouveau programme. Documentaires, albums, premières lectures ou romans, nous les avons classés selon les entrées du programme pour faciliter leur utilisation. Nous avons tenté d’être le plus exhaustives possibles pour que chacun et chacune puisse trouver les supports qui convient le mieux.

Merci aux attachées de presse qui nous ont aidées à élaborer cette liste : Annick Antoniazzi (Éditions du Pourquoi pas ?), Sophie Bès de Berc (éditions Milan), Gilberte Bourget (L’agrume / Syros), Louise Brouilhet (Didier Jeunesse), Amandine Byrotheau (Rue du monde), Abélia Catty (Little Urban), Cécile Emeraud (Voce Verso), Emma Georges (Casterman), Célia Giglio (Pocket Jeunesse / Slalom), Manon Lalouelle (L’école des loisirs), Anaïs Malherbe (Sarbacane), Amélie Müller (Editions de l’Isalis), Yves Nadon (Editions d’Eux), Audrey Sauser (Editions du Ricochet), Elisabeth Tielemans (agence Mauvaise Herbe) et Valéria Vanguelov (Grasset jeunesse).

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Notre sélection pour le primaire

Cours préparatoire

Ouvrages généraux pour se questionner : la série Max et Lili, Dominique de Saint-Mars et Serge Bloch, Calligram, depuis 1992.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Nommer les parties du corps, dont les parties intimes, avec un vocabulaire scientifique précis.• C’est ta vie !, Thierry Lenain et Benoît Morel, Oskar, 2013.
• Le Petit Guide de la Foufoune Sexuelle : découverte du corps, des émotions, du consentement, Julia Pietri, éditions Better Call Julia, 2021.
Zizi, Zézette : modes d’emploi, Michaël Escoffier, Séverine Duchesne, Frimousse, 2015.
• Tout sur les zézettes et les zizis, Anna Roy, Mademoiselle Caroline, Flammarion, 2023.
Corps, amour, sexualité : les 120 questions que vos enfants vont vous poser, Charline Vermont, Albin Michel, 2022.
Les P’tits potes – Pas la piscine !, Anna Roy, Madame Caroline, Casterman, 2025.
Identifier les points communs et les différences physiques entre les filles et les garçons.• Garçon et Fille, Hilde Matre Larsen, Cambourakis, 2018.
• Marre du rose !, Nathalie Hense, Ilya Green, Albin Michel Jeunesse, 2009.
• Rose Bleu et Toi, Elise Gravel, Alice Jeunesse, 2022.
• Le petit garçon qui aimait le rose, Jeanne Taboni Miserazzi, Des ronds dans l’O, 2011.
• Longs cheveux, Benjamin Lacombe, Talents Hauts éditions, 2010.
• La dictature des petites couettes, Ilya Green, Didier Jeunesse, 2025.
• Je suis une fille !, Yasmeen Ismail, Milan, 2015.
• Les filles peuvent le faire… aussi !, Sophie Gourion, Isabelle Maroger, Editions Günd, 2019.
• Les garçons peuvent le faire… aussi !, Sophie Gourion, Isabelle Maroger, Editions Günd, 2019.
• Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon, Christian Bruel, Thierry Magnier, 2014.
• Lotte fille pirate, Sandrine Bonini et Audrey Spiry, Sarbacane, 2014 (ressources pédagogiques disponibles sur le Site PRO).
Définir ce qu’est son intimité (corps, pensées, écrits) et celle des autres.• Mes p’tites questions, L’intimité et le consentement de Manon Paulic, Milan, 2024.
• Mon corps m’appartient ! Respect, intimité, consentement, parlons-en, Isabelle Filliozat,Margot Fried-Filliozat, Isabelle Maroger, Nathan, 2022.
Comprendre que toute personne a le droit au respect de son intimité.• Anti-bisous, Marie Lenne-Fouquet, Editions Talents Hauts.
• La porte, Michel Van Zeveren, L’école des loisirs, 2008.
Les P’tits potes – Les bisous, c’est obligé ?, Anna Roy, Madame Caroline, Casterman, 2026.
Le cochon qui voulait dire “non”, Carine Paquin, éditions Michel Quinton, 2023.
Développer sa connaissance de soi.Tu peux, Élise Gravel, Alice éditions, 2020.
Tout le monde, Élise Gravel, Scolastic, 2021.
Ce qui te rend unique, Chris Saunders, Gautier-Languereau, 2023.
Le grand livre des superpouvoirs, Susanna Isern, Rocio Bonilla, Père Fouettard, 2019.
Mes super qualités, Ruth Martin, Fotini Tikkou, Quatre fleuves éditions, 2023.
Le joyau intérieur, Anna Llenas, Glénat Jeunesse, 2024.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Comprendre, identifier et nommer ses sentiments et ses émotions, savoir les gérer.• BOUM BOUM et autres petits et grands bruits de la vie, Catherine Latteux, Mam’zelle Roüge, Editions Pourpenser, 2018.
La petite fille qui avait peur de tout, Aurora Cacciapuoti, Grasset jeunesse, 2022.
Quelle émotion ?!, Cécile Gabriel, Mila, 2007.
Mes p’tites questions : Les émotions, Astrid Dumontet, Axel Langlois, Milan, 2014.
Exprimer ses sentiments et ses émotions de façon appropriée.Noli qui dit non !, Antje Damm, Rue du monde, 2025.
De vert de rage à Rose bonbon, Annie Mollard-Desfour, Bénédicte Rivière, Blexbolex, Albin Michel Jeunesse, 2006.
Des mots plus légers, Youn Young-Seon, Jeun Keum-Ha, Chan-Ok éditions, 2009.
A quoi penses-tu ?, Laurent Moreau, Hélium, 2011.
Résoudre des conflits de façon constructive.• Le gang des 11, Rocio Bonilla, Père Fouettard, 2023.
Un renard dans mon école, Olivier Dupin, Ronan Badel, Gautier-Languereau, 2021.
• Edgar et la malédiction du corbeau, Séverine Gauthier, Clément Lefèvre, Little Urban, 2025.
• L’ennemi, Davide Cali, Serge Bloch, Sarbacane, 2016.
Waterloo & Trafalgar, Olivier Tallec, Flammarion, 2012.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Identifier différents liens familiaux, se rendre compte de la diversité des structures familiales.
















Respecter la diversité des structures familiales.
Diversité des familles
Affiche d’Elise Gravel téléchargeable ici : https://elisegravel.com/blog/familles-diverses/
• Camille veut une nouvelle famille, Yann Walcker, Mylène Rigaudie, Auzou, 2022.
• Une famille c’est une famille tout simplement, Sara O’Leary, Qin Leng, Les Arènes, 2022.
• Un air de familles, Béatrice Boutignon, Le Baron perché, 2013.
• L’arc-en-ciel des familles, Muriel Douru, KTMéditions, 2014.
• Autant de familles que d’étoiles dans le ciel, Émilie Chazerand, Clémence Sauvage, La ville brûle, 2024.
Toutes les familles de mon village, Ophélie Célier, P’tit Kiwi, 2021.
Le Cadeau, Louison Nielman, Barroux, 2024.
• Les P’tits potes – Au secours un bébé arrive !, Anna Roy, Madame Caroline, Casterman, 2025.

Parents divorcés 
• Le dé-mariage, Babette Cole, Seuil Jeunesse, 2014.
• L’amour en poche, Eric Sanvoisin, Editions du pourquoi pas ?, 2024.
• Notre neige à nous, Thomas Scotto, Marion Novion, Mango, 2019.

Liens familiaux
• Quand on est au milieu, Anika A. Denise, Kaléidoscope, 2024.
• Frères, Marie Le Cuziat, Hua Ling XU, L’étagère du bas, 2023.
• Je suis petite, Qin Leng, Bayard, 2018.

Famille monoparentale
• Rosalie, Ninon Dufrenois, Julien Martinière, Voce Verso, 2022.
• La maison bleue, Phoebe Wahl, Les éditions des éléphants, 2020.

Famille recomposée
• Mon premier demi-frère, Davide Cali, Amélie Graux, Little Urban, 2019.

Famille homoparentale
• Mes deux mamans, Anna Zobel, Bernadette Green, Talents Haut éditions, 2021.
• Des lions même pas en cage, Arnaud Tiercelin, Editions du Pourquoi Pas ?, 2018.
Pomine & Pomette, Praline Gay-Prara, Lauranne Quentric, Didier Jeunesse, 2024.
• Et avec Tango, nous voilà trois !, Justin Richardson, Peter Parnell, Henry Cole, Rue du Monde, 2013.
Développer la connaissance de soi et les liens sociaux.• La légendaire histoire du colibri qui sauva l’Amazonie, Gwendoline Raisson, Mouche, L’école des loisirs, 2019.
Le conte chaud et doux des Chaudoudoux, Claude Steiner, Pef, InterEditions, 1984.
L’arbre généreux, Shel Silverstein, L’école des loisirs, 1964.
Mon ami, Astrid Desbordes, Pauline Martin, Albin Michel Jeunesse, 2015.
Tu peux y arriver… ou le secret de l’entraide, Olivier Clerc, Gaia Bordicchia, Flammarion, 2021.
La valise, Chris Naylor-Ballesteros, L’école des loisirs, 2019.

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Cours élémentaire première année

Ouvrages généraux pour se questionner : la série Les Goûters Philo, Brigitte Labbé, Michel Puech, Jacques Azam, Milan éditions, depuis 2002.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Comprendre que la croissance entraîne des changements physiques.Bientôt ados ! Petit guide sans tabou de la puberté, Jacqui Bailey, Sarah Naylor, Casterman, 2024.
Prendre conscience que chaque personne a un corps unique et qu’il existe des différences en termes de taille, de morphologie, de fonctionnement et de caractéristiques, etc.





