Après les explorations du temps par Lucie et de l’élégance par Liraloin, l’expérimentation des amitiés et premières amours par Séverine, Blandine offre sa rime…
Quand arrivent les vacances d’été, Blandine ne souhaite que la détente ! Se laisser porter, emporter, par les envies (ou non) de sorties, par ses enfants, par les ami.e.s, par les envies de lectures, sans quasi rien prévoir, pour ne surtout pas avoir à courir après le temps, après des objectifs même s’ils sont de loisirs. Arrive ce qui doit arriver !
*** Plongée en PAL profonde ***
Et l’un des grands plaisirs de Blandine pendant l’été est d’aller explorer sa PAL (= Pile à Lire), celle qui accueille si généreusement ses « prochaines » lectures au fil de ses envies et qui attendent si patiemment leur moment !

Au fond de la mer, une vieille maman poisson s’apprête à raconter à ses 12000 enfants et petits-enfants l’histoire du Petit Poisson Noir. Ce dernier vivait heureux avec sa mère au creux d’un ruisseau. Ses journées se passaient à jouer, mais cette vie lui sembla un jour creuse et vide. Il réfléchissait et se questionnait, sur ce qui se trouvait au-delà de « son » monde et où finissait le ruisseau. Sa décision était prise, il lui fallait le découvrir.
Ce conte iranien est ici proposé dans un version bilingue et bellement illustrée. Son auteur, Samad Behrangui (1939-1968), anti-idéologue, antipatriarcal, anticlérical et militant de l’alphabetisme et de l’éducation, nous livre ici un récit d’émancipation vital. Sa publication fut interdite en Iran, mais heureusement non entravée ailleurs.
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C’est sans savoir que nous serions dans une année « Odyssée » (cf le film de Christopher Nolan sorti en salles le 15 juillet 2026) que Blandine a placé ce documentaire dans sa liste des « 26 livres à sortir en 2026 ». Mythes + Annelise Heurtier = Que du bon ! D’autant que c’est une autrice que nous apprécions particulièrement A l’Ombre du Grand Arbre, souvenez-vous 😉
Tel un programme de théâtre, Annelise Heurtier nous raconte donc 20 mythes qui ont donné lieu à des expressions (« la roue tourne », « être médusé », « le nombril du monde »), à des noms communs (un atlas, un dédale, un cerbère), etc. Chaque présentation est courte et toujours sous un angle narratif différent: déposition, théâtre, acrostiche, dialogue, interview… et prolongée par des ressources artistiques. C’est drôle, bien fait, instructif. A ne pas lire d’une traite cependant, pour éviter l’effet catalogue.
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Grâce à Edwige, une militante pour les sans-papiers » et la Comtesse qui les accueille en sa demeure, Khadim et sa maman Koumba peuvent quitter le centre d’accueil où ils logeaient depuis leur arrivée du Sénégal. Chez la Comtesse, chacun a son rôle et tous s’entraident, ce qui ne va parfois pas sans heurts, mais qui les enrichit tous humainement.
Elle fait appel à nos talents, à ce que nous savons faire, elle met à profit notre force humaine et notre volonté, elle fait en sorte que nous n’oubliions pas que nous avons notre place dans cette société, mais que nous devons la gagner.
Ce court roman de Gwladys Constant est toujours d’une triste actualité mais nous rappelle combien la fraternité, la solidarité, l’altérité, la générosité et même la candeur ne sont pas de vains mots.
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« On peut toujours faire quelque chose » : tel est le leitmotiv de ce livre composé de neuf nouvelles et autant d’adolescents, dont certains se retrouvent dans les récits des autres. Non, « ne rien lâcher » car tout peut encore advenir malgré la difficulté, malgré les apparences. Il s’agit d’amener une « rupture » pour que quelque chose survienne, pour qu’une autre image se forge. La force d’Hélène Vignal est de nous immerger instantanément auprès de ces ados, et de ces adultes, de nous donner à ressentir immédiatement leur situation, leur perspective et le changement possible. Et c’est fort !
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*** Découvertes en Lectures***
Lire, c’est découvrir : des émotions, des parcours de vies, des situations de vies, des cultures, d’autres manières de vivre, de penser, d’agir, c’est se confronter, se bousculer, se rassurer aussi.