Apprendre à respecter son corps, celui des autres, leurs différences, leur singularité.
Dans le cœur gros d’Anouk, Mathou, Robert Laffont, 2022.
Homme de couleur, Jérome Ruillier, Bilboquet, 2001.
Oreilles papillons, Luisa Aguilar, André Neves, Père Fouettard, 2014.
La petite poule noire, Martina Schlossmacher, Gider Iskender, Mijade, 2012.
Tous différents !, Todd Parr, Bayard Jeunesse, 2020.
Tous pareils !, Petites pensées de sagesse caribou, Édouard Manceau, Milan, 2008.
• Tous différents, tous pareils !, Arnaud Alméras, Robin, Gallimard jeunesse, 2020.
• Tous pareils, tous pas pareils, Michel Séonnet, Olivier Pasquiers, Rue du Monde, 2010.
5 questions à poser à un oiseau, Laurence Gillot, Guilin Braïda, éditions du Pourquoi pas, 2026.
Savoir protéger son intimité : préserver son intimité, c’est pouvoir créer un espace où l’on se sent bien, un espace à soi où l’on peut s’isoler.• Le petit livre pour dire NON aux abus sexuels, Delphine Saulière, Bernadette Després, Bayard Jeunesse, 2015.
• Mon petit trésor, Christine Naumann-Villemin, Sibylle Delacroix, L’école des loisirs, 2024.
Développer une bonne connaissance de soi.• Et toi ? et toi ?, Christian Voltz, Le Rouergue, 2022.
On n’est pas des moutons, Claire Cantais, Yann Fastier, La ville brûle, 2016.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Identifier et différencier plusieurs types de sentiments et de relations amoureuses et amicales.• Amitié, tout ce qui nous lie, Heike Faller, Valerio Vidali, Editions du sous-sol, 2020.
• Zizi, lolos, smack !! Delphine Godard et Nathalie Weil, Nathan
• Ma sexualité de 6 à 9 ans, Jocelyne Robert, éditions de l’Homme, 2016. 
• Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?, Thierry Lenain, Editions Nathan, 2011.
• C’est ta vie ! L’encyclopédie qui parle d’amitié, d’amour et de sexe aux enfants,  Thierry Lenain et Benoit Morel, éditions Oskar, 2015.
• Où sont les filles ?, Claire Renaud et Églantine Ceulemans, Sarbacane, 2018.
Décrire les principales composantes d’une relation positive (par exemple, la confiance, l’échange, le respect, le soutien, l’empathie et l’entraide).Le conte chaud et doux des Chaudoudoux, Claude Steiner, Pef, InterEditions, 1984.
J’ai rien dit, Stéphanie Boyer, Elisa Gonzalez, Les 400 coups, 2022.
La légendaire histoire du colibri qui sauva l’Amazonie, Gwendoline Raisson, Mouche, L’école des loisirs, 2019.
L’arbre généreux, Shel Silverstein, L’école des loisirs, 1964.
Mon ami, Astrid Desbordes, Pauline Martin, Albin Michel Jeunesse, 2015.
Tu peux y arriver… ou le secret de l’entraide, Olivier Clerc, Gaia Bordicchia, Flammarion, 2021.
La valise, Chris Naylor-Ballesteros, L’école des loisirs, 2019.
Prendre conscience que le genre, le handicap ou l’état de santé ne sont pas un obstacle pour nouer des amitiés.Handicap
• Le miroir de Lorenzo, Sarah Khoury
Georges le collectionneur désordonné, Pauline Ferrand, Grasset jeunesse, 2025.
Comprendre qu’il est possible d’apprécier et d’aimer qui on veut, d’avoir et d’exprimer ses préférences, et prendre conscience de l’importance de respecter les différences.Différences physiques
• Comme un million de papillons noirs, Laura Nsafou, Barbara Brun, Cambourakis, 2018.
Kaïg, Eric Simard, Jean-Loup Felicioli, Suros, 2024.
Les gens sont beaux, Baptiste Beaulieu, Qin Leng, Les Arènes, 2022.

Différences sociales
• Le musée des générosités, Laurence Gillot
• Taupe et Mulot, Faire famille, Henri Meunier

Genre
• Julian est une sirène, Jessica Love, Pastel, 2020.
• Princesse Pimprenelle se marie, de Brigitte Minne et Trui Chielens, CotCotCot Éditions, 2020.
• Jérome par coeur, Thomas Scotto, Olivier Tallec, Actes Sud jeunesse, 2009.
Identifier ses droits et ses devoirs au travers d’exemples simples.Les Goûters Philo, Les droits et les devoirs, Brigitte Labbé, P.-F. Dupont-Beurier, Jacques Azam, Milan, 2020.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Savoir définir et repérer des stéréotypes, notamment de genre, et des discriminations.• A quoi tu joues ?, Marie-Sabine Roger, Anne Sol, Sarbacane, 2018.
• Dînette dans le tractopelle, Christos, Mélanie Grandgirard, Talents hauts, 2009.
• Hector, l’homme extraordinairement fort, Magali Le Huche, Didier jeunesse, 2008.
• La révolte des cocottes, Adèle Tariel, Céline Riffard, Talents hauts, 2021.
• Blanche-Neige et les 77 nains, Davide Cali, Raphaëlle Barbanègre, Talents hauts, 2016.
• Roule, Ginette, Anne Dory, Mirion Malle, La ville brûle, 2021.
• Le foot c’est ensemble !, Rémi Chaurand, Sébastien Chebret, Hachette éducation, 2023.
• Poussins Poussines, Laurent Cardon, Père Fouettard, 2024.
• A calicochon, Anthony Browne, Kaléidoscope, 2010.
• Pourquoi papi ne fait pas la vaisselle ?, Thomas Piet, Fanny Vella, Ophélie Celier, Petit Leduc, 2024.
• Vite, vite, chère Marie !, Erik Blegvad, Niels Mogens Bodecker, Autrement, 2008.
• La petite rouge courroux, Victoria Dorche, Raphaële Frier, Sarbacane, 2021.
• Dagfrid, à Thor et à travers, Agnès Mathieu-Daudé, Olivier Tallec, Mouche, L’école des Loisirs, 2020.
• Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon, Christian Bruel, Anne Galland, Anne Bozellec, Thierry Magnier, 2014.
• Camille aux papillons, Mary Wenker, Amélie Buri, Editions loisirs et pédagogie, 2021 (dossier pédagogique disponible sur le site de l’éditeur).
Ma sœur est une brute épaisse, Alice de Nussy, Sandrine Bonini, Grasset jeunesse, 2018.
Prendre conscience que les stéréotypes, notamment de genre, varient selon les lieux et les époques.• Il n’y a pas si longtemps, Thierry Lenain, Olivier Balez, Sarbacane, 2005.
Prendre conscience que les stéréotypes peuvent entraîner des préjugés et des discriminations• Tous pour une !, Nancy Guilbert, Léonie Koelsch, Kilowatt, 2022.
Qui veut jouer au foot ?, Myriam Gallot, Syros, 2019.
• Un futur pour elles, Plan International, Adolie Day, Larousse Jeunesse, 2024.
• Compte sur moi, Miguel Tanco, Grasset jeunesse, 2025.
• Une place dans la cour, Gaël Aymon, Caroline Modeste, Talents Hauts éditions, 2011.
• Qui veut jouer au foot ? et autres histoires d’égalité pour les filles et les garçons, Myriam Gallot, Claudine Aubrun, Claire Ubac, Zelda Zonk, Syros, 2023.
Développer des relations sociales constructives (comportements tels que l’acceptation, la collaboration, la coopération, l’entraide).Le conte chaud et doux des Chaudoudoux, Claude Steiner, Pef, InterEditions, 1984.
La légendaire histoire du colibri qui sauva l’Amazonie, Gwendoline Raisson, Mouche, L’école des loisirs, 2019.
L’arbre généreux, Shel Silverstein, L’école des loisirs, 1964.
Tu peux y arriver… ou le secret de l’entraide de Olivier Clerc, Gaia Bordicchia, Flammarion, 2021.
J’ai rien dit, Stéphanie Boyer, Elisa Gonzalez, Les 400 coups, 2022.
Savoir penser de façon critique (biais, influences).• La meilleure façon de marcher, Anna Castagnoli et Gaia Stella, Grasset jeunesse, 2019.
On n’est pas des moutons, Claire Cantais, Yann Fastier, La ville brûle, 2016.
• Le gang des 11, Rocio Bonilla, Père Fouettard, 2023.
Comment ton cerveau se laisse piéger, Alexandre Pinault, Thomas Tessier, Rue des Enfants, 2021.

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Cours élémentaire deuxième année

Ouvrages généraux pour se questionner : Philonimo, Alice Brière-Haquet, 3oeil, depuis 2020.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Prendre conscience de l’importance d’apprécier et de prendre soin de son corps.







Développer sa capacité d’attention à soi.







Être capable de repérer les comportements favorables à sa santé et apprendre à faire des choix favorables à soi et aux autres.
• Le corps humain, Alex Frith, Adam Larkum, Usborn, 2013.
Le corps humain, Simon Rogers, Peter Grundy, Autrement Jeunesse, 2014.
Le dico de la santé pour les enfants, Sophie Bordet-Petillon, Océane Meklemberg, Hygée, 2019.
C’est sale ! La grande histoire de l’hygiène, Piotr Socha, Monika Utnik-Strugata, La Martinière jeunesse, 2022.
• La tribu qui pue, Elise Gravel, Magali Le Huche, Les Fourmis rouges, 2017.
Super Globo, Véronique Delamarre Bellégo, Pascale Perrier, Joëlle Passeron, Sarbacane, 2022.
Le jardin du microbiote – explore le monde étonnant des bactéries, Katie Brosnan, Milan, 2021.
Les dents ne poussent que deux fois, Magda Garguláková, Marie Urbánková, Albatros, 2024.
Comment je suis devenue sale de bain, Elisabeth Brami, Les éditions du mercredi, 2022.
Parfum Mémé, Marie-France Zerolo, Mathilde Magnan, Voce verso, 2020.
Le prince qui voulait rester propre, Christian Oster, Grégory Elbaz, L’École des loisirs, 2015.
Je sens pas bon, Emmanuel Arnaud, Princesse Camcam, le Rouergue, 2008.
Comme un sou neuf, Lesley Newson, Erika Harispé, Flammarion, 1997.
Le yoga pour les enfants : 25 postures pour s’initier et se relaxer, Susannah Hoffman, Gallimard Jeunesse, 2019.
Savoir demander de l’aide.Violences intrafamiliales
• Barbouillé, Olivier Dupin, Quentin Zuttion, Editions petit lapin, 2020.
Je ne suis pas un super héros, Julien Josset, Gilles Rapaport, Circonflexe, 2004.
• Le grand méchant loup dans ma maison, Valérie Fontaine, Nathalie Dion, Les 400 coups, 2020.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Définir ce qu’est le consentement, savoir comment l’exprimer, comment refuser.Affiche d’Elise Gravel téléchargeable ici : https://elisegravel.com/blog/consentement-explique-aux-enfants/
• Qui s’y frotte s’y pique !, Pascal Lemaître, Marie-France Botte, L’archipel, 1997.
Touche pas à mon corps, Tatie Jacotte !, Thierry Lenain, Les 400 coups, 2000.
Le petit livre qui dit “non !”, Swann Meralli, P’tit Glénat, 2015.
J’ai le droit de dire “non !”, Ophélie Célier, P’tit Kiwi, 2021.
L’histoire du non, Elena Levi, Serge Bloch, La joie de lire, 2025.
Savoir quoi faire lorsqu’on hésite entre « oui » et « non ».Le mot secret de Charlie, Charlotte Meriaux, Milan, 2024.
Le cochon qui voulait dire “non”, Carine Paquin, éditions Michel Quinton, 2023.
La potion du consentement, Soline Bourdeverre-Veyssière, Alain Boyer, Hachette éducation, 2024.
Ça suffit les bisous !, Pascal Bruckner, Jean-Pierre Kerloc’h, Mayatana Itoïz, P’tit Glénat, 2016.
Comprendre que chaque personne a droit au respect de son corps de la part de toute personne (jeune ou adulte, familière ou non familière) et prendre conscience qu’il existe des mots et des gestes déplacés ou abusifs, qui font violence à l’intégrité personnelle et corporelle.• Mô-Namour, Claude Ponti, L’école des loisirs, 2011.
• Touche pas à mon corps, Pascal Lemaître, Marie-France Botte, Editions de la Martinière, 1998.
Mon petit trésor, Christine Naumann-Villemin, Sibylle Delacroix, L’école des loisirs, 2024.
Les petits et les (trop) gros secrets, Mylen Vigneault, Alice jeunesse, 2021.
Le Loup, Mai Lan Chapiron, La Martinière jeunesse, 2021.
Je ne suis pas le doudou de mon papa, Elisabeth Brami, Sylvie Serprix, Talents hauts, 2023.
• Kit de prévention : jeu des secrets, REVIS Hérault (revisherault.org)
• STOP aux violences sexuelles faites aux enfants, Gwenaëlle Boulet, Delphine Saulière, Marie Spénale, Bayard Jeunesse, 2019.
• L’envers de nos décors, Thomas Scotto, Carole Chaix, Éditions du pourquoi pas ?, 2025.
Savoir identifier un adulte de confiance et où chercher de l’aide.

Savoir demander de l’aide.
Mon petit trésor, Christine Naumann-Villemin, Sibylle Delacroix, L’école des loisirs, 2024.
La bulle de Miro, Rhéa Dufresne, Fondation Marie-Vincent, 2018.
Développer des relations sociales constructives.Le conte chaud et doux des Chaudoudoux, Claude Steiner, Pef, InterEditions, 1984.
La légendaire histoire du colibri qui sauva l’Amazonie, Gwendoline Raisson, Mouche, L’école des loisirs, 2019.
L’arbre généreux, Shel Silverstein, L’école des loisirs, 1964.
Tu peux y arriver… ou le secret de l’entraide de Olivier Clerc, Gaia Bordicchia, Flammarion, 2021.
J’ai rien dit, Stéphanie Boyer, Elisa Gonzalez, Les 400 coups, 2022.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Connaître ses droits et reconnaître que chaque individu a des droits fondamentaux qui doivent être reconnus.









Savoir ce qu’est la Convention internationale des droits de l’enfant.
Prix UNICEF de littérature jeunesse, quatre ouvrages par tranche d’âge proposés autour d’un thème tous les ans.
• Le grand livre des droits de l’enfant, Alain Serres, Pef, Rude du Monde, 2009.
• Tous les enfants ont les mêmes droits. La déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 racontée aux enfants, Marie-Agnès Combesque, Rue du Monde, 2008.
• Malala pour le droit des filles à l’éducation, Raphaële Firer, Rue du Monde, 2015.
• Le crayon magique de Malala, Malala Yousafzai, Kerascoët, Gautier Languereau, 2017.
• Un futur pour elles, Plan International, Adolie Day, Larousse Jeunesse, 2024.
Un toit pour tous !, Nancy Guilbert, Léonie Koelsch, Kilowatt, 2026.
• Wangari Maathai la femme qui plante des millions d’arbres, Franck Prévot, Aurélia Fronty, Rue du Monde, 2011.
• La déclaration des droits des garçons, Elisabeth Brami et Estelle Billon-Spagnol, Talents hauts, 2014.
• La déclaration des droites des filles, Elisabeth Brami et Estelle Billon-Spagnol, Talents hauts, 2014.
La Tresse ou le voyage de Lalita, Laetitia Colombani, Clémence Pollet, Grasset jeunesse, 2018.
Prendre conscience du rôle que chacune et chacun peut avoir dans le respect de la diversité et de la différence.Racisme
• Il court ! Jesse Owens, un dieu du stade chez les nazis, Cécile Alix, L’élan vert, 2022.
• Harlem, Anne Cortey, L’école des loisirs, 2024.

Handicap
• La Street, série de 4 tomes de Cécile Alix, Dimitri Zegboro, Magnard, 2020-2021.

Egalité des sexes
• La fille du samouraï, Fred Bernard, François Roca, Albin Michel jeunesse, 2012.
Le garçon rose malabar, Claudine Aubrun, Syros, 2018.
Moi, Gisèle, Sandrine Bonini, Annick Cojean, Grasset jeunesse, 2024.

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Cours moyen première année

Ouvrages généraux pour se questionner : Chouette penser !, Collection de Gallimard jeunesse depuis 2006.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Connaître les principaux changements
à la puberté.









Prendre conscience que ces changements sont normaux et apprendre à les respecter.
• Ma sexualité de 9 à 11 ans, Jocelyne Robert, éditions de l’Homme, 2016.  
• Bientôt ados ! Petit guide sans tabou de la puberté, Jacqui Bailey, Sarah Naylor, Casterman, 2024.
Nichonnées fantastiques, Marion Cocklico, Grasset, 2025.
Et si on se parlait ? 7-10 ans, Andréa Bescond, MathieuTucker, Harper-Collins, 2020.
Tout sur les règles, Anna Roy, Mademoiselle Caroline, Flammarion, 2021.
• Collection Le petit illustré de l’intimité, Atelier de la belle étoile, Mathilde Baudy, Tiphaine Dieumegard 2021.
Lolo, zizi, smack !!, Nathalie Well, Delphine Godard, Nathan, 2013.
La puberté c’est génial (ou presque) !, Brigitte Bègues, Jacques Azam, La Martinière jeunesse, 2015.
Tout sur les zezettes et les zizis, Anna Roy, Mademoiselle Caroline, Flammarion jeunesse, 2023
Mon corps qui change, 50 conseils pour apprendre à s’aimer, Marawa Ibrahim, Gallimard jeunesse, 2019.
Stella onze ans, presque douze, Anne Deneufbourg, Oskar éditeur, 2026.
Soutif, Susie Morgenstern, Catel Muller, Gallimard Jeunesse, 2021.
Comprendre qu’il est important de se
sentir bien dans son corps et de l’écouter.
Ma maison intérieure : à la découverte de mon corps et de mon esprit, Caroline Hauton, Domitille Leca, Rue des Enfants, 2024.
Tous les corps sont beaux ! : apprends pourquoi tu es unique !, Beth Cox, Samantha Meredith, Rue des Enfants, 2024.
Suzanne est à la hauteur, Fred L., Talents hauts, 2011.
Ronde comme la lune, Mireille Disdero, Seuil Jeunesse, 2015.
Comprendre que la puberté se produit
à des âges différents selon les individus et qu’elle n’a pas les mêmes effets.
Adoland, Anne Bargiacchi, Alexandre Hubert, Clotka, Nathan, 2024.
Mes coquelicots, Isabelle Rossignol, Fanny Vella, Talents Hauts, 2025.
Journal intime de mon corps, Clémentine du Pontavice, L’École des loisirs, 2022.
Dans mon garde-robe, Aimée Verret, La courte échelle, 2021.
Comprendre pourquoi se moquer de
quelqu’un est un comportement néfaste.
Un concours plein d’obstacles !, Kristin Varner, Rue de Sèvres, 2022.
Un poids sur le coeur, Yaël Hassan, Nathan, 2019.
Apprendre à parler des autres et aux
autres de manière positive.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Développer sa capacité d’écoute et l’attention portée aux autres.La lettre de Sasha, Nathalie Bernard, Thierry Magnier, 2025.
La rivière des brumes, Hélène Gloria, Odile Santi, Cipango, 2023.
Le carnet de Lola Boumbadaboum, Baptiste Chaperon, Héloïse Solt, Little Urban, 2020.
Les papillons de Risha, Amarnath Hosany, Minji Lee-Diebold, HongFei, 2018.
Résoudre des conflits de façon constructive.Chronique d’un lézard sans importance, Patrick Ness, Tim Miller, Gallimard jeunesse, 2025.
Les podcasts de la lose, Guillaume Nail, Aurélie Guarino, Milan, 2025.
Qui aime Martin ?, Sophie Grenaud, Le Rouergue, 2026.
Exprimer son consentement ou son refus.• Je suis moi et personne d’autre, Baptiste Beaulieu, Qin Leng, Les Arènes, 2024.
• Le mot secret de Charlie, Charlotte Meriaux, Milan, 2024.
La potion du consentement, Soline Bourdeverre-Veyssière, Alain Boyer, Hachette éducation, 2024.
• Les pansements invisibles, Baptiste Beaulieu, Qin Leng, Les Arènes, 2025.
Définir et reconnaître le harcèlement et ses différentes formes, en particulier le harcèlement sexiste et sexuel.Quelque chose sur le cœur, Amélie Antoine, Syros, 2024.
Bobine et pop-corn, Patricia Vigier, Le Muscadier, 2025.
Trois jours dans la peau d’un garçon, Camille Brissot, Syros, 2022.
Les mots pour combattre le sexisme, Jessie Magana, Alexandre Messager, Syros, 2019.
Diane la géniale, Estelle Billon-Spagnol, Sébastien Mourrain, L’école des loisirs, 2023.
Comprendre que tout acte de harcèlement ou d’intimidation est irrespectueux et néfaste, qu’il a des conséquences graves et peut être sanctionné par la loi.

Prendre conscience que les victimes n’en sont jamais responsables et qu’il est de la responsabilité de chaque témoin de signaler les actes de harcèlement ou d’intimidation.
M@ sixième, Estelle Billon-Spagnol, Didier jeunesse, 2024.
Polly peut tout, Camille Victorine, Anna Wanda Gogusey, La ville brûle, 2026.
Un petit rien du tout, Chloé Bergheaud, Sara Prune, D’Eux, 2025.
Monosourcil, Delphine Vallette, Renaud Vigourt, Seuil Jeunesse, 2023.
La grande Lili, Rémi Courgeon, Rozenn Brécard, Seuil jeunesse, 2025.
Le meilleur voyage de toute ma vie, Dan Santat, Rue de Sèvres, 2025.
Pue le chat, Anne Théréné, Nord Avril, 2024.
Savoir où et comment demander de l’aide pour soi ou autrui.
Je me défends du harcèlement, Emmanuelle Piquet, Lisa Mandel, Albin Michel Jeunesse, 2016.
Le harcèlement et (pas) moi : l’essentiel pour y faire face, Sandra Laboucarie, Marie Quartier, Léonie Koelsch, Hygée, 2023.
Grace Harlowe, Mystère à Oakdale, Jessie Graham Flower, Novel, 2024.
Mes p’tites questions : Le harcèlement, Sandra Laboucarie, Milan, 2018
Harcelés, harceleurs, Catherine Dolto, Colline Faure-Poirée, Gallimard jeunesse, 2019

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Définir ce que sont les stéréotypes et les préjugés.Déconstruction des stéréotypes
• Féroce, Jean-François Chabas, David Sala, Casterman, 2012.
• Vives et vaillantes, 7 héroïnes de contes, Praline Gay-Prara, Didier jeunesse, 2018.
• Elisabeth sous les toits, Vincent Cuvellier, Guillaume Bianco, Little Urban, 2023.
• Les Lapins de la couronne d’Angleterre, Santa, Simon Montefiore, Kate Hindley, Little Urban, 2020.
• Ni poupées ni super-héros, Delphine Beauvois, Claire Cantais, La ville brûle, 2015.
• Nous sommes tous des féministes, Chimamanda Ngozi Adichie, Leire Salaberria, Gallimard Jeunesse, 2020.
Comprendre en quoi les stéréotypes et les représentations liées au genre ont une influence sur la manière dont les individus vivent leur vie et peuvent être à l’origine de discriminations.Racisme
• Quand on arrive en France : histoire de l’immigration, Jean-Michel Boillioud
• Swamp : un été dans le bayou, Johann G. Louis, Dargaud, 2023.
• Eddie et Noé : Les agitateurs, Max de Radighès, Hugo Piette, Sarbacane, 2023.
• Jesse Owens : Le coureur qui défia les nazis, Elise Fontenaille, Le Rouergue, 2020.
Agir pour lutter contre les stéréotypes, les préjugés et les discriminations.• Je suis Camille, Jean-Loup Felicioli, Syros, 2019.
• Filles, femmes liberté, elles font changer le monde, Rebecca June, Ximo Abadia, Rue du Monde, 2024.
• C’est notre secret, Raphaële Frier, Thierry Magnier, 2018.
Cheveux et autres poils, Morgane Soularue, Camille De Cussac, Gallimard Jeunesse, 2019.
Tous pour une !, Nancy Guilbert, Léonie Koelsch, Kilowatt, 2022.
Comprendre qu’on peut choisir librement une activité ou un métier (qu’on soit une fille ou un garçon) en fonction de ses motivations ou de ses compétences.