Blandine en est persuadée: l’émerveillement n’est pas réservé à l’enfance, n’est pas naïf, n’est pas réducteur. Bien au contraire. L’émerveillement est à savourer et à entretenir tout au long de sa vie. Il permet d’accueillir, de se réjouir et de percevoir, des plus infimes aux plus grands évènements, de ne pas classer, classifier, ranger. Il est aussi naturel que spontané, aussi résistant que militant même. Il est acte de reconnaissance, de gratitude et apporte à qui le ressent et le partage, une énergie nouvelle, puissante et rayonnante.
Comme dans ses autres albums, Kobi Yamada n’use que de quelques mots par double page. Un dessin d’une grande tendresse et beauté délicate les accompagne pour nous les faire ressentir. Simplement magnifique.
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Blandine aime apprendre par les livres, découvertes à prolonger (ou pas) in situ ! Cet album grand format à la magnifique couverture nous invite à parcourir 16 villes du monde par le biais d’éléments culturels forts. Sur une double-page, soit le texte est intégré aux illustrations, soit l’une comporte les mots, l’autre les dessins. L’autrice et illustratrice a joué sur les formes et les symétries pour les agencer ca qui nous offre un formidable effet visuel. En plus dé découvrir donc… et de susciter des envies de voyages !
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C’est souvent ce qui se trouve le plus près de chez nous que l’on va voir le moins « en vrai ». Et cela faisait des années que Blandine ne s’était pas approchée de la Tour Eiffel qu’elle aime pourtant tellement admirer, notamment depuis la ligne de métro 6… A défaut de monter à nouveau ses marches, elle en a fait le tour, limitée par le mur en verre qui la ceint désormais, et a retrouvé avec bonheur les pages de cet album au format aussi allongé que la Tour Eiffel est haute.
« Je suis la Dame de Fer » : la narratrice de notre album, c’est Elle ! Elle se dévoile autant qu’elle raconte Gustave Eiffel, de son parcours à Paris, en France et à l’international, de sa fascination pour le métal et les défis, jusqu’à son idée, sa conception, sa construction. Et plus encore !
Les mots choisis de Sophie Adriansen, qui sont un régal à lire à voix haute grâce à ses sonorités rythmées et rimées, sont bellement accompagnés par les illustrations aux nuances de violets de Youlie, qui use de perspectives comme d’Art Nouveau. Cet album est un régal qui donne envie de voir et revoir La Dame de Fer !
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Alice Guy + Sandrine Beau + Blandine = Une grande histoire d’écriture / lecture / fascination. Ce roman en forme de journal intime n’est pas le premier que Sandrine Beau consacre à Alice Guy, première femme réalisatrice française, dont le nom a été sciemment et injustement effacé de l’Histoire et du cinéma. Vous devinez aisément pourquoi ! Son parcours est aussi fantastique et grandiose que triste. Avec ce roman, l’autrice va plus loin que dans ses précédents écrits (parus chez Belin Jeunesse), dans les thèmes comme dans la temporalité.
Le caractère et le parcours d’Alice Guy, de la France aux Etats-Unis, en passant par le Chili et la Suisse, sont passionnants. D’abord engagée comme sténodactylo au Comptoir de la photographie par Léon Gaumont, elle s’enthousiasme pour le cinématographe et lui prédit un avenir si on le conçoit comme un outil de divertissement. Ce qu’elle met en œuvre, en foisonnement d’idées, écritures de saynètes, mises en place et réalisation.
Une vie à découvrir et redécouvrir !
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***Lectures d’été***
Blandine aime accorder ses lectures à la saison. Et été rime avec mer et plage. Et soleil et glaces aussi. Avec évasion sensorielle par le chant de l’eau, le roulis des vagues, le chuintement de l’écume, les coquillages à ramasser et assembler pour du land art. Et bien sûr, la lecture les doigts de pied en éventail. Certes un peu cliché, mais tellement évocateur et bienfaisant !

Un album cartonné au jaspage bleu, petit format de poche à la couverture si évocatrice et c’est comme si on y était ! Tout s’y trouve: plage, glaces, raquettes, parasols, baleine, paquebot et sous-marin… Aussi mignon que tendre, aussi doux qu’immersif, un dessin aquarellé, les mots, aussi minimaliste que beau !
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Si la mer évoque l’été pour beaucoup, elle n’en reste pas moins présente et réelle toute l’année. Ces haïkus nous restitue son bord en toutes saisons et en différents lieux. De l’aube à son crépuscule, au nord comme au sud. Ses couleurs, ses éléments, ses changements nous sont restitués dans toute leur puissance et évanescence grâce à ces petits poèmes de trois vers et des illustrations colorées et collées.
Sous le soleil
Miettes de coquillages
La plage en robe de bal
Rivage d’automne
Jeu de mikado géant
Les grands bois flottés
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Une légende dit qu’en accolant son oreille à un coquillage, on peut en entendre le ressac des vagues. Voyage acoustique et immersif que vont vivre Mona et ses frères et sœurs qui n’ont pas la chance de partir en vacances cet été-là. Grâce à un coquillage offert par une vieille dame qui tient une boutique d’antiquités, ils vont vivre un été sensoriel fait de mots et de sensations marines.
La collection « Petite poche » des éditions Thierry Magnier regorge de petits trésors en textes courts et évocateurs aux thèmes aussi riches que variés. Celui-ci nous rappelle que tous n’ont pas la chance de partir en vacances, de vivre mille aventures et que pourtant, elles peuvent se dévoiler par le biais d’anodines circonstances. Une ode à la rencontre, à l’expérience commune et au partage !
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Et pour vous, avec quoi rime le mot « Vacances » ?
Pour Hélène, qui signera le billet d’été prochain, il rime avec « confidences ». Intriguant !



















