Se sentir libre de ses choix pour une activité ou une passion.
• Tuto tricot, Ludovic Lecomte, Irène Bonacina, Neuf, L’école des loisirs, 2022.
• Renversante, Florence Hinckel, Clothilde Delacroix, Neuf, L’école des loisirs, 2019.
• Invisibles, Ana Arzelus, Casterman, 2025.
Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon, Christian Bruel, Anne Bozellec, Être, 2009.
Le foot c’est ensemble !, Rémi Chaurand, Sébastien Chebret, Hachette éducation, 2023.
Savoir penser de façon critique : apprendre à résister à la pression sociale
sans préjugés ni discriminations.
• La voix du loup, Sam Thompson, Anna Tromop, Pocket Jeunesse, 2024.

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Cours moyen deuxième année

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Connaître les changements du corps lors de la puberté et savoir qu’ils ne se produisent pas au même moment chez tous les enfants.• Ma sexualité de 9 à 11 ans, Jocelyne Robert, éditions de l’Homme, 2016.  
• Bientôt ados ! Petit guide sans tabou de la puberté, Jacqui Bailey, Sarah Naylor, Casterman, 2024.
Nichonnées fantastiques, Marion Cocklico, Grasset, 2025.
Et si on se parlait ? 7-10 ans, Andréa Bescond, MathieuTucker, Harper-Collins, 2020.
• Collection Le petit illustré de l’intimité, Atelier de la belle étoile, Mathilde Baudy, Tiphaine Dieumegard 2021.
Nommer le nom et la fonction des organes reproducteurs.• Le petit illustré de l’intimité : de la vulve, du vagin, de l’utérus, du clitoris, des règles…, Tiphaine Dieumegard, Mathilde Baudy, Atelier de la belle étoile, 2021.
• Le petit illustré de l’intimité : du pénis, des testicules, du scrotum, du prépuce, des érections…, Tiphaine Dieumegard, Mathilde Baudy, Atelier de la belle étoile, 2021.
Apprendre scientifiquement ce que sont les menstruations (règles) et qu’elles sont une composante normale et naturelle du développement physique des filles, et ne doivent pas faire l’objet de tabous ou de moqueries.Le p’tit guide des filles pour tout savoir sur les règles et la puberté, Le cercle des filles, 2023.
Le grand guide décomplexé des premières règles, Julien Rouzeaud, AFNIL, 2022.
Tout sur les règles, Anna Roy, Mademoiselle Caroline, Flammarion, 2021.
Les règles… Quelle aventure !, Élise Thiébaut, Mirion Malle, La ville brûle, 2017.
Je grandis. Super. Mon guide sur la puberté, Emma Delone, 2024.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Savoir que les relations entre individus peuvent traduire différents types de relations affectives (par exemple, l’affection entre amis, l’amour entre parents, l’amour au sein de la famille, l’amour entre partenaires) et qu’il existe des façons différentes d’exprimer son amour.• Le cœur : histoire, science et beaucoup d’amour, Noemí Fabra, Gallimard Jeunesse, 2025.
Le petit illustré de l’intimité, de la sexualité, de la contraception, des IST, du consentement…, Tiphaine Dieumegard, Mathilde Baudy, Atelier de la belle étoile, 2021.
Nommer divers sentiments qui peuvent être éprouvés dans les relations interpersonnelles.

Exprimer ses émotions.
Demander et s’assurer du consentement ; exprimer son consentement ou son refus ; comprendre et respecter le refus des autres.• Je suis moi et personne d’autre, Baptiste Beaulieu, Qin Leng, Les Arènes, 2024.
• Le mot secret de Charlie, Charlotte Meriaux, Milan, 2024.
La potion du consentement, Soline Bourdeverre-Veyssière, Alain Boyer, Hachette éducation, 2024.
• Les pansements invisibles, Baptiste Beaulieu, Qin Leng, Les Arènes, 2025.
Comprendre qu’il existe des mots et des gestes qui constituent des violences : violences verbales, physiques, psychologiques, sexistes, sexuelles (dont l’inceste) ; savoir identifier ces situations et percevoir les relations d’emprise.Mon corps m’appartient ! Respect, intimité, consentement, parlons-en, Isabelle Filliozat, Margot Fried-Filliozat, Isabelle Maroger, Nathan, 2022.
La porte de la salle de bain, Sandrine Beau, Talents hauts, 2015.
Gros, Sylvain Levey, Editions Théâtrales, 2020.
Prendre conscience que les violences sexuelles, quel qu’en soit l’auteur, constituent toujours une violation des droits humains et que les victimes n’en sont jamais responsables.• Les bons et les mauvais secrets : kit de prévention, REVIS (revisherault.org).
Savoir comment chercher de l’aide et du soutien lorsque l’on est victime de violences.
Je me défends du harcèlement, Emmanuelle Piquet, Lisa Mandel, Albin Michel Jeunesse, 2016.
Le harcèlement et (pas) moi : l’essentiel pour y faire face, Sandra Laboucarie, Marie Quartier, Léonie Koelsch, Hygée, 2023.
Grace Harlowe, Mystère à Oakdale, Jessie Graham Flower, Novel, 2024.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Notions et compétencesOuvrages de littérature jeunesse
Comprendre ce qu’est la majorité numérique et son objectif de protection des enfants.

Devenir acteur de sa protection sur Internet et savoir identifier un adulte de confiance à qui s’adresser si quelque chose qui a été vu sur Internet ou sur les réseaux sociaux perturbe ou fait peur.
• Au-delà des écrans : 4 histoires pour déjouer les pièges du numérique, Cécile Benoist, Anatole Aufrère, A dos d’âne, 2021.
• Hacking !, Jeanne Desaubry, Editions d Jasmin, 2013.
• La vie et compagnie (T.2). Comme un papillon dans la toile, Sylvie de Mathuisieulx, Oslo, 2012.
• Tous connectés, Mathilde Giard, Mary Gribouille, La Martinière jeunesse, 2018.
Prendre conscience que l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux présente des dangers et nécessite des mesures particulières, notamment car des images et des médias sexuellement explicites, interdits pour les mineurs, violents et choquants y sont accessibles.Mon deuxième cerveau, Gaël Aymon, Héloïse Solt, L’école des loisirs, 2024.
M@ sixième, Estelle Billon-Spagnol, Didier jeunesse, 2024.

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Et vous, quels livres utilisez-vous pour aborder ces sujets avec vos enfants ou vos élèves ?

Entretien avec Jo Witek

Vous l’avez compris avec l’article que nous lui avons consacré, pour le Grand Arbre Jo Witek est une auteure essentielle. Nous aimons la diversité des formats qu’elle aborde, ses engagements, son talent pour décrire l’adolescence et ses tourments, sa capacité à se renouveler tout en sonnant toujours juste.

(Re)lire et discuter de son œuvre aussi variée qu’engagée a amené une foule de questions, et nous avons été très touchées qu’elle prenne le temps de nous répondre.

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Vos romans pour ados sont séparés en deux catégories assez distinctes : d’un côté les polars, de l’autre les histoires sur des sujets plus proches du quotidien. Appréciez-vous ces deux genres en tant que lectrice ?

Je lis très peu de littérature noire, c’est très étrange. Je crois que mon goût du thriller vient clairement du cinéma. J’ai été lectrice pour le cinéma, j’ai donc été payée pour « démonter » pas mal de récits, les fouiller, les analyser, trouver les manques narratifs. Telle une mécanicienne, en apprenant à déconstruire, j’ai appris à travailler le suspens, le rythme du thriller et la psychologie des personnages. En revanche, la littérature réaliste, sociale, engagée est celle que je lis et que j’affectionne depuis l’adolescence.

En tant que lectrices adultes, nous apprécions l’aspect engagé et féministe de vos textes, sur la mise en place des relations filles-garçons et plus particulièrement les questions de respect et de consentement qui sont récurrentes dans vos romans ; et ce bien avant que l’EVARS refasse surface. Quelles sont vos motivations ?

Oui, je vais intervenir prochainement dans une journée professionnelle pour des enseignants et travailleurs sociaux autour du programme de l’EVARS et du lien quasi évident de la littérature jeunesse avec ce programme. Je pense que pas mal de romans en jeunesse peuvent accompagner ce dispositif, donner corps, chair et émotion au travers de la fiction aux points abordés avec les animateurs, enseignants autour de l’EVARS : respect du corps, le sien, celui des autres, la notion de consentement, l’emprise, le harcèlement, les luttes contre les discriminations sexuelles et sexistes, et contre les stéréotypes de genre, le droit au respect, à la liberté, à l’affection saine, au plaisir, à l’amour, retour sur le droit à la contraception gratuite, à l’avortement, etc. J’ai traité tous ses sujets dans mes romans ou documentaires. La lutte pour une société égalitaire et non violente est le cœur de mon travail, c’est à dire le bien-être, le respect, la liberté de l’individu dans l’espace public ou privé, quel que soit son genre, ses préférences sexuelles, ses origines, son milieu social, culturel, sa religion ou sa non-religion. Je travaille cette humanité et pointe le danger de nos inhumanités de différente façon, dans des ouvrages pour tous les âges. Par exemple, quand en 2011, nous commençons à travailler sur les émotions incarnées par une petite fille dans nos albums avec Christine Roussey (Le Petit cœur, Les petites peurs (9 volumes) Editions de La Martinière), certains se moquaient de nous. Ils jugeaient ce travail psycho-émotionnel et psychosocial au travers d’histoires simples un peu « bêbête » voire superficiel et forcément « facile ». Six ans plus tard, alors que notre série était traduite dans 35 langues et cartonnait aux États-Unis (2 millions d’exemplaires), les albums sur les émotions et le bien-être de l’enfant se sont multipliés et nous avons été pas mal copiées, ce qui en soit est plutôt positif.

J’aime l’idée d’être toujours un poil en avance, j’aime la recherche et essayer de défricher, d’aller plus loin dans ma liberté créative, me surprendre et accompagner les changements de sociétés, les découvertes en matière de psychologie, pédagogie, psychologie ou recherches scientifiques. Par exemple, avec la série Areuh pour les tous petits, j’ai fait le lien entre partition textuelle et partition musicale, en demandant à une compositrice de respecter le rythme, la musique des mots (sans les mots) dans sa bande originale. Les petits après avoir écouté le texte et la musique, font le lien immédiatement album/musique. Je pense qu’il faut « amplifier » l’album, le sortir de son dialogue unique texte/image. Pour un bébé le son est plus important à la base que l’image, c’est par l’oreille qu’il apprend à parler. L’image qu’il préfère est le visage de celui ou celle qui prend soin de lui. Ce qui bien sûr, n’empêche pas l’illustration mais on peut aller plus loin ; surtout avec les nouvelles technologies qui facilitent la musique hébergée.

Vous avez plusieurs séries à votre actif : Mentine, Le clan des cabossés et les albums pour lesquels vous collaborez avec Christine Roussey. En quoi est-ce un exercice différent d’un roman d’un seul tome ?

La série est différente de l’unitaire, car le lecteur, la lectrice se transforme alors en fan. La série amène l’addiction, l’envie de suite. Du plus, du toujours plus, du encore. C’est tout à fait intéressant, excitant et parfois, inquiétant, je l’admets. Cela permet aussi de faire évoluer un personnage, comme je l’ai fait avec Mentine. C’est très touchant quand les lecteurs et les lectrices parlent de votre personnage comme s’il existait. « Alors Mentine va revenir ? », j’ai aimé entendre cette phrase. Après, je me lasse vite. Vous l’avez compris, j’aime innover, prendre des risques, explorer. Je déteste me répéter, alors la série très vite m’ennuie. Je m’arrête toujours avant le volume de trop. Cinq volumes sont mon maximum, avec Mentine. Mais qui sait ? Je pourrai la faire revenir, car ce personnage est sans doute celui qui me ressemble le plus.

Mentine, Jo Witek, Margaux Motin, Flam jeunesse, série de 5 tomes, 2015-2019.

Les albums avec Christine Roussey portent sur les émotions et le quotidien des jeunes enfants, sujets énormément exploités en littérature jeunesse. Pourtant vous avez trouvé un ton et un format (papier découpé façon gigogne) qui leur permettent de sortir du lot. De quelle manière avez-vous collaboré ?

Pour la série avec Christine Roussey, nous n’avons jamais parlé de série. Chaque année, pendant neuf ans, je crois, on s’est dit, « on en refait un ? » Et voilà, c’était tout. J’écrivais le texte et Christine se l’appropriait dans son merveilleux imaginaire. Nos univers s’accordent très bien sans que nous ayons besoin de nous parler plus que ça. On a pas mal de points communs elle et moi et on adore rire. J’ai toujours adoré ses images si pétillantes et mes textes lui ont toujours donné envie de déployer ses images. Ce fut une relation de travail très joyeuse entre nous. Les découpes, le format, tout cela c’est Christine avec l’éditrice Marie Bluteau qui l’ont décidé. Au départ, on avait pris le temps l’éditrice et moi, de chercher la personne qui donnerait vie en image à cette petite fille qui n’avait pas de prénom. Dès que j’avais vu les images de Christine Roussey, il y a 15 ans (déjà !), j’avais su que c’était elle et je lui faisais totalement confiance ! Aujourd’hui avec Marie Bluteau, mon éditrice à la Martinière, cela fait plus d’un an qu’on recherche l’illustrateur-ice pour l’un de mes textes. On n’a pas encore trouvé. J’aime cette exigence. Prendre le temps de créer. Attendre l’alchimie. L’évidence.

En parlant d’évidence, nous sommes admiratives de votre capacité à vous renouveler tout en réussissant à écrire des textes qui sonnent juste au bon moment, qui parlent aux ados. Une des rédactrices du blog qui est aussi documentaliste partageait encore ce constat récemment. Comment parvenez-vous à trouver un ton si adapté ?

Je crois que l’adolescente que je fus est encore en moi. Très vivante. Je suis une adulte de cinquante-sept ans, j’ai élevé deux garçons (merveilleux !), j’ai passé un paquet de galères comme tout à chacun, mais j’ai un souffle d’ado. Je ne serai jamais tout à fait sérieuse comme une adulte qui achète des actions ou parle des travaux de sa maison pendant des heures. J’ai cru l’avoir perdu dernièrement, ce souffle. Et puis non, c’est ce qui l’emporte aujourd’hui, cette voix de la jeunesse que je veux continuer à avoir et à porter. C’est très créatif la contrainte d’écrire pour des lecteurs et lectrices ados. Par exemple dans J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle, comment décrire une nuit de noces qui est forcément une scène de viol dans un mariage forcé ? Faut-il ne pas l’écrire ? Il y a une responsabilité morale de l’autrice et en même temps une envie de ne pas édulcorer la violence faite aux filles mariées sans consentement. Et bien là commence le travail d’autrice jeunesse : écrire cette scène, ne pas mentir aux jeunes, mais ne pas décrire ce qui n’a pas besoin de l’être.

J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle, Jo Witek, Actes sud jeunesse, 2021.

Justement, votre roman J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle a marqué de nombreux lecteurs et a rencontré un immense succès. Vous souvenez-vous de la naissance de ce projet ? Saviez-vous déjà que vous teniez quelque chose de spécial ?

On ne sait vraiment jamais quand on a terminé un manuscrit si on tient un livre qui va « marcher » comme on dit. J’avais peur pour celui-ci comme pour Une fille de… qui est l’histoire d’une fille de prostituée, que les textes ne rentrent pas au collège et au lycée. Pas facile parfois et très courageux de la part des enseignants de proposer l’étude d’une littérature engagée, réaliste, féministe et sociale aux élèves. Surtout en ce moment où certains parents veulent empêcher l’étude des romans liés au droit des filles (ils ne sont pas si nombreux d’ailleurs). Je suis ravie que ces ouvrages aient eu un très beau succès en librairie et en établissements étant donné l’état du monde, je trouve que plus que jamais cette littérature du réel a toute sa place en cours de français, d’histoire, en EVARS ou en lecture libre.

Vous avez écrit de nombreux albums et romans. Récemment vous avez changé de registre en écrivant un documentaire où vous recueillez la parole d’ados. Pouvez-vous nous raconter ce qui vous a menée à ce projet ?

Chambres adolescentes est un projet transmédia (photographie, texte, podcast, site internet, 6 expositions) de portraits d’adolescents dans leur chambre, sur 4 territoires et que j’ai mené avec la photographe Juliette Mas. Il a pris 4 ans de rencontres, un an pour préparer le livre éponyme (La Martinière jeunesse) photos, textes et podcast et deux grosses expositions à Paris (Mairie de Paris en quai de Seine et Centre d’art contemporain Tignous). Une exposition tourne actuellement dans les médiathèques et salons du livre) Un travail de dingue ! Je me suis lancée dans cette aventure avec la photographe Juliette Mas en plein confinement en plus ! Un pied de nez : le monde était en chambres et nous ne pouvions plus y aller. L’idée était d’aller écouter longuement des adolescent.e.s âgés de 12 à 19 ans dans leurs petits « chez eux » que représente leur chambre à cet âge. C’est beaucoup plus qu’un documentaire, ce fut pour moi une expérience de vie très forte : avec Juliette Mas d’abord en duo créatif et de terrain, puis avec toutes les familles qui ont voulu être dans le projet, les jeunes qui avaient des choses à dire et ont osé s’exposer très courageusement, avec nos partenaires, les maisons des écritures, les régions, les départements, les communautés de communes…. C’était aussi mettre en lumière des jeunes d’une France non parisienne, du Gers aux villages de l’Hérault ou encore celle des chambres de l’aide sociale à l’enfance de jeunes mineurs isolés venus du Pakistan ou de Guinée. L’idée était de rendre visibles et audibles des individus très différents qui traversaient l’adolescence entre 2020 et 2023. Avions-nous des points communs entre nos adolescences d’hier à aujourd’hui ? En quoi la génération Z était-elle différente ? Pourquoi les adultes étaient-ils si sévères envers cette génération née avec le numérique ? Ce fut très beau, car très fédérateur. À chaque rencontre tout public, vernissage, débat, les adultes et les adolescents étaient mélangés, intéressés et restaient. Les publics se mélangent peu de nos jours, quand c’est le cas, quand je parviens à ces échanges autour d’un de mes projets, je me dis que mon écriture fait sens. Que je suis à ma place. Je crois que j’aime la littérature jeunesse, car elle demeure celle qui crée le plus de liens sociaux et culturels. Par exemple, j’étais les deux derniers jours en médiation au collège, je proposais des débats avec des élèves de 3e autour des paroles de Chambres adolescentes. C’était très puissant, très bouleversant. Peu à peu, les jeunes ont pris la parole, se sont exprimés, ont écouté les points de vue divergents de leurs camarades autour de sujets délicats comme : le harcèlement, le sexisme ordinaire, l’accueil des migrants, l’homophobie, le temps d’écran, l’usage des réseaux, etc. Je trouve que les collégiens et collégiennes sont plus capables de grands débats d’idées que les adultes en ce moment. Ils savent écouter et lever le doigt pour prendre la parole ! Encore faut-ils qu’on leur propose de s’exprimer librement.

Ce documentaire a donné une belle exposition. Comment avez-vous abordé ce travail ?

Chambres adolescentes a donné deux grosses expositions sur Paris. Il était important d’exposer à Paris, car malheureusement sans la « validation parisienne » un projet artistique n’est pas pris au sérieux encore aujourd’hui. J’avais donc promis aux jeunes que leurs mots, photos, pensées, portraits seraient exposés en pleine lumière dans la capitale. Nous avons tenu nos promesses avec Juliette Mas. La Mairie de paris nous a exposé sur les quais de Seine, le travail de commissariat d’expo était assez simple là, puisqu’il s’agissait de grands tirages avec texte et QR code. Pour le centre d’art Tignous, c’était une aventure plus complexe. Aurélie Thuez, la directrice du CTAC de Montreuil nous a donné carte blanche. Nous avons donc repensé le storytelling de nos contenus pour habiter les trois salles du centre d’art avec l’envie de faire ressentir aux visiteurs les émotions partagées dans ces chambres. Nous avons créé un espace confortable pour que les gens prennent le temps d’écouter la jeunesse via les podcasts (qui sont sur les plateformes maintenant). J’ai peu exposé mon texte, préférant mettre en avant leurs verbatims et les photographies magnifiques de Juliette Mas. J’ai juste imaginé un rouleau de 10 mètres, qui était exposé pour montrer la longueur des portraits. Ils étaient longs tels des récits non fictionnels de nos rencontres. C’était une écriture particulière, car je n’avais pas de référentiels de portraits de la sorte, c’est-à-dire qui intégraient le point de vue de l’auteur et le rapport au temps qu’exige la mise en confiance d’une jeune personne. Au CTAC de Montreuil, nous avons pu inviter deux plasticiens de nos choix pour leur proposer de créer des œuvres in situ à partir des contenus de Chambres adolescentes. Stéphane Kiehl a proposé un mur d’exergues des jeunes, sur des feuilles A4, en noir et blanc, comme une matrice de messages. Carole Chaix a créé Cuisine de femmes, une pièce dédiée à la création, valorisant ce travail de fond des artistes et ce temps qui passe, cette géopolitique qui s’invite au fil du travail, les aléas de la vie qui perturbe le projet. J’ai adoré retrouver la créativité en équipe.

Certains de vos romans ont été traduits et/ou lauréats de prix. Comment vivez-vous cette reconnaissance ? Avez-vous un souvenir particulier à partager au sujet ?

Les sélections de prix sont importantes plus que les prix, à mon sens, car elles portent nos ouvrages vers les jeunes. Un souvenir ? Oui, dans le cadre du Prix du jeune lycéen allemand, j’étais allée rencontrer des jeunes en Allemagne avec Une fille de… (Actes sud jeunesse).

Une fille de…, Jo Witek, Actes sud jeunesse, 2017.

C’était en mars 2020 ! Je me souviens que je me suis retrouvée dans la voiture de l’ambassadrice de France en Allemagne, car j’étais la seule autrice française sur place, alors que le festival de Leipzig venait d’être annulé. Me voilà au consulat, me voilà invitée à déjeuner avec tous les grands pontes de la ville avec une traductrice à mes côtés (je ne parle pas un mot d’allemand). À la fin du déjeuner, le consul me demande de conclure la conversation. Je décide de blaguer. Je leur dis qu’en France, on classe la littérature selon le prestige qu’elle inspire aux intellectuels. La littérature blanche, c’est le top, ensuite la noire, ensuite la jeunesse, très mal considérée. Je leur fis alors remarquer qu’à ce déjeuner, je n’étais peut-être pas une littéraire digne de ce nom, car j’étais une autrice qui écrivait aussi du thriller pour la jeunesse. Ils ont beaucoup ri. Je pense que les cultures allemandes, anglos- Saxonne ou Chinoises considèrent avec beaucoup plus respect que la nôtre les auteurs de littérature jeunesse. Ensuite, ce fut moins drôle. Il me fallut vite regagner la France avant que les frontières ne se referment à cause du COVID.

Mille mercis d’avoir pris le temps de répondre à nos questions, cela a été un véritable plaisir d’échanger avec vous !

Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à la jeunesse, à sa littérature, à sa diversité, à ses auteurs et autrices. Rien n’est plus sérieux et exigeant que d’écrire pour les enfants ou de travailler auprès d’eux, il serait temps que certains adultes s’en rendent compte ☺

Nos classiques préférés : le bric à brac de Christian Voltz

Il se passe des choses incroyables sous notre bel arbre ! Figurez-vous que nous n’avions jamais parlé de Christian Voltz, de son travail original et de son humour surtout. A travers ses albums, c’est tout un univers qui s’offre aux petits comme aux plus grands. Alors voici les 10 raisons d’aimer à la folie cet auteur exceptionnel !

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Pour Liraloin, Christian Voltz a bercé les jeunes années de ses deux grands enfants maintenant. Jamais lasse de raconter ses albums, c’est un réel plaisir de partager des histoires pour rire car on ne rit jamais trop !

C’est pas ma faute ! Christian Voltz – Le Rouergue, 2001
  1. Pour ce réveil bien matinal à la campagne, quel plaisir !
  2. Pour cette charmante fermière… comment ça les araignées peuvent faire peur …
  3. Pour cette histoire en randonnée dont on raffole
  4. Pour ce carambolage d’animaux qui n’ont vraiment pas vu les choses arriver
  5. Pour la page de titre qui nous invite à presque entrer dans cette charmante ferme
  6. Pour la trombine des personnages et leurs expressions ébahies
  7. Pour cette pauvre araignée qui est un dommage collatéral
  8. Pour cette chute qui mérite réflexion
  9. Pour cette lecture à voix haute qui me ravie à chaque fois !
  10. Pour lire et relire encore cette histoire
Patates de Christian Voltz – Le Rouergue, 2000
  1. Pour les frites, la purée et les patates
  2. Pour la faim qui tiraille l’estomac, attention cela peut jouer sur l’humeur
  3. Pour cette mise en bouche que va être la rencontre entre Mr Albert et Mr Marcel
  4. Pour cette pousse verte tant convoitée
  5. Pour ce dialogue digne d’une scène que l’on pourrait retrouver chez Molière
  6. Pour cette joie intense si vite effacée … affaire à suivre…
  7. Pour cette bagarre haute en coups et en onomatopées
  8. Pour lire avec l’accent belge s’il vous plait (surtout dans l’interprétation de Mr Albert)
  9. Pour cette chute si croustillante !
  10. Pour cette quatrième de couverture (attention spoiler)
Comme chaque matin de Christian Voltz – Rouergue, 1998
  1. Pour ce maudit réveil qu’on ne préfère pas entendre, courage Mr Léon
  2. Pour cette couverture intérieure qui invite la/le jeune lectrice/lecteur à entrer dans cette maison, véritable décor de théâtre  
  3. Pour ce robinet qui goutte : plic plic plic (est-ce que quelqu’un ici connaît un bon plombier ?)
  4. Pour cette journée qui ne sera faite que de gris visiblement (vêtements, pollution…)
  5. Pour cet empressement qui caractérise Mr Léon (ceci est purement ironique)
  6. Pour ce soupir que nous poussons à l’unissons avec notre personnage préféré (je vous rassure, c’est pas le directeur, non non non)
  7. Pour cette découverte qui peut changer une vie (et parole d’arbonaute, il ne suffit de pas grand-chose)
  8. Pour cette dernière couverture intérieure qui va vous transporter sur un petit nuage de joie
  9.  et 10 Pour cet album qui n’a pas pris une ride

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Pour Lucie, Christian Voltz c’est avant tout l’auteur du premier album utilisé dans un projet transdisciplinaire : le fameux Toujours rien ? qui outre la qualité intrinsèque de l’histoire est idéal à lire en parallèle de plantations. Premier coup de cœur d’une longue série pour le travail de cet auteur-illustrateur au style unique. Et parmi eux, un titre qui se détache : Le livre le plus génial que j’ai jamais lu… voici pourquoi.

Le livre le plus génial que j’ai jamais lu… Christian Voltz, L’école des loisirs, 2008.
  • Pour ce titre terriblement racoleur.
  • Et les commentaires acerbes du bien nommé Petit Bonhomme Grognon qui commencent dès le titre (et ironise sur la célébrité de l’auteur).
  • Pour cette jeune fille pirate qui boit du rhum et se bat, héroïne badass s’il en est, mais aussi capable de gambader dans les herbes folles.
  • Pour la double narration : l’histoire principale et les commentaires du Petit Bonhomme Grognon…
  • Associée à un mélange de styles des illustrations : bricolages et dessin au trait.
  • Pour les illustrations de bric et de broc photographiée par Jean-Louis Hess dont on ne se lasse pas… et qui prennent ici une profondeur inédite.
  • Pour le jeu sur l’objet livre avec le Petit Bonhomme qui tente de tourner une page.
  • Pour les adresses à Christian Voltz, sommet de mise en abyme.
  • Pour l’humour, évidemment.
  • Et parce que le Petit Bonhomme Grognon revient dans Happy End ! et qu’on se régale une nouvelle fois.

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Hélène a eu la chance de rencontrer Christian Voltz en 2024 et de lui faire dédicacer ce livre si amusant sur la confection d’un gâteau par une équipe de pâtissier amateurs.

Un gâteau au goûter… Christian Voltz, L’école des loisirs, 2021.
  1. Pour cette équipe de cuisiniers amateurs qui se donne du mal, de manière bien originale
  2. Pour ce thème du goûter, universel et indémodable
  3. Pour le style d’illustrations caractéristique de Christian Voltz avec collages, fil de fer, boutons…
  4. Pour tous ces ingrédients auxquels on pense trop rarement quand on fait un gâteau (patates, navet, mouches…)
  5. Pour la rencontre touchante entre Monsieur Anatole et Mademoiselle Blanche
  6. Pour la solidarité des animaux voisins qui aident notre prince charmant à cuisiner pour sa dulcinée
  7. Pour la créativité, tant dans le fond de l’album que dans sa forme
  8. Pour les moments simples partagés
  9. Pour la bonne volonté des cuisiniers et la positivité de Mademoiselle Blanche
  10. Pour l’humour qui mène n’importe quelle situation vers un happy end !

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Aussi étrange que cela puisse paraître, dans la mesure où elle apprécie souvent les univers drôles, originaux et décalés, Séverine ne connaissait pas bien les albums de Christian Voltz. Elle en avait lu quelques-uns avec ses deux grands enfants, mais jamais avec la petite dernière. Voilà qui est corrigé, (corrigé, oui, car c’était une grossière erreur) et elle a même eu du mal à choisir, tant les albums qu’elle a découvert l’ont emportée. En voici deux:

Heu-reux ! de Christian Voltz, Editions du Rourgue jeunesse, mars 2016
  1. Pour le titre de l’album qui donne immédiatement le sourire parce qu’il promet le bonheur.
  2. Pour le conte détourné dans lequel le héros à marier n’est pas une princesse.
  3. Pour la fin de l’histoire, même sans le classique « ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’… »!
  4. Pour le souvenir de la publicité du fameux fromage, quand des vaches toutes plus originales les unes que les autres passaient le casting pour incarner la star (qui rit) mais qu’aucune n’avait les qualités requises.
  5. Pour le message d’estime et d’affirmation de soi qu’il délivre.
  6. Pour la fin des préjugés, côté père (finalement, toutes les animales ont leur chance de rendre le prince heureux, pas seulement les vaches)
  7. Pour la fin des préjugés côté prétendantes (finalement, toutes les animales ont leur chance de rendre le prince heureux, même celles qui n’y croyaient pas)
  8. Pour la tolérance et l’ouverture d’esprit autour de l’homosexualité.
  9. Pour le traitement humoristique, à hauteur d’enfant, du droit à aimer qui on veut.
  10. Pour le mariage, et le bonheur, pour tous.
  1. Pour le clin d’œil à une Coupe du monde de football mythique (et 1 et 2, et 3 à zéro !)
  2. Pour le jeu de mots Hommelettes, qui vaut à lui seul, son pesant de cacahouètes.
  3. Pour les affiches publicitaires typiques que l’on voit encore trop souvent (une femme mise en scène pour vendre des produits aux hommes).
  4. Pour la dénonciation des stéréotypes de genre.
  5. Pour le plaidoyer d’une répartition égalitaire des tâches quotidiennes au sein du couple.
  6. Pour le droit des femmes à se vêtir comme elles le souhaitent.
  7. Pour le droit des femmes à sortir et s’amuser entre copines, hors du foyer.
  8. Pour la bouille trop mignonne de l’enfant.
  9. Pour les moments de tendresse du père avec son fils, contrairement à son discours viriliste.
  10. Pour la toute dernière image, qui fait fondre.

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Et vous quels sont vos classiques préférés de cet auteur ?

Les albums découpés d’Emmanuelle Bastien

Lorsque les éditions de l’Agrume nous ont proposé de recevoir l’album J’aime pas d’Emmanuelle Bastien, Lucie et Liraloin ont été enchantées d’y voir une potentielle lecture commune, mais aussi de mieux comprendre le travail de cette autrice-illustratrice grâce à une interview.

© photo E. Bastien

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Vous êtes diplômée des Beaux-Arts de Besançon comment êtes-vous arrivée à la littérature de jeunesse ?

Après les Beaux-Arts, j’ai travaillé comme maquettiste pour la presse sur différents magazines pendant presque dix ans. La littérature de jeunesse m’intéressait déjà beaucoup, après la naissance de ma fille, j’ai repris des études et je suis entrée aux Arts déco (EnsAD, Paris) en formation continue. C’est à partir de ce moment là que les choses se sont concrétisées.

Il y a d’ailleurs de vrais choix artistiques dans vos albums qui ont des techniques d’illustrations très différentes (tampons, gravures, découpes…). Quels critères guident vos choix ?

La technique utilisée pour les images de mes albums est souvent un moteur narratif. C’est le cas avec la gravure pour Bonhomme, sa maison et pluie et pluie, les tampons pour Il était plusieurs fois, ou le pochoir pour l’album italien Archì. Toutes ces techniques permettent de faire des multiples, c’est à dire de reproduire une même image. Pour mon album Bonhomme, sa maison et pluie et pluie, j’ai associé différentes images gravées en les superposant au moment du tirage. J’imprime le personnage, puis j’imprime la pluie : Bonhomme est sous la pluie ; j’ajoute la maison : il est dans sa maison alors qu’il pleut dehors, etc. Ici, les histoires découlent directement de ce jeu d’associations propre à la gravure. Je m’empare des contraintes et des possibles d’une technique pour construire un récit. Chaque technique a ses particularités. Le tampon permet une répétition facile et rapide d’une même image : une tampon « arbre » permettra de dessiner facilement une forêt. Je m’amuse aussi à détourner les formes pour créer de nouvelles images, ainsi la maison peut devenir une fusée ou le corps d’un animal.

Mes derniers albums édités [J’aime, J’irai voir et J’aime pas] n’ont pas d’images imprimées, ce sont les découpes et la superposition des pages qui forment les images. Là, je me suis intéressée de près à l’objet livre et aux pages que l’on tourne. Aucune image n’existe en dehors du livre, c’est le geste du lecteur qui crée l’image. À chaque projet, le moyen employé influence la narration et va me guider vers un type de livre ou bien un autre.

Comme vous l’évoquez, vos derniers albums nécessitent des découpes particulières, comment les concevez-vous et comment travaillez-vous avec la maison d’édition sur cet aspect ?

Pour mes albums à découpes, je fabrique des maquettes, parfois toutes petites, pour éprouver les superpositions des pages. Ensuite, si le projet est satisfaisant, je fais les fichiers vectoriels avec les tracés de découpes pour l’imprimeur. Je travaille avec le même éditeur – Guillaume Griffon des éditions L’Agrume – qui a l’habitude des albums animés et arrive à imaginer un livre à partir d’une petite maquette moche. Il saura me proposer un type de reliure et une fabrication particulière si besoin. Les contraintes techniques liées à la fabrication, comme la solidité de l’objet, son coût ou son épaisseur pour sa place en librairie, entrent aussi en ligne de compte.

Recherches pour l’album J’irai voir (éditions L’Agrume, 2019) © Strasbourg Eurométropole – Centre de l’illustration

Outre les contraintes matérielles, l’âge du lectorat est évidemment a prendre en compte. Quels avantages et contraintes voyez-vous à vous adresser à des tout-petits ? Est-ce un lectorat qui demande une attention particulière ?

Les lecteurs m’intéressent de plus en plus, surtout le double lectorat, puisqu’un album est souvent partagé entre un adulte et un enfant. Ces échanges là et cette expérience partagée m’intéressent particulièrement. Des albums identifiés comme étant pour de jeunes enfants peuvent avoir un public plus large, je pense aux albums sans texte qui captivent certains enfants, peu importe leur âge. J’aime laisser de la place au lecteur, à ses interprétations et le mettre en position de découvreur.

Votre dernier album J’aime pas est une sorte de réponse à J’aime qui était paru 10 ans plus tôt. Pourquoi maintenant ?

En effet, mon album J’aime pas fait écho à J’aime, c’est un livre-anniversaire pour fêter ses 10 ans. Les rencontres et les ateliers ouvrent, pour chaque livre, des champs nouveaux (interprétations, idées, prolongements plastiques…), avec J’aime, nous avons fabriqué des tas d’imagiers de choses rondes. J’apprends beaucoup. Pour chaque livre, je cherche à expérimenter de nouvelles formes, mais l’idée de faire cet album-anniversaire m’amusait et mon éditeur était partant.

Pouvez-vous nous dire sur quels critères vous avez choisi les éléments nommés dans ces deux albums ?

Comme je m’adresse à de jeunes enfants, l’énumération parle du quotidien (la nourriture, le bain, l’environnement, les inquiétudes). Les contraintes techniques organisent aussi le propos. La succession des pages induit les couleurs des ronds, les trous s’appuyant sur les deux pages voisines (la suivante et la précédente) pour se colorer. Et puis, il me faut trouver deux idées pour une même découpe (recto et verso). On doit renoncer à des idées parce qu’elles ne trouvent pas leur place dans l’ensemble.

Proposer des albums découpés, par essence plus fragiles, à des tout-petits est un pari. A-t-il été difficile de trouver un éditeur pour ces projets ?

Au moment de la publication de J’aime et de J’irai voir, le livre pour bébé était en pleine expansion, certains éditeurs étaient friands de ce type de projets. C’est mon éditeur qui m’a proposé de faire de J’aime un tout-carton. Pour J’irai voir, certaines pages, très petites, nous ont obligées à opter pour une autre fabrication.

J’irai voir, Emmanuelle Bastien, L’Agrume, 2019.

On propose souvent aux tout-petits des imagiers pour les aider à nommer ce qui les entoure. Nous avons trouvé que vos albums prenaient un parti différent en les invitant à donner leur avis, ouvrir le regard… ils invitent à un échange adulte-enfant qui n’est plus simplement de l’ordre du « je t’apprends quelque chose ». Est-ce que cet aspect était pensé dès le début de vos projets et pourquoi ?

Finalement les images de J’aime sont abstraites, en les nommant, les mots vont les révéler. Je dis, regarde ces points verts sont des petits pois. Parfois, je décale légèrement en désignant l’ensemble et plus seulement les ronds, comme « l’été » ou« le clafoutis », cela rend l’énumération moins monotone. Et puis, de petites polémiques ouvrent des discussions (« j’aime… le poivre » / « j’aime pas… les bonbons au miel »), car même à trois ans, on est tous différents. Lors de la conception, les choses sont plutôt instinctives et ludiques. Je comprends toujours mieux mes livres, ensuite, grâce aux enfants !

Vous avez été en résidence sur différents projets. Comment se réalisent-ils ?

À Tours avec Livre passerelle, j’ai mené des recherches sur un ensemble de livres pour bébés. Un projet passionnant. Il trouve, aujourd’hui, un prolongement avec la conception d’une exposition pour les tout-petits. Imaginer des espaces, des parcours, des objets-jeux au delà du livre, m’intéresse de plus en plus. Le projet développé à Troyes en 2023 est un album à manipuler où le lecteur à un rôle à jouer, il accompagne le personnage dans sa quête. Cette résidence m’a permis de beaucoup expérimenter et d’explorer de nouvelles pistes narratives, mais ce projet peine à trouver un éditeur. La résidence de création est un moment précieux qui permet de s’immerger complétement dans un projet sans être, sans cesse, interrompue par les multiples autres activités nécessaires à ce métier.

Vous avez conçu des expositions dans le cadre de différentes manifestations. Comment choisissez-vous et travaillez-vous avec les commanditaires ?

Exposer a toujours été délicat : certains de mes livres n’ont aucune image originale, d’autres des originaux minuscules, parfois noir et blanc. C’est pourquoi, je préfère imaginer mes expositions comme la possibilité de nouvelles créations, que ce soit en créant de nouvelles images (exposition « Bonhomme, le Chaperon et pluie et pluie ») ou bien en imaginant des jeux ou des objets à manipuler. L’espace de lecture, la place du livre et l’invitation à le partager sont aussi des aspects passionnants. Pour la restitution de ma résidence à Troyes (exposition « VIDE »), j’ai imaginé et conçu des objets-jeux avec Sylvain Moreau qui les a ensuite fabriqué pour qu’il soit fonctionnels et pérennes, mais ce n’est possible que s’il y a un budget dédié.

Pouvez-vous en dire plus sur votre prochaine publication ?

En ce moment, je travaille sur plusieurs projets. Un album avec une maison qui se déplie et une fillette qui observe et questionne ses grands-parents. La narration est portée par le texte, ce qui renouvèle mon approche texte-images. Un nouveau projet pour les petits est en cours, qui joue sur des images qui se transforment, comme souvent, mais là nous suivrons un personnage !

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Merci à Emmanuelle Bastien d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et d’avoir partagé les photos qui illustrent cet entretien !

Parallèlement, Liraloin et Lucie ont échangé sur ce duo d’albums pour le moins original.

Lucie : Je n’avais pas entendu parler de J’aime, le premier opus d’Emmanuelle Bastien avant de découvrir le communiqué de presse de L’Agrume au sujet de J’aime pas. C’est d’ailleurs toi qui a attiré mon attention sur ce titre. Te souviens-tu pourquoi ?

Liraloin : Oui tout à fait. J’ai fait l’acquisition de J’irais voir publié en 2019 pour le fonds de la médiathèque dans laquelle je travaille. J’apprécie cet album pour son découpage, il fonctionne très bien d’ailleurs. C’est tout naturellement que j’ai accepté la proposition des éditions l’Agrume.

Lucie : J’ai trouvé ces titres très graphiques avec leurs pages en monochrome et les trous, je ne suis pas étonnée qu’ils t’aient tapé dans l’œil. Quel(s) autre(s) parti pris t’ont plu ?

Liraloin : Tu commences à connaître mes goûts en matière de littérature en direction du tout-petit. Ce qui est intéressant ici c’est l’exploitation de l’imaginaire qui fonctionne chez le très jeune enfant. A travers la disposition des trous et selon leurs grosseurs, la couleur va compléter la fonction que l’on veut donner au mot. C’est super intelligent. Pour répondre à ta question je dirais que ce qui me plait c’est comment les pages se répondent jusqu’à la chute.

Lucie : J’ajouterais que c’est aussi une invitation à partager ses goûts. Cet album permet à l’adulte de questionner le tout petit : “et toi, est-ce que tu aimes le shampoing ?” Comme nous le faisions remarquer à Emmanuelle Bastien, ça me semble d’autant plus intéressant qu’à cet âge-là on est beaucoup dans les imagiers qui, même quand ils sont bien faits, peuvent être pris comme un support pour travailler le vocabulaire. Ici on est plus dans l’échange, le dialogue, la lecture-plaisir.

Liraloin : Qu’est-ce que tu as le plus aimé dans cet album, qui est aussi valable pour le premier opus J’aime ?

Lucie : Sur le fond j’ai aimé cette invitation à l’échange, sur la forme j’ai admiré la conception avec l’enchaînement des couleurs en lien avec les éléments. Très bien pensé ! Et toi ?

Liraloin : Ce que j’apprécie le plus c’est cet enchaînement naturel qui s’ouvre et invite le tout-petit à observer une notion qui peut paraître abstraite au premier abord. Emmanuelle Bastien en parle très bien. Mais, au contraire, l’abstrait, comme tu le dis plus haut, invite au dialogue et à l’échange. Est-ce que tu as eu l’occasion de découvrir les autres titres de cette autrice ?

Lucie : Je n’ai pas encore pu lire les albums illustrés avec des tampons mais je vais tenter d’y remédier car Emmanuelle Bastien a attisé ma curiosité. Cependant, après la lecture de ces deux titres je me suis procuré J’irai voir. Tu as raison, il fonctionne très bien et m’a beaucoup plu. J’ai adoré la succession des paysages et l’invitation au voyage, pas si fréquente dans les albums à destination des tout-petits. Les découpes sont extra.

Mais je me rends compte que les petits trous sont aussi très adaptés pour les petites mains. Le toucher est un sens vraiment important à cet âge là et je ne doute pas que les enfants apprécient de sentir ces creux. D’ailleurs j’adore l’idée d’en faire des grands panneaux que les enfants peuvent explorer. As-tu eu l’occasion de vérifier ce sentiment lors d’animations avec des petits ?

Liraloin : Oui, j’ai eu l’occasion de lire ce titre lors d’une animation. Les bébés et leurs accompagnantes ont très bien réagi. Plus tard, les assistantes maternelles m’ont fait un bon retour sur ce titre si original. Sinon j’ai l’occasion de lire des livres dont la particularité est le toucher et c’est surprenant comme les enfants sont dans la répétition et cela même dans la lecture. Lors de mes diverses animations en direction des 0-3 ans que ce soit en crèche ou à la médiathèque je me fais toujours un malin-grand plaisir à lire des ouvrages qui leur donnent envie de toucher. J’aime lire et faire toucher les livres du coffret des “Pré-livres” de Bruno Munari qui est un des premiers auteurs-illustrateurs à avoir créé des ouvrages dans ce sens tout comme j’aime leur montrer les livres de Komagata “little-eyes”. D’ailleurs Lucie Félix fait souvent référence à ces deux auteurs lorsqu’elle parle de ses créations. “Coucou” de Lucie Félix fonctionne très bien car ce genre de livre stimule non seulement le toucher mais aussi invite au jeu, à la devinette. Lorsque je lis “Coucou” par exemple, je le déplie autour du bébé par terre qui rampe ou non, je touche les matières et l’enfant même tout petit (6 mois…) va faire de même, il est dans l’imitation. La transparence invite à jouer à “caché-coucou”, c’est très drôle à faire ! J’ajouterais aussi, dans le cas du livre d’Emmanuelle Bastien, la couleur tient une place importante. Lorsqu’elle fait référence aux noyaux de cerise en employant ce rouge si délicieux ou encore les yeux ronds du chien du voisin qui va faire réfléchir l’enfant…

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Merci à Emmanuelle Bastien et aux éditions l’Agrume. Nous espérons que cet article vous donnera envie de dévaliser vos librairies et médiathèques préférées afin d’y dénicher tous ces livres indispensables à l’éveil de nos tout-petits !

Nos coups de coeur de février

Comment ça le printemps ne pointe pas encore le bout de son nez ? La pluie nous rend marteau heureusement que la lecture adoucit notre quotidien. Voici des livres aimés pour mieux vous conseiller !

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Pour Liraloin, c’est une lecture à voix haute qu’il faut retenir ce mois-ci, un texte mis en scène par des illustrations qui montrent encore une fois toute l’originalité de cette maison d’édition qu’est le Rouergue.

Droméo et Chuliette de Marcus Malte et Henri Meunier, Le Rouergue, 2025

Ces deux-là ne sont pas faits pour se rencontrer. Quel point commun peut-on trouver entre Droméo, pianiste né au (bon) endroit où les palissades protègent (sans doute) des autres (mal intentionnés ?) et Chuliette née au (mauvais) endroit vivant dans une tour, jouant des heures à Fornite (faut bien tuer ce temps) ? Est-il si énorme ce point d’interrogation, chère spectatrice, cher spectateur : quel point commun ? L’Amour bien sûr, celui qui ne fait aucune différence entre le thé chaud et la citronnade. L’Amour, celui qui n’a pas de (frontière) tout comme ce bon vieux bus 53 traversant côté cour et côté jardin.

Suivre l’écriture en vers de Marcus Malte c’est déclamer à voix haute cette histoire où la tragédie n’est que toile de fond.

« Mes pensées sont amères

La faute à Dromadaire

Mon cœur dans un étau

C’est la faute à Chameau »

On veut y croire à cet amour, cette vie sans Droméo et Chuliette ne peut exister sans la pincée d’espoir qui est semée tout le long de cette histoire. De son dessin minimaliste, Henri Meunier entre dans le secret du cœur de nos deux jeunes héros, donne des indications scéniques sur cet amour (contrarié), allège nos peurs et nous rend optimiste face aux obstacles.

La chronique de Séverine ICI et celle de Lucie .

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Pour Séverine, l’un des gros coups de cœur du mois de février, c’est le dernier recueil de poésie de Carl Norac, illustré par la grande Anne Brouillard. Ces deux géants de la littérature jeunesse avaient un poème à lui dire, elle les a écoutés attentivement. Et leur poème, tour à tour délicat, aérien, drôle, sensible, lumineux, lui a raconté l’enfance et ses possibles, l’enfance et sa générosité, l’enfance et son émerveillement. Il lui a aussi dit les arbres et la mer, la liberté de la mésange, le secret de la mangrove, la valse des jours et des saisons, la nécessité de prendre son temps pour grandir, il lui a chanté une berceuse pour s’endormir. Il n’a pas répondu pas à toutes ses questions mais il a libéré son imagination. Il lui a dit ni barrière ni frontière, ce sont des lames qui coupent les ailes des enfants (ou les pattes de l’araignée), il l’a invitée à la complicité, la solidarité, la tolérance et le respect, il a cultivé sa bonne humeur, sa joie et sa légèreté, en jouant avec les mots. Il lui a dit tant et tant, à découvrir. Oui, ce poème avait décidément de très beaux vers à lui offrir.

J’ai un poème à te dire, de Carl Norac, illustré par Anne Brouillard, L’école des loisirs, 2026

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Ce sont deux publications fort différentes de Flammarion qui ont tapé dans l’œil de Lucie ce mois-ci.

Alors qu’elle s’apprête à aller voir l’adaptation théâtrale de L’ennemi avec ses élèves, Lucie est tombée sur cet autre album dénonçant l’absurdité de la guerre. Avec son trait si reconnaissable, un humour décapant, des découpes mais sans aucun texte, Olivier Tallec met en scène deux ennemis que tout oppose… vraiment ?

Le parallèle entre le quotidien des deux soldats montre évidemment plus de points communs que de différences (et celles-ci sont très amusantes), et la chute est un sommet d’ironie. Indispensable !

Waterloo & Trafalgar, Olivier Tallec, Flammarion, 2012.

Son avis complet ICI.

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Lucie aime beaucoup la plume de Marie Pavlenko, mais elle a traîné à lire ce roman en raison de la mention de drames dans le résumé qui, associée à cette couverture rouge n’annonçait pas une lecture facile. Et la vie de Rita est en effet une succession de tragédies. Heureusement, ce roman choral est aussi porté par des personnages attachants et lumineux. Construit autour des témoignages des proches de cette jeune fille, il montre que l’on ne connaît jamais vraiment les gens et révèle progressivement l’ampleur des difficultés auxquelles Rita doit faire face au quotidien. Si elle regrette un peu le côté voyeur du suspens autour de la révélation, Lucie a beaucoup aimé suivre le cheminement des différents personnages.

Rita, Marie Pavlenko, Flammarion, 2023.

Son avis complet ICI, celui d’Helolitla.

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Héloïse (Helolitla) a craqué pour le dernier roman ado de Maëlle Desard, Infiltrée dans la Cupidon Squad. Un roman plein d’énergie et de surprises.

Au programme ? Des Cupidons, infiltrés parmi nous. Lorsque Rebecca découvre que sa meilleure amie est en une, sa vie bascule, et la voilà qui doit affronter tout un tas de situations rocambolesques.

Amour, humour, rebondissements et secrets bien gardés dans ce premier tome qui donne le sourire. C’est foufou, c’est drôle, pétillant, bref, Héloïse a fondu devant cette histoire et ses personnages attachants.

Sa chronique ICI.

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Côté albums, c’est Le fabuleux club de lecture du bus 65 qui a charmé Héloïse et ses enfants. Le pitch : une enfant qui prend le bus comme tous les jours… et y rencontre de surprenants lecteurs.

Héloïse a un faible pour les livres qui parlent de livres, et celui-ci l’a conquise tant pour ses douces illustrations que pour ses beaux messages. Ode à la lecture et au partage, à l’amitié, il propose une douce parenthèse, un peu magique et enchantée, dans la grisaille du quotidien.

Le fabuleux club de lecture du bus 65, de Céline Person, illustré par Sanoé. Ed. Kaleidoscope, Septembre 2025.

Sa chronique à retrouver ICI.

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Hélène pour sa part souhaitait vous présenter deux albums et un petit roman qui sont se sont particulièrement distingués dans ses lectures de février.

C’est tout d’abord Le jardin des fées de Georgia Buckthorn et Isabella Mazzanti qui lui a beaucoup plu puisqu’elle a un faible pour les histoires de fées et que celle-ci est particulièrement réussie grâce à ses illustrations très colorées mais surtout au récit.

Mimi rêve de rencontrer des fées et fait tout ce qu’elle peut pour rendre son jardin le plus accueillant possible. Sauf que ce qu’elle croit par-fait… Ne l’est pas toujours pour les fées. Elles se sentent mieux dans un jardin plus sauvage, où elles peuvent se faire des lits de feuilles et côtoyer les limaces… Une ode à la nature et à la liberté.

Le jardin des fées, de Georgia Buckthorn et Isabella Mazzanti, Editions Gauthier Languereau, février 2024

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Un second album trouvé par hasard à la bibliothèque est devenu un coup de coeur à la première lecture, il s’agit de Billie et la petite banshee.

Ce titre fait découvrir au lecteur la mythologie irlandaise et les créatures surnaturelles que sont les banshee et qui sont chargées d’annoncer aux humains l’imminence de leur mort. Pour Billie, la première personne qu’elle voit en sortant de son cocon est une petite fille, Rose, à laquelle elle va s’attacher… Et cette fois cela ne se passera pas exactement comme d’habitude. Une manière très poétique d’aborder la mort et les traditions qui y sont liées, et une plongée très plaisante dans les légendes irlandaises, un univers tout à fait à part.

Billie la petite banshee, Eoin Colfer et Steve McCarthy, Pastel, octobre 2025

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Enfin, un petit roman à destination des enfants de fin de primaire a retenu l’attention d’Hélène. Parue à partir de 2021, la série La vie de château a rencontré un certain succès et ce fut un plaisir d’en découvrir le premier tome.

Violette, dont les parents sont morts, doit aller vivre au château de Versailles chez Régis, un oncle dont elle n’a pas un très bon souvenir (elle le surnomme Régis-le-Puant, c’est vous dire !). Les relations sont effectivement très difficiles au début mais finalement, ces deux personnages que tout oppose s’aideront mutuellement. Une situation de départ tragique, une rencontre entre deux personnages que tout oppose, de l’humour malgré tout, bref les bases d’une série dont on a envie de suivre les personnages attachants !

la vie de château de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H’Limi, Ecole des loisirs, collection : Médium, 2021

Et vous, quels titres ont accompagné votre mois de février ?